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1. Gui, fils , non de Lambert, succéda sous le nom de Pasca mais d'un autre Gui, duc de Spo- cal III. Appuyé de l'autorité de Jette , se fit déclarer roi d'Italie l'empereur Fréderic I, il contien 889 , et couronner empereur

nua le schisme contre le pape d'Allemagne en 891 après la légitime Alexandre III : mais , mort de Charles III, dit le Gros. après beaucoup de traverses, il Bérenger , duc de Frioul, pre- mourut misérablement l'an 1168. noit alors le même titre. Les Le schisme ne finit pas à sa mort. deux compétiteurs s'accordèrent.

III. GUI DE SIENNE , étoit un Ils convinrent que Gui auroit la France, et Bérenger l'Italie :

fameux peintre du 13e siècle , mais Gui ayant différé trop long- dont on a un excellent tableau

de la Ste. Vierge tenant l'enfant temps de se rendre en France, y trouva les affaires changées. Jésus entre ses mains. Ce tableau

est de l'an 1221. Îl ne tarda pas à se brouiller avec Bérenger , auquel il enleva Pa

IV. GUI DE PERPIGNAN, fut vie , après avoir remporté en

ainsi nommé , parce qu'il étoit 490', deux victoires sanglantes. de cette ville. Il fut général des Cependant son règne ne fut pas Carmes en 1318, évêque de Maheureux. Arnould , fils de Car- jorque en 1321, puis d'Elne vers loman , auquel on avoit décerné

1330 , et mourut à Avignon en la couronne impériale , le chassa

1342. Ses principaux ouvrages de la Lombardie en 893, et l'o

sont : I. De Concordic Evanbligea de se retirer à Spolette. gelistarum , i631 , in-fol. II. CorGui travailloit à rassembler une armée , lorsqu'une hémorrhagie des Hérésies,

avec leur réfutation;

rectorium Decreti.III.Une Somme l'enleva à ses projets, en 8940 Paris, 1528. IV. Des Statuts SyIl monfra quelques talens, mais

nodaui", publiés par Baluže à la encore plus d'ambition.

fin du Marca Hispanica, etc.

Ses mæirs le firent autant resor. II. GUI De CRÊME, cardinal, fut élu antipape l'an 1164 , par

pecter que ses écrits. la faction d'Octavien , auquel il GUI, Templier, Voy.MOLAY. Tome VI.

А

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9

TIN.

cester,

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vers

fut reçu

GUI d'Arezzo , Voy. I. ARE- 1. GUIARD, fanatique qni

répandit ses rêveries soos Phim GUI DE LUZIGNAN, Voyez de Philadelphie , dont il est parló

lippe le. Bel. Il se disoit l’Ange LUZIGNAN.

dans l’Apocalypse. Il fut pris , GUI de FOULQUES, Voyez et répondit en extravagant. On CLÉMENT IV.

le condamna au feu ; il devint

plus sage , abjura son fanatisme, GUI, Voy. MEAD, à la fin. et fut enfermé vers l'an 1310 ,

dans une étroite prison, où l'on GUI, fils du comte de Lei

croit qu'il mourut. Voyez LEICESTER la fin.

II. GUIARD, (Antoine ) Bé

nédictin de la congregation de GUI - PAPE, né au château

Saint-Maur , né à Saulien,

dio de la Pape près de Lyon, épousa cèse d'Autun, en 1692 , mort en la fille d'Etienne Guillon , juris- 1760, à 68 ans, étoit aussi pieux consulte célèbre , né aussi près qu'éclairé. On a de lui : 1. Ende Lyon , à Saint-Symphorien- tretiens dune Dame avec son Did'Ozon, et qui devint président recteur , sur les Modes du siècle, du parlement de Dauphiné. Dès

in - 12. II. Réflexions politiques son établissement, Gui-Pape son gendre, y

sur la régie des Bénéfices. Ill.Disconseiller, et

sertations sur l'Honoráire des employé ensuite par Louis XI dans plusieurs négociations im- sévère à ceux qui reçoivent cet

Messes, 1757, in-12, qui a parn portantes auprès du

honoraire. colas V et du roi son père. GuiPape sauva à Crest de la fureur GUIARD, Voy. GUYARD. du peuple, un Juif accusé de sor

