Page images
PDF
EPUB

le saint of theureux voyage le mie rovaie. Mas l'aquietude et l'aptation s'augmenterent peu meu, lorsqu on vit que, retenue pares vents contrures. l'escadre ne sortait pas du port.

Entin, le 10, le mit a la voile. tenement à propos, que la meme mit, à dix neures, les Franc aš irriverent a bocaven, petit bourg deux leues de Lisbonne Junot des son arrivee Abrantes, avait donne une nouzele forne l'avant-gardie de son armee en desarch at herche a vaincre les obstacles que les de buriemens in Cerere opposaient a ce qu'on jekak un pont piir passer cette riviere. Avant mème

les inge mieurs essent pu achever leur ouvrage, alla ht traverser sur des barques a une partie de ses troupes, of hata le toms ses soins leur marche en avant. Le pays offrut maintenant plus de ressources; mais, malgre la fertilio de la rumpagne, malgré l'abondance de vivres que fournissait Santarem et l'amelioration introcute dans la disa pline de l'armee, le nombre de soldats qui postquent en arrière était si grand que les deliciousas maisons de plaisance des bords du Tage et has solitaros metaires dus alentours furent saccagees et pilloos par los trunaris, comme l'avait été precedemment le pays qui s'étend entre Abrantes et la frontière espagnole.

La matinée du 50 arriva onin, et Lisbonne vit entage dans ses murs l'olisunger, qui venait d'envahir le povs. Ce fut un jour de deud et de desolation pour ce peuple portugais qui, depuis tant d'annces, avait l'habetude do fetor of de celebrer ce même jour,.comme ky vedle do golin où Punto Ribeiro et ses amis avaient choco los Papagnols of proclame le nouveau règne de le maroon do Brengance epoque glorieuse sans doute pour le Portugal, mais non moris malheureuse pour In o lix prosperity dex poupies peninsulaires. Jedok w prowicy agiu de troupes amaigries et harus

sées, sans artillerie, manquant presque de tout; les marches forcées les avaient réduites au plus triste état de délabrement, et elles devaient certainementdonner une idée peu avantageuse des redoutables légions de Napoléon. La nature elle-même sembla vouloir, par un léger tremblement de terre, prendre sa part d'un événement aussi grave. Emporté par son imagination fougueuse, Junot, s'emparant de cet incident, rendait compte de son expédition d'un ton empreint d'une superstition païenne. « Les dieux, écrivait-il au mi«nistre Clarke, se déclarent en notre faveur: un « tremblement de terre le prophétise, en attestant « leur toute-puissance, sans nous avoir fait aucun

mal. » C'est avec plus de raison qu'il aurait pu considérer ce phénomène comme le funeste présage des maux qui menaçaient les auteurs de l'injuste agression commise sur un état indépendant..

Junot conserva pour le moment la régence qu'avait nommée le prince avant de s'embarquer; seulement il lui adjoignit le Français Hermann. Sans compter beaucoup sur le concours de ce pouvoir national, il résolut, de son autorité privée, d'imposer au commerce de Lisbonne un emprunt forcé de 2,000,000 de cruzades, et de confisquer toutes les marchandises anglaises, même celles qui étaient considérées comme propriétés portugaises. Le cardinal-patriarche de Lisbonne, l'inquisiteur-général et d'autres prélats publièrent et répandirent, en forme de circulaires, des pastorales prêchant la soumission et l'obéissance au nouveau gouvernement: exhortations toujours répréhensibles, quand bien même elles fussent dues aux menées et aux instigations de Junot. Le peuple, déjà agité, donna des marques prononcées de son mécontentement, lorsque, le 13, il vit arborer à l'arsenal le pavillon étranger au lieu du portugais. La pompeuse et brillante revue qui eut lieu, deux jours après, sur la

in lor.o, ɔm.ssa i jont a Jatience, le generał sa seť vmercia publiquement les troupes au nom emnerear, et en neme temns on it dotter sur

dean, et sier de vingt-cing coups de canon praetes, jar fons es forts, e trapeau neais. Un auenure inversei ameiilit ces demonstrations de levinger, et ine termbie explosion es urut suivies, slelut rouve in aomme issez audacieux pour se mettre à a tete de cette multitude passionnee. La presence de la force armee contint cependant les Pets te nitignation qui se peignait sur tous les quages, walement, vers le soir, ie neupie s'amenta i nijet de l'arrestation d'in soitat de la police porbigaise: an d vont arracher des mains des Francais, donna lie, de part et d'autre, a quelques fcheay accudens et a quelques meurtres. Le tumulte ne s apaisa tout--fait que dans la matinee du jour suivint, on les places et les principaux quartiers de la ville furent occupes par de l'artillerie et des forces

milisantes.

