Souvenirs d'un Bas-Breton

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M. Lévy, 1860 - French fiction
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Page 202 - Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots. Soumis avec respect à sa volonté sainte, Je crains Dieu, cher Abner, et n'ai point d'autre crainte Cependant je rends grâce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vous fait ouvrir les yeux.
Page 77 - On me renvoyait toutes les plaintes dont je ne pouvais faire cesser les causes, en disant : Votre sort dépend de lui seul. Des hommes...
Page 73 - Si le ressort du gouvernement populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement populaire en révolution est à la fois la vertu et la terreur : la vertu, sans laquelle la terreur est funeste ; la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante.
Page 203 - A peine at-on fini, au même instant tout s'émeut, tout s'agite sur la montagne; les mères soulèvent dans leurs bras les plus jeunes de leurs enfants, et les présentent en hommage à l'Auteur de la nature; les jeunes filles jettent vers le ciel les fleurs qu'elles ont apportées ; les épées s'agitent dans les airs!... Aussitôt une décharge d'artillerie...
Page 28 - Au reste , personne ne reçut une égratignure, et l'ennemi ne fit point trente pas pour poursuivre sa facile victoire. Cela n'empêcha pas M. de Puisaye , que l'administration de l'Eure conjurait de ne point l'abandonner, de déclarer qu'Évreux n'était point tenable : et en effet , dès le lendemain il s'éloigna de seize lieues , abandonnant sans coup férir tout un département. A l'arrivée du courrier qui nous apportait tant de tristes nouvelles , Wimpfen ne parut pas même étonné. Il ya...
Page 102 - Pas d'excuse, s'écrie Leperdit ; les malades ont besoin de vos soins : votre prison , c'est l'hôpital ; là du moins vous êtes utiles à la patrie. Puis , se tournant vers le geôlier , il le somme de relâcher ces deux femmes , et les reconduit, en grondant, à l'Hôtel-Dieu , où il les consigne.
Page 203 - ... fixeront leurs yeux vers le ciel, et les enfants allumeront l'encens , dont la fumée s'élèvera dans les nues. « Aussitôt les accords d'une musique harmonieuse se feront entendre. « Un chœur de pères avec leurs fils se groupera sur la partie de la montagne qui lui sera désignée ; un chœur de mères avec leurs filles se rangera de l'autre côté. « Les hommes chanteront une première strophe ; ils jureront ensemble de ne poser les armes qu'après avoir anéanti les ennemis de la république....
Page 52 - Il entra un jour au parlement et, s'adressant à ces mêmes membres qui seuls, à les entendre, étaient capables de sauver la patrie : « Toi, dit-il à l'un, tu es un voleur ; toi, dit-il à l'autre.
Page 74 - Les comités révolutionnaires , au lieu de diriger leur feu vers un certain but , faisaient , si je puis m'exprimer ainsi, un feu qui écartait. Des petites villes entières se traînaient à l'échafaud ; mais c'était le marchand qui dénonçait le marchand ; et tous deux étaient arrêtés par celui qui avait été leur ouvrier. C'était des haines de voisin à voisin; des jalousies de profession qui prenaient tout leur essor sous un masque révolutionnaire. On ne sera donc pas étonné, quand...
Page 257 - ... août. Croyez-vous que nous n'ayons brisé les fers du despotisme et de la royauté que pour reprendre ceux de ces infâmes intrigants qui veulent la dictature ou le triumvirat ? — Non ! nous voulons la République ; nous la voulons tout entière. Défiez-vous donc de ces agitateurs qui vous trompent.

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