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portant plusieurs faits & des plaintes, comme si le sousigné auroit manqué de respect envers le caractère dudit Ministre de la Majesté, & violé le droit des gens, ainsi qu'il paroit par ledit Factum ci joint fub

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Num:1.

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Et comme la Majesté Tres Chérienne par la seule relation de Mr. Menager, a trouvé bon, d'envoier ses ordres pour faire demander le rappel du souligné, ou qu'a moins de cela , elle vouloit suspendre toute negotiation sur la Paix ainli qu'il paroit par l'Ecrit ci joint sub Num: 2.

Le souligné a cru 'de son devoir de fe -rendre ici, pour remontrer tres humblement à V. H.P. que pour une partie il ne convient

pas

des faits & plaintes allegués par ledit "Plenipotentiaire, & quand on youdra examiner l'affaire à la rigueur, on trouvera , que

c'est plus tôt Monsr. Menager, que non pas le Souligné, qui auroit violé le droit des gens, & contrevenu au reglement établi pour l'ouverture & la methode des Conferences à Utrecht, & aux loix pour conserver le repos publicq, & -les maximes generalement reçûes, puis que c'est

par les Domestiques de Monfieur Menager, que la quérelle a été entamée,

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& qu'il a protegé fes Domestiques qui avoient fait uncinsulte notoire à deux differentes reprises , premierement a un, & après à deux des Plenipotentiaires de V. H.P. par consequent, que les plaintes de Monst. Menager font mal fondées, &

que par là il a donné lieu à la Cour de

prendre une telle resolution, & a former des pretencions qui paroissent au sousigné bien dures à son égard.

Pour prouver la posicion ci dessus, le Souligné croit necessaire de donner à V. H. P. une information claire & distincte des faits en question, afin qu'étant pleincment éclaircies sur le fait, elles puissent juger de la raison, & du tort, & y prendre une resolution convenable.

Pour garder cet ordre, V.H.P.auront la bonté de remarquer, qu'il y a deux sortes de faits qui se sont passés.

Les uns regardent Monsr. de Moermont & le Souligné ensemble , & les autres regardent le Souligné en particulier.

Ces deux faits differens sont contenus dans la narration du fait ci joint sub No.3. & la suite sub No. 4. averé par les attestations du Sr. Rumpf Secretaire des Plenipo tentiaires de l'Etat, par celles de l'Ama.

nuenfis

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nuensis van Riel, & parle reglement établi pour l'ouverture & la methode des Conferences à Utrecht Art. 8. portant fi quelque Domestique de Plenipotentiaire faisoit infulte , ou querelle a quelque Domestique d'un Autre Plenipotentiaire, l'agresseur sera aussi-tôt

N.B.Van Rielé. remis au pouvoir du Maitant al Armée, c'est tre de celui qui aura été la raison que son at

attaqué ox insulté, Gil testation n'a pu être

en fera justice comme il jointe ici, mais si l'on

le jugera à propos, com

me tout ceci se peut pretendoit de contester ce qui eft aller voir sub Litt. A.B.C.

D. & E. & ce qui, à gué par les Attestations du Sr. Rumpf,

l'égard de l'essentiel,

aussi être nie on se fait fort de produire toujours celle par le Gentilhomme

même de Monsr. Mede pan Riel.

nager. Les seconds faits étant passez au mail, regardent le sousigné en particulier & font contenus tant dans la narration du fait sur dit fub Num. 4.

Que dans les remarques ou la contredeclaration faite par le souligné à la marge du Factum de Mr. Menager ci joint sub

A l'égard de la difference desquels seTon, II,

M

conds

ne peut

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Num. 5.

conds Faits, comme ils sont couchez dans lesdites remarques ou contre declaration fub Num. s. l'on s'en rapporte a la con noissance de Messieurs de Randwyk & Buys, qui depuis le commencement jufques à fin y ont été presents.

Si bien que V.H.P.voiront clairement par la narration du fait fub Num. 3. & 4. & par les remarques ou contre-declaration mise à la marge dudit Factum fub Num. 5.& par les autres Pieces justificatoires, qu'à l'égard des faits dans l'affaire en question, il y en a quelques uns, qui se sont passés autrement, que ne porte le Factum de Monsr. Menager.

Cependant les susdits faits, comme ils sont exposé maintenant, doivent encore avoir été rectifiez, car dans le commencement plusieurs personnes ont dit au Sousigné, que Monfr. Menager le vouloit encore foudroier d'avantage , en foutenant qu'il auroit parlé mal de la personne & de l'authorité Royale, & qu'il pretendoit verifier cette acufation par le témoignage du Sr. de Villiers, qui l'auroit entendu, mais comme j'ai nié ce fait , & qucj'ay dit à plufieurs personnes, que li ledit de Villiers ditoit cela, il ne disoit point la verité, que

même

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même il avoit été trop éloigné pour avoir pu entendre notre conversation, & comme on m'a dit aussi du depuis, que Mefsieurs de Randwyk & Buys ont dit à Messieurs les Plenipotentiaires de Sa Majesté la Reine de la Grande Bretagne, qu'ils ne l'avoient pas entendu, comme Monsr. vander Dussen, ( avec lequel ledit de Viliers se promenoit alors ) a dit aussi, qu'ils avoient été trop éloignez pour que ledit Villiers l'eut pu entendre, ainsi Monsr. Menager a bien voulu le raviserà cet égard dans les plaintes.

Par la narration du fait fulmentioné fub No. 3. & la suite sub No.4. par les remarques on contre-declaration faite à la marge du Factum de Montr. Menager, fub Nun. 5. & par les documents juttificatoires y joints sub Litteris A. B. C. D, E. Vos Hautes Puissances seront pleinement informées du fait en question, & pourront être convaincues, que, bien loin

que

Monsr. Menager fut en droit d'accuser le souligné d'avoir violé le droit des gens, & d'en demander reparation, ce seroit à luy d'en faire autant , même le sousigné ose le persuader de l'equité de la Majcité Tres-Chiêcienne, qu'en cas Elle eut eu toutes ces informa

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tions,

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