Revue des deux mondes, Volume 53

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François Buloz, Charles Buloz, Ferdinand Brunetière, Francis Charmes, René Doumic, André Chaumeix
Au bureau de la Revue des deux mondes., 1909 - France
 

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Popular passages

Page 249 - Son crédit diminuera, on le détestera, on dira qu'il n'est pas bon à la besogne, l'enthousiasme se refroidira, il se retirera ou on le renverra, et on reviendra une bonne fois de l'erreur d'avoir voulu donner une place telle que la sienne, dans une monarchie telle que la vôtre, à un homme très vertueux et très philosophe.
Page 251 - Votre Majesté se souviendra que c'est sur la foi de ses promesses que je me charge d'un fardeau peut-être au-dessus de mes forces, que c'est à elle personnellement, à l'homme honnête, à l'homme juste et bon, plutôt qu'au roi, que je m'abandonne.
Page 768 - D'autres amis, en sens inverse, notamment Condorcet, l'exhortaient à agir et lui poussaient l'épée aux reins, s'indignant de bonne foi qu'il fût depuis seize mois ministre et qu'il n'eût pas encore tout détruit et tout rénové. Il fallait résister à ces courants contraires.
Page 544 - C'est une chose prodigieuse dans le caractère français de se laisser emporter aux mauvaises suggestions et de revenir tout de suite au bien. Il est bien sûr qu'en voyant des gens qui dans le malheur nous traitent aussi bien, nous sommes encore plus obligés de travailler à leur bonheur. Le roi m'a paru pénétré de cette vérité ; pour moi, je sais bien que je n'oublierai de ma vie (dût-elle durer cent ans) la journée du sacre.
Page 544 - Dans le compliment que je fis à la reine, sur l'éloignement d'un homme aussi dangereux pour elle, jelui fis envisager qu'il ne fallait regarder cet événement que comme un premier pas vers le crédit ; que, pour le constater et le rendre invariable , il était nécessaire de faire des ministres sur lesquels elle pût compter, et je l'avertis qu'il se présentait une occasion qu'il ne fallait pas laisser échapper ; que j'étais certain qu'enfin M.
Page 250 - II faut , SIRE , vous armer contre votre bonté de votre bonté même; considérer d'où vous vient cet argent que vous pouvez distribuer à vos Courtisans , et comparer la misère de ceux auxquels on est quelquefois obligé de l'arracher par les exécutions les plus rigoureuses, à la situation des personnes qui ont le plus de titres pour obtenir vos libéralités.
Page 113 - Il eût été impossible alors que je traînasse une vie ridicule. Mon mariage n'eût pas eu lieu; et même à toute époque j'eusse pu changer les choses. J'eusse été, je suppose, en Egypte, et là, à moins que je n'eusse été intime avec le général en chef, autrement (sic) je me fusse jeté parmi les Arabes, dans le Saïd.
Page 172 - Sur le (rapport de notre ministre secrétaire d'État de la Marine et des Colonies. Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit : ARTICLE PREMIER.
Page 122 - On y trouvera des contradictions, du moins ce qu'on nomme souvent ainsi. Mais pourquoi serait-on choqué de voir, dans des matières incertaines, le pour et le contre dits par le même homme? Puisqu'il faut qu'on les réunisse pour s'en approprier le sentiment, pour peser, décider, choisir, n'est-ce pas une même chose qu'ils soient dans un seul livre ou dans des livres différens?
Page 138 - L'air qui nous porte a fait de nous des êtres qui lui ressemblent, des êtres muets, joyeux et fous, grisés par cette envolée prodigieuse, étrangement alertes, bien qu'immobiles. On ne sent plus la chair, on ne sent plus palpiter le cœur, on est devenu quelque chose d'inexprimable, des oiseaux qui n'ont pas même la peine de battre de l'aile. « Tout souvenir a disparu de nos âmes, tout souci a quitté nos pensées, nous n'avons plus de regrets, de projets ni d'espérances. Nous regardons,...

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