Page images
PDF
EPUB

--

de 1886-87. Etats-Unis: résultats de l'exercive 1886-87 (la dette a été réduite de près de 110 millions de dollars).

[blocks in formation]

Août.

République Dominicaine (1883-85), commerce et navigation. Anvers (1886), commerce et navigation. Serbie (1885), mouvement commercial. Gand (1885), commerce et industrie. Santander (1885), com

--

Liége (1885 86), mouvement commercial. Colonies austra
Québec (1886), mouvement du port. Bombay (1884-85),
Orizaba

merce et navigation. Mai-juin. liennes (1883). commerce et navigation. Newcastle (1886), constructions navales. (Mexique), commerce du café. - Chicago (1886, commerce et industrie. Statistique de la marine allemande en 1885 et 1886. Hambourg (1886), commerce et navigation. - Belgique, industrie houillère en 1886.

[merged small][merged small][merged small][merged small][ocr errors]

II. ANGLAIS.

Commerce et relations commerciales avec

Commerce de Pernambuco (1886).

483. Chine. Commerce de Swatow (1886).

190. Chine. 191. Chine. 196. Fgypte.

189. France.

[ocr errors]

Commerce de Tien-Tsin 1886).

Commerce de Haukow (1886).

Commerce d'Alexandrie (1886).
Commerce de Nice (1886).

180. Allemagne. Commerce de Francfort-le-Main en 1886.
184. Allemagne. - Budget de l'Empire, 1887-88.

194. Grèce. Finances du royaume.

[blocks in formation]

Commerce de Syra en 1886.

Commerce et finances de la République.

Premier Congrès national des Banques d'épargne italiennes, tenu à Florence en 1886.

[blocks in formation]

Une visite à Karkoff.

Commerce de Erzéroum.

Commerce de Constantinople en 1886.

· Commerce de la Roumélie Orientale en 1886.

182. Etats-Unis. Commerce de New-York en 1886.

[merged small][ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][ocr errors][merged small][merged small]

Commerce extérieur de la Roumanie en 1885. La colonisation en Rapport sur les industries textiles dans le Département du Nord. Rapport sur la Norvège pour 1886. Commerce de Singapour en 1886. Mouvement commercial du port de Cardiff. L'émigration en Irlande en 1886 Situation économique du royaume de Pologne. Mouvement du port de Malte. Exportation agricole de l'Espagne.

Juin. Exposition coloniale de l'Inde à Londres en 1886. Commerce et agriculture de la Palestine. Commerce et navigation de Trebizonde, -Com

merce et navigation de l'Italie avec Stettin. port et la présidence de Bombay.

Mouvement commercial dans le

Catalogue of the Works relative to the law of Nations and Diplomacy in the library of the Department of State, A.-C, Washington, Government Printing office, 1887.

Nous croyons devoir signaler ce Catalogue qui fait honneur au bibliothécaire du State-Department des Etats-Unis et qui est de nature à être utile même à ceux qui ne sauraient songer à visiter le dépôt confié à ses soins. Ce Catalogue donne en effet les renseignements les plus précis et les plus complets sur les Ouvrages qui concernent le droit des gens et l'histoire politique ou diplomatique, même sur les articles de revues. Ainsi au mot Collections de Documents inédits sur l'histoire de France, on trouve l'indication de tous les documents publiés avec la date. le nom de l'éditeur, etc. Au mot Clunet (Edouard), on a le relevé des brochures et articles de notre excellent confrère. Ce Catalogue, une fois terminé, sera d'un précieux secours à tous ceux qu'intéressent ces matières; il formera un très joli volume, car il fait honneur à l'imprimeur comme au rédacteur, le texte est d'une netteté et d'une élégance parfaites Ajoutons que le Catalogue prend la bibliothèque dans l'état où elle était le 30 juin 1886; à partir de cette date. des Catalogues périodiques tiennent au courant des livres et documents qui entrent dans la bibliothèque. Nous souhaitons aux. Ministères des affaires étrangères d'Europe des bibliothécaires aussi intelligents et aussi zėlės. L. R.

La propriété littéraire et la Convention de Berne, par Renée Lavollée, docteur és-lettres, ancien consul-général. Br. in-8", Paris, 1887. Librairie Guillaumin.

Nul n'était mieux qualifié que M. Lavollée pour parler avec compétence de la Nouvelle Union internationale; il a pris, en effet, une part très importante, soit aux négociations, soit aux délibérations qui ont préparé la convention signée à Berne, le 9 septembre 1886. Après un aperçu général sur la tendance actuelle du droit international, l'auteur fait l'historique de la convention et analyse ses principales dispositions, il en apprécie le caractère en rendant un juste homage à M. Nuina Droz, le Président actuel de la Confédération Suisse, qui a dirigé avec une autorité et une courtoisie au-dessus de tout éloge, les Couférences internationales de 1883, de 1884 et de 1885 Il montre, en terminant, les progrès qui restent à accomplir pour que les droits des auteurs soient pleinement reconnus et fait justice des objections des adversaires de ces droits. Nous recommandons vivement la lecture de cette brochure, qui est un exposé précis et élégant de la question de la propriété littéraire dans son état actuel.

