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Chapé arrondi d'argent et de couleur tannée, ce dernier terminé en croix, accompagné de trois étoiles de l'un en l'autre, deur en chef et une en pointe, l'écu timbré d'une couronne ducale d'où sort un bras vêtu d'une étoffe tannée, ayant en main une épée flamboyante i laquelle est attachée une banderolle portant cette devise : Zelo zelatus sum pro Domino Deo exercituum, la couronne surmontée de douze étoiles d'or disposées de manière à la fermer'.

« D'après les auteurs espagnols, ces armoiriesse composent du Mont Carmel, où l'Ordre prit naissance. Les trois étoiles qui l'accompagnent figurent les trois époques principales de son histoire : la première, qui paraît placée dans une grotte de la montagne, rappelle l'époque prophétique; cette époque s'étend depuis Élie, qui fonda l'Ordre dans une caverne, jusqu'à saint Jean-Baptiste; la deuxième étoile signifie le second état de la religion, qui s'étend depuis saint Jean-Baptiste jusqu'au premier général latin appelé Berthold; enfin le troisième représente le troisième état de l'Ordre depuis Berthold jusqu'a la fin du monde. La Croix, qui surmonte la montagne depuis la fin du xvio siècle, y a été ajoutée comme signe distinctif des Carmes et Carmélites déchaussés, qui ont de plus adopté pour cimier, en souvenir spécial du prophète Elie, le bras avec l'épée flamboyante et la légende : Zelo zelatus sum pro Domino Deo exercituum (Je brule de zèle pour le Seigneur Dieu des armées. III Reg. xix, 10). Enfin les douze étoiles de la couronne représentent l'attribut de Notre Dame la Vierge Marie, que saint Jean vit sous la figure d'une femme ayant le soleil pour vêtement et douze étoiles pour couronne (Apocalypse. ch. XII). Elles signifient aussi les douze points de la Régle, qui sont : obéissance, chasteté, pauvreté, recueillement, oraison mentale, office divin, chapitre, abstinence de viande, travail manuel, silence, humilité et surérogation.» (Le Père Brocard de Sainte-Thérèse, Recueil d'instructions sur la dévotion au Saint Scapulaire de Notre-Dime du Mont-Carmel, pages 181 et 182.)

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PORTRAIT DE SAINTE-THÉRÈSE

D'APRÈSTE PÈRE RIBERA

Son visage était rond, plein, très bien proportionné. La teint, blanc et vermeil, s'enflammait quand elle était en oraison et lui donnait une beauté ravissante. La figure était limpide et paisible. Ses cheveux étaient noirs et naturellement crêpés; son front large, uni et fort beau; les sourcils grands, châtains, bien fournis et peu arqués; ses yeux étaient noirs. ronds, de grandeur ordinaire et légèrement saillants, mais admirablement disposés, vifs et gracieux : quand elle souriait, le sourire et l'allégresse s'y peignaient et se communiquaient à tous; ils respiraient la gravité quand elle voulait se montrer grave; son nez était petit, peu élevé vers le milieu, rond par le bout et un peu incliné vers le bas; ses narines en arcade et petites; sa bouche moyenne; la lèvre superieure était déliée et droite, la levre inférieure grosse et un peu pendante, gracieuse et de bon coloris; ses dents étaient fort belles; son menton bien fait; les oreilles ni petites ni grandes; le cou large et peu élevé, mais légèrement porté en avant; les mains petites et très belles; elle avait, au côté gauche de son visage, trois petits signes qui lui donnaient beaucoup de grâce : le premier plus bas que la moitié du nez, le second entre le nez et la bouche, et le troisième au-dessous de la bouche. Elle était d'une taille avantageuse; belle dans sa jeunesse, elle paraissait encore fort bien dans un âge avancé. Sa démarche était pleine de dignité et de grâce; elle était si aimable, si paisible que tous ceux qui la voyaient en étaient enchantés. (Traduction du P. BROCARD de Sainte-Thérèse.)

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D'après la figure en cire conservee dans le monastere des Carmelites

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Fon latrice du noenstre de Notre-Dame de is Com' assic

D'après une peinture conservee dans le monastère des Carmelites de Lyon

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