Almanach des Muses: 1765-

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Claude Sixte Sautreau de Marsy, Vigée (M., Louis-Jean-Baptiste-Étienne), Marie Justin Gensoul
Delalain, 1808 - French poetry
 

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Page 195 - II vomit des torrents de feux; Mais, en l'attaquant, nos Alcides Bravent tous les traits homicides, Que ses cent bras lancent sur eux. De toute part, pour sa défense, La mer enfante des vaisseaux; Et tels qu'une forêt immense, Leurs mâts s'élèvent sur les eaux. Byng combat; il cède, il soupire, Et des mers nous laissant l'empire, Dans Albion fuit en courroux. Richelieu, le fort, presque en poudre, Se soumet et suspend ta foudre : C'en est fait, Minorque est à nous. Par des louanges immortelles...
Page 135 - Ne se connaît à rien , et veut juger de tout, Ne ris-tu pas de voir, par sa folle grimace, Un singe de Momus charmer la populace? La Fontaine a dit vrai : le Ciel fit pour les sots Tous les méchans diseurs d'insipides bons mots.
Page 194 - Sous les auspices de mon roi; II enchaînera la fortune Sur les campagnes de Neptune Comme aux plaines de Fontenoi. Un peuple inquiet et parjure Se rit des traités les plus saints; A travers son intrigue obscure, On voit l'orgueil de ses desseins : Peuple fier, du sein de tes ondes, Tu prétends régir les deux mondes, Et seul dominer sur les mers. Dragon superbe, la tempête Bientôt écrasera ta tête, Que couronnent les flots amers. Tu n'as point appris à connoître, Dès longtemps, quels sont...
Page 12 - Voici sur ce sujet (oh! vous pouvez m'en croire) Un fait qui n'est pas inventé : Depuis long-temps j'en sais l'histoire ; Abufar, sous sa tente , un soir me l'a conté : Une jeune Persane, au cœur plein de franchise, Aux yeux bleus, au front pur, par malheur fut éprise D'un jeune et beau Persan peu fait pour s'enflammer. Qui l'eût dit ? Tant d'amour ne la fit point aimer. Son ingrat , né pour plaire, ignorait la tendresse. Aux beautés d'Ispahan , dans sa frivole ivresse , II portait par orgueil...
Page 13 - Tout se tait, tout est mort, tout. Les tombeaux n'ont pas Ce silence effrayant. Une affreuse étendue ; Point de sol et point d'air, un soleil qui vous tue ; Pas une feuille qui remue; Pas un seul oiseau dans les airs; Du sable , encor du sable , et toujours des déserts. Déjà l'ardente soif consumait Almazelle , Quand, suivant une douce et légère gazelle, Elle arrive à la source où s'allait à l'instant Abreuver du désert ce paisible habitant. L'herbe y croissait , dit-on , fine , épaisse...
Page 16 - Nous briguons tes faveurs , nous cherchons tes orages; Tu nous plais sur tous les rivages ; Tu nous défais du temps , de nous, de notre ennui ; Ton charme est tout-puissant, tout est heureux par lui, Les rois et les bergers, les fous comme les sages. Tu couvres le présent de tes plus tendres gages; Tu fais par ta magie avancer l'avenir.
Page 266 - Depuis ce jour, tourment de ma mémoire, Nul doux soleil sur ma tête n'a lui; Mort au plaisir, insensible à la gloire, Dans le désert je traîne un long ennui. Cette Arabie, autrefois tant aimée, N'est plus pour moi qu'un immense tombeau ; On me voit fuir le sentier du chameau, L'arbre d'encens et la plaine embaumée.
Page 206 - Toute l'engeance est fausse et triste. Soupçonneuse , avare , égoïste : Ils sont tous ingrats par surcroît. Leur cœur glacé, leur crâne étroit De pauvre et petite mesure ; C'est dans le même cul-de-sac Que les a logés la nature . Qui leur fit un bon estomac Pour bien digérer une injure. La bague est de riche monture : Bêtise est le gros diamant; Mais , ma foi , l'accompagnement Est cent fois plus gros , je vous jure.
Page 104 - L'extrait pur des herbes nouvelles , » Aidant ses forces naturelles , • Pourront me sauver mon époux? > 0 sexe fait pour la tendresse ! La douleur vous vend nos enfans , Vous veillez sur nos pas naissans ; De VOUS l'homme a besoin sans cesse Par VOUS nous vivons au berceau ; Par vous nous marchons au tombeau...
Page 195 - En vain tu voudrais l'arrêter : Elle va , malgré mille obstacles , Y préluder par des miracles, Aux coups qu'elle doit te porter. Quel est ce roc inaccessible Pareil aux antiques géans , Qui presse de son poids horrible Le séjour des mânes tremblans?

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