L.. R.

J.-C. Bratiano. L'ère nouvelle. La Dictature, par Frédéric Damé. Br in-8°, Paris, 1886, librairie Wesshausser. Quinze mois de régime libéral en Roumanie. Un vol. gr.-in-8", Paris, 1886, La Nouvelle Revue.

Ces deux ouvrages ont ce caractère commun de constituer de véritables réquisitoires contre le gouvernement de M. Bratiano. Celui-ci mérite-t-il tout ou partie des reproches qu'on lui adresse? Le grief le plus sérieux de l'opposition n'est-il pas la durée exceptionnelle du Cabinet présidé par M. Bratiano? On comprend que nous ne puissions pas prendre parti dans cette querelle; nous n'avons aucun moyen d'apprécier l'attaque et la défense. La brochure de M. Damé est d'une lecture agréable. Elle n'est que la réunion d'une série d'articles publiés

dans l'Indépendance roumaine et rangés sous quatre divisions: I. Pastels à la sanguine, portraits des principaux membres du parti libéral; II. Révision de la Constitution; III. La Dotation royale: IV. Les Brutalités de la rue. L'auteur dit lui-même qu'il n'a pas entendu faire un livre d'histoire, mais donner des impressions personnelles.

Le volume intitulé: Quinze mois de régime libéral, est dû à un Roumain qui garde l'anonyme. Il donne les plus grands détails sur les discussions qui ont eu lieu en Roumanie pour la révision de la Constitution, la dotation de la Couronne et la question du Danube. Il contient beaucoup de documents, d'extraits des débats parlementaires et à ce titre est fort utile, quelque opinion qu'on ait sur les critiques adressées au parti libéral.

De l'autorité et de l'exécution des jugements étrangers en matière civile et commerciale en France et dans les divers pays, par Christian Daguin, docteur en droit, avocat à la Cour de Paris. Un vol. in-8o, Paris, 1887, librairie Pichon.

Nous signalons ce livre comme étant de nature à rendre de grands services à reux qui veulent faire une étude de législation comparée sur cette matière si importante de l'effet dans un pays des jugements rendus dans un autre pays. Nous aurious des réserves à faire au sujet de la partie consacrée à la législation française, l'auteur ayant, selon nous, admis un système absolu qui ne cadre ni avec les intentions des auteurs de nos Codes ni avec les nécessités pratiques. Mais nous recommandons la partie relative aux législations étrangères qui n'avait pas encore, croyons-nous, été traitée aussi complètement. Non-seulement Ja littérature du sujet déjà très riche a été mise à contribution, mais M. Daguin s'est mis en rapport avec des jurisconsultes d'un grand nombre de pays, de sorte qu'il peut nous donner des renseignements précis sur vingt-neuf legislations. Il y a donc là une abondante source d'informations bonne à connaître.

L'Europe en 1887, par sir Charles Dilke, avec une préface de l'auteur, écrite spécialement pour l'édition française. Un fort volume in-8, Paris, 1887, maison Quanlin.

On se rappelle les études sur la politique européenne publiées par sir Charles Dilke simultanément dans la Fortnightly Review à Londres et dans la Nouvelle Revue à Paris. et qui ont attiré l'attention générale en même temps que soulevé de vives polémiques. Sous le titre : l'Europe en 1887, la maison Quantin les rassemble aujourd'hui en un volume, augmenté de trois chapitres inédits. Un très grand intérêt s'attache à cet exposé de faits dont, ainsi que le dit expressément l'auteur, il ne veut ni rechercher les causes, ni discuter la moralite. La prodigieuse somme d'informations que sir Ch. Dilke doit à sa connaissance approfondie de l'Europe entière et aux grandes situations politiques qu'il a occupées dans son pays, lui donne une autorité et une competence rares pour trailer ces graves questions internationales dont dépend la paix du monde. Ea outre, il est particulièrement instructif pour nous d'apprendre ce qu'un étranger aussi éminent pense de questions sur lesquelles nous sommes souvent enclins à ne pas porter un jugement suffisamment désintéressé. Dans une courte introduction, sir Ch Dilke se défend de toute supposition de malveillance à l'égard de la France, pour laquelle au contraire il professe de sa sympathie. Ce qu'il a voulu avant tout, c'est écrire sans passion, sans préjugés Lì parti-pris et, si ses assertions peuvent être discutées, on ne saurait dire qu'il se soit départi de cette règle qui fait de son remarquable ouvrage un précieux document sur la situation actuelle de l'Europe.

L'ouvrage renferme six chapitres: Allemagne, France, Russie, AutricheHongrie, Italie, Grande-Bretagne et une Conclusion où l'auteur discute quelques-unes des objections soulevées par ses articles.