I. GUIBERT, antipape, natik tilége. Il soutint à Gap les droits

de Parme chancelier de l'emdu Dauphin , malgré les menaces

pereur Henri IV, parvint au des envoyés du roi Réné, et il re

trône archiepiscopal de Ravenne, çut en récompense, de Louis XI, ensuite an saint siége de Rome I'ordre de se démettre de sa charge. Gui-Pape se retira à la campa- communié pour avoir dépouillé

en 1080 , quoiqu'il eût été exon il mourut en 1487 , à

son église. Il prit le nom de l'âge de 83 ans , après avoir pu

Clément III, et se rendit mai. blié plusieurs ouvrages. Le plus tre de Rome par les armes. connu est intitulé : Decisiones

Après une fortune diverse et Gratianopolitana. La meilleure édition de ce livre , estimé pour misérablement en

une vie scandaleuse, il mourut la justesse , la clarté et la mé

mort n'éteignit pas le schisme; thode, est de Genève, en 1643,

on elut pape sur pape. Les os in-folio , avec les notes de plu- de l'antipape Guibert furent dés sieurs jurisconsultes. Chorier en a donné un abrégé en françois ,

terrés dès que la paix eût été sous le titre de Jurisprudence de dans la rivière.

rendue à l'Eglise, et furent jetés Gui-Pape , Lyon, 1692, in-4.0 On a d'autres livres de Droit de II. GUIBERT, abbé de Nocet écrivain ; mais ils sont infé- gent-sous-Coucy , né d'une face rieurs à celui-ci.

mille distinguée à Clermont en

pape Ni

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gne ,

I

1100. Cette

en

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Beauvoisis, avoit embrassé la vie à la France. Devenu colonel du monastique à Saint-Germer, et régiment de Neustrie , et insinourut dans son abbaye en 1124. pecteur général d'infanterie, il Sa vie avoit été entièrement con- chercha à réunir les lauriers des sacrée à la piété et au travail. Muses à ceux de Mars. Avec Dom Luc d'Achery a publié ses beaucoup d'esprit , une imaginaouvrages en 1651 , in- fol. Les tion vive , il a souvent des idées principaux sont : I. Une Histoire plus brillantes que solides , et des premières Croisades , connue quelques défauts de goût. Il déa sous le titre de Gesta Dei per sira devenir député du BourbonFrancos. On y trouve des faits nois aux Etats généraux; mais curieux et vrais, mêlés avec d'au- ayant éprouvé une vive optres minutieux ou fabuleux. II. Un position à son souhait , il Traité des Reliques des Saints, ressentit un chagrin profond , dans lequel il rejette une dent de dont il mourut un an après, le J. C., conservée à Saint-Médard 16 mai 1790. Ses ouvrages sont : de Soissons , et qu'il a regardée I. Le Connétable de Bourbon , comme une fausse relique. Il pré- tragédie jouée à Versailles , et / tend

que tous les restes qu'on peut qui auroit été mieux intitulée avoir du Sauveur, sont contraires la Mort de Bayard , puisque la à la foi de la résurrection , qui pièce finit par les obsèques de nous apprend qu'il a pris son corps ce chevalier François, tandis que tout entier. II. Plusieurs autres le connétable va porter en Es. Traités utiles et curieux, dont pagne les remords de sa rebellion. on peut voir une notice exacte La pièce est mal conduite , hors dans le tome 10€ de l'Histoire Lit- des règles de l'art ; mais de la téraire de France. On voit , dans magnificence dans une réception une lettre de Guibert à l'abbé Sige- de chevalerie, un appareil inilifroi, ce passage remarquable sur taire imposant, de la chaleur la présence réelle : « Si l'Eucha- dans le style, quoique trop soulristie n'est qu'une ombre et qu'une vent décousu , et plusieurs tirades figure , nous sommes tombés des de beaux vers , lui donnèrent de ombres de l'ancienne Loi en des la réputation dans la plupart des ombres encore plus vides. » On sociétés où elle fut lue. L'auteur, trouve, dit le Père Longueval, fit des changemens à sa pièce , plus d'esprit que de style dans mais ceux-ci ne réussirent pas ; les

ouvrages de Guibert, et plus et on ne se rappelle que le mot de piété que de discernement et d'une femme qui répondit à ceux de vraie critique. Du reste, c'est qui lui demandoient ce qu'elle un auteur habile et sensé, mais en pensoit : Je la trouve d'un quelquefois trop prévenu. changement affreux. II. Eloge de

