Revue du XIXe siècle, Volume 11

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Page 256 - Pourquoi les ouvrages de la nature sont-ils si parfaits? c'est que chaque ouvrage est un tout, et qu'elle travaille sur un plan éternel dont elle ne s'écarte jamais; elle prépare en silence les germes de ses productions; elle ébauche par un acte unique la forme primitive de tout être vivant f elle la développe, elle la perfectionne par un mouvement continu et dans un temps prescrit.
Page 396 - Lis donc et relis premièrement (ô Poète futur), feuillette de main nocturne et journelle les exemplaires Grecs et Latins ; puis me laisse toutes ces vieilles poésies Françaises aux Jeux Floraux de Toulouse et au Puy de Rouen : comme rondeaux, ballades, virelais, chants royaux, chansons et autres telles épiceries, qui corrompent le goût de notre Langue, et ne servent sinon à porter témoignage de notre ignorance.
Page 264 - J'espère donc qu'il ne sera pas question de le mettre à l'index *, et, en vérité, j'ai tout fait pour ne pas le mériter et pour éviter les tracasseries théologiques, que je crains beaucoup plus que les critiques des physiciens ou des géomètres.
Page 256 - Sens était aussi un grand homme, et qu'enfin tous les Quarante étaient de grands hommes ; cet homme célèbre, dédaignant les éloges fades et pesants qui font ordinairement le sujet de ces sortes de discours, a jugé à propos de traiter une matière digne de sa plume et digne de l'Académie. Ce sont des idées sur le style ; et l'on a dit, à ce sujet, que l'Académie, avait pris un maître à écrire. On pourrait ajouter, après avoir lu la réponse de M. de Moncrif, qu'elle a bien fait et...
Page 38 - Babuti. Elle occupait une petite boutique de libraire sur le quai des Augustins; poupine, blanche et droite comme le lis , vermeille comme la rose. J'entrais avec cet air vif, ardent et fou que j'avais ; et je lui disais : Mademoiselle, les Contes de La Fontaine, un Pétrone, s'il vous plaît. — Monsieur, les voilà; ne vous faut-il point d'autres livres? — Pardonnez-moi, mademoiselle; mais.... — Dites toujours. — La Religieuse en chemise. — Fi donc!
Page 264 - Tel fruit, tel arbre, pour bien faire. C'est dommage, Garo, que tu n'es point entré Au conseil de Celui que prêche ton curé ; Tout en eût été mieux : car pourquoi, par exemple. Le gland, qui n'est pas gros comme mon petit doigt, Ne pend-il pas en cet endroit ? Dieu s'est mépris : plus je contemple Ces fruits ainsi placés, plus il semble à Garo Que l'on a fait un quiproquo.
Page 254 - Tuffières, qui, au lieu de nommer simplement le cheval dit : La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite, est celle de ce fier et fougueux animal, etc., que ne dit-il le cheval?
Page 300 - Pianto, destiné à peindre le voyage du poële en Italie, est d'une couleur comparativement sereine, et le tonnerre qui s'éloigne n'y gronde plus que par roulements sourds. Lazare décrit les souffrances...
Page 309 - S'il est un homme tourmenté par la maudite ambition de mettre tout un livre dans une page, toute une page dans une phrase, et cette phrase dans un mot , c'est moi...
Page 300 - ... près de la prose et se relevant comme un oiseau d'un rapide coup d'aile, son rire trempé de larmes, son scepticisme si frais, si candide et si attendri encore dans ses' blasphèmes et ses désespérances, devaient séduire et séduisirent en effet la jeunesse.

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