Au commencement de decembre, Don FranciscoMaria Solano, marquis del Socorro, avant même que * dizision fut an complet, s'empara sans coup ferir de la forteresse d'Elvas, dont le commandant se rendit.apres avoir demande des ordres au gouvernement de Lisbonne. Avant d'entrer en Portugal, il avait recommandé à ses troupes, dans un ordre du jour, la plus sévere discipline: elle fut observee en effet, bien que Socorro, obligé de mettre à execution les ordres arbitraires de Junot, causat quelquefois beaucup de mécontentement chez les habitans; il fit preuve d'ailJenes, en tout ce qui était compatible avec ses instructions, da désintéressement et de l'integrité les plus louables. Se croyant en paisible possession du pays, il commença en même temps à vouloir transformer Sé-tubal en une autre Salente, imaginant des reformes

qui prouvent plutôt sa bonne volonté que ses connaissances en matière d'administration et de gouvernement. Ses innovations ne furent pas de longue

durée.

Quelques corps de la division de Carrafa se dirigèrent, par Tomar et Coimbre, sur Oporto, et servirent à compléter celle de Don Francisco Taranco, qui, dans les premiers jours de décembre, traversa le Minho seulement avec six mille homines, au lieu des dix mille qui devaient former le contingent demandé. Modèle de prudence et de sagesse, Taranco sut mériter la reconnaissance et les éloges des habitans de cette province: Le Portugais Accursio das Neves loue, dans son histoire, la sévère discipline de l'armée, la modération et la prudence de son général Taranco, et ajoute: « Le nom de ce général sera prononcé éter<<nellement avec gratitude par les naturels du pays, « témoins de sa douceur et de son intégrité; ses << promesses furent aussi sincères que celles de Junot «perfides et trompeuses. » Il est agréable d'entendre l'honorable témoignage que donne une bouche impartiale au chef valeureux qui se plaisait au maintien de la justice et de la discipline militaire, tandis qu'à Lisbonne il se passait des scènes si différentes et si déplorables.

Les choses allaient ainsi en Portugal, lorsque Bonaparte, après avoir retardé de quelques jours son voyage à cause des événemens de l'Escurial, partit enfin, le 16 novembre, pour l'Italie. Un des objets de ce voyage était de mettre à exécution l'article du traité de Fontainebleau, en vertu duquel l'Etrurie (la Toscane) devait être réunie à l'empire français. L'infante Marie-Louise gouvernait ce royaume en qualité de régente depuis la mort de son époux, et ignorait absolument la cession qui avait été faite, sans son consentement, des états de son fils. Comme elle n'en avait

cer i mean øv.s. Jis neme e intenteilement de la part de ses parens 1 Espagne, elle ne fut pas pen mrprise d'apprendre,e Sanvmare. par ane mamamestion du ministre francas. M. d'Aransson, quil etait nécessaire qu elle se preparat a putter ses etats, dont les troupes de l'empereur aaent premire possession, en vert i de la cession ru en avait ete consentie par i Espagne. La reine, stice faire tout à la fois de la singularité et de la gravite dane pareule nonveile, et pouvant a peine croire ce qi eûe vavait et eatendait, refusa d'abord d'obeir a nae aussi inconvenante intimation. Mais le ministre de Frace insista, et, ayant été pisqu'à la menacer, la reine fut obligee de se soumettre a son triste sort, et partit de Florence avec sa fimille, le 17 decembre. A son passage par Milan, elle eut une entrevue avec Napoleon, et, dins T'espoir de trouver quelque soulagement a ses peines, elle se felicitait deja de cette heurense rencontre ; mais, an hen de consolations, elle ne trouva que la confirmation de son malheur. Et, comme s'il ne suffisait pas pour la navrer de douleur de voir son fils tout-a-coup dépouillé de sa couronne, Napoléon angmenta encore l'affliction de la reine dechue, en jetant la faute d'un changement si inattendu sur les stipulations arrêtées par le gouvernement espagnol. Il est à remarquer aussi qu'après lui avoir exageré singulièrement ce qui s'était passé à l'Escurial, il lui conseilla de suspendre son voyage, et d'attendre à Turin ou à Nice le terme des dissentions qui affligeaient la cour d'Espagne indice manifeste que, dès lors, Napoléon ne pensait plus à remplir les engagemens que, deux mois auparavant, il avait contractés à Fontainebleau. La famille de Parme, ainsi dépossédée du royaume d'Etrurie, continua cependant son voyage pour se rendre en Espagne, où elle allait être témoin intéressé de nouveaux troubles et de nouveaux mal

« PreviousContinue »