Catinat. Après un long travail, III. GUIBERT, (Apolline, Guibert concourut par cet écrit comte de ) fils d'un gouverneur au prix d'éloquence de l'académie des Invalides , naquit à Montau- Françoise , et ne le remporta pas. ban le 12 novembre 1743 ,. et On le trouva plus historique qu’oservit avec distinction dans la ratoire plus scrupulensement guerre de 1756 , et en Corse au attaché à l'ordre des faits qu'a combat de Ponte - Nuovo , qui l'art d'en offrir de brilans taAssura la conquête de cette isle bleaux. On y découvre cependant

:

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reux.

quelques pensées fortes, des élans Cette question est très-bien traide sensibilité, et en général beau- tée ; et dans tout le cours de coup d'esprit. III. Eloge de Fré- l'ouvrage, on rencontre des idées deriç, roi de Prusse. On fut sur- saines et justes qui font voir que pris de voir que l'auteur, disciple l'esprit de l'auteur est ici de me. de la philosophie , y faisoit un sure avec son sujet , ce qui ne pompeux éloge de la guerre, en lui est pas toujours arrivé quand la regardant comme la source de' il a voulu être poëte on orateur.» la gloire. IV. Eloge de l'Hôpital, VII. Traité de la Force publique, chancelier de France. Cet ou- 1790, in-8.° L'auteur y offre les vrage fut impeimé sans permis- mêmes idées que dans le précésion ; il parut sans nom d'auteur, dent. Guibert, né avec des conet portoit ces mots pour derise :

noissances de l'esprit et du Ce n'est point aux esclaves à louer

courage, y réunit trop d'envie les grands Hommes. Dela hardiesse d'occuper le public de lui. Il afdans les idées, une attacrue indi- ficha , comme militaire , comme recte contre le ministère, une écrivain , des prétentions trop marche rapide , un morceau élo- exclusives qui lui firent des enquent où il reproche à la France nemis. Son ambition le portant de souffrir un commissaire An- tout à la fois à être à la tête de glois à Dunkerque , plasieurs l'armée, de la fittérature, de traits énergiques et heureux , fi- l'administration, en fit un homme rent le succès de cet écrit. V. Essai toujours inquiet , rarement heugénéral de Tactique, 1772, 2 vol. in-4.* C'est le meilleur ouvrage GUIBOURS, (Pierre) plus de Guibert. Il a été loué par les

connu sous le nom de Père ANmilitaires , juges naturels des ohjets qui y sont traités; cependant FOURNY.

SELME, Voyes ANSELME et ils y ont reconnu le danger de plusieurs projets proposés. Les

1. GUICHARD DEAGEANT ,

gens de lettres y applaudirent le Dis- Voy. DEAGEANT. cours préliminaire , plein d'en- II. GUICHARD, (Claude de ) thousiasme national et de viies seigneur d'Arandas et de Tenay, profondes. Voltaire , après l'avoir vit le jour à Saint-Rambert en in, adressa à l'autour l'une de ses Bugey , où il s'illustra par la pièces fugitives les plus agréa, fondation du collége du Saintbles. VI. De t'Ordre mince et de Esprit. Ses talens I'ayant fait conl'Ordre profond. « On trouve noitre au duc de Savoie, ce dans ce livre điť Laharpe, princé le nomma son historicune analyse très – bien détaillée graphe , et l'éleva ensuite aux de quelques-unes des plus belles places de secrétaire d'état et de opérations de

Turenne de grand référendaire. Il mourut en Luxembourg', du roi de Prusse, 607 , après avoir publié una qui viennent à l'appui de son Traduction de Tite-Live, et un système. La dernière partie roule ouvrage curieux et recherché des sur l'importance dont il est pour antiquaires, malgré son style silla France d'augmenter son état ramié; en voici le titre : Funéa militaire , de manière qu'il soit nérailles, et diverses manières dis au niveau des puissances voisines, Anciens d'ensevelir, in-4*, Lyon, et'en proportiou de ses moyens. de Tournes, 1581.

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