Nous voulons donner quelques extraits pour faire comprendre le vif intérêt qu'offre la lecture de ce livre. Voici ce qui a trait à la France et à ses rapports avec l'Angleterre :

« La France ne peut compter que sur ses propres forces militaires et navales, car elle n'a pas d'amis en Europe. Tout en éprouvant pour la République frauçaise peu de sympathie, l'empereur de Russie serait naturellement assez disposé à utiliser son concours dans une certaine mesure; le sultan emboîte le pas derrière le tzar. Mais où trouver, en Europe, des gouvernements vraiment sympathiques à la France? Elle a détruit l'effet de l'amitié traditionnelle de la Suède par son entente avec la Russie, l'ennemie héréditaire de cette puissance. Dans une guerre générale, partagée entre ses inclinations de longue date pour la France et son désir de reprendre la Finlande à la Russie, la Suède se déci derait à demeurer neutre, comme elle l'a fait pendant la guerre de Crimée, alors que cependant la tentation était plus forte. L'Autriche marche avec l'Allemagne; l'Italie est irrémédiablement brouillée avec la France; l'Espagne est condamnée à l'impuissance, tant par sa situation intérieure que par sa position géographique. Le gouvernement actuel y est impopulaire, à cause de l'origine étrangère de la reine, et la nation espagnole se divise en deux partis: les indifférents et les républicains, ceux-ci l'emportant sur ceux-là. Il est vrai que, si la France ne doit pas compter sur l'Espagne comme alliée, d'autre part, elle est certaine de ne pas l'avoir pour ennemie, tant qu'elle saura résister à la ten. tation d'occuper le Maroc.»

Cette énumération pessimiste conduit sir Charles Dilke à examiner quels sont les rapports de la France avec l'Angleterre et à traiter, par conséquent, de la question d'Egypte, dont il fait l'historique et dont il s'efforce d'atténuer l'importance, pour arriver à cet exposé et à ces pronostics hypothétiques :

« Pour le moment, voici où en est la question: Quand la France nous demande de fixer une date pour l'évacuation de l'Egypte, nous répondous qu'un gouvernement national aussi faible que celui du khédive est impuissant à maintenir l'ordre dans le pays, tant que les nombreux Européens de bas étage résidant à Alexandrie, et en moins grande quantité dans les autres villes, ne seront pas soumis à la loi commune. Or, on sait la France peu encline à laisser modifier le régime des capitulations; aussi lui reprochons-nous non-seulement de ne rien faire pour nous faciliter cette évacuation qu'elle réclame, mais même d'être responsable des difficultés qui rendent nécessaire notre présence dans le pays.

Au surplus, on peut dire de l'occupation anglaise qu'elle ne prendra pas fin tant que la France continuera à protester avec cette véhémence Les plus sensés et les plus modérés des journaux français l'ont déclaré eux-mêmes, c'est avec l'assentiment de l'Europe que l'Angleterre est allée en Egypte pour y établir l'ordre, et elle y est allée seule, à ses risques et périls, au prix de sérieux sacrifices. Ils pourraient ajouter qu'elle avait au préalable demandé à la France d'abord, puis à l'Italie, un concours qui lui a été refusé, en Italie par le gouvernement, en France par la Chambre après acceptation du gouvernement. Ces journaux disent encore que l'Angleterre est seule juge de l'opportunité d'une évacuation qui est incontestablement dans ses desseins, et que ce serait folie à la France de continuer à se faire répondre par les fins de nonrecevoir que lui attirent ses demandes trop pressantes, plus encore de prendre les armes pour une telle cause. »

C'est le groupe opportuniste, dit notre auteur, qui s'est associé avec le plus de violence aux clameurs anti-anglaises.

« A peine Gambetta était-il mort que ses partisans s'étaient déjà ralliés à l'idée d'un rapprochement avec la Russie, que leur chef avait détestée au point de se tourner vers l'Allemagne pour lui faire échec. De même, tandis que, suivant les errements des anciens hommes d'Etat français, Gambetta voulait

annihiler la suprématie ottomane en Afrique, son parti s'est empressé après lui de pousser les Turcs à reconquérir, au détriment des Anglais, leur situation au Caire. >>

Toutefois, sir Charles Dilke ne croit pas que le gouvernement ait encouragé le langage agressif de la presse vis-à-vis de l'Angleterre. La vérité, dit-il, est qu'il s'est mis à la remorque de l'opinion au lieu de la diriger, et voici quelle est sa situation vis-à-vis de l'Angleterre :

«La France, qui a fait le canal et a de forts capitaux engagés dans celle entreprise, qui de plus a toujours, par tradition, porté à l'Egypte un intérêt sentimental, rappelle à l'Angleterre sa promesse d'évacuer le pays sinon à une date fixe, du moins à une époque approximativement déterminée à l'avance; en retour, elle s'engage à ne pas envoyer de troupes en Egypte et à garantir l'absolue neutralité de ce pays ou même, ce que le gouvernement britannique a toujours déclaré avoir pour unique objectif, à y établir le « statu quo ante Arabi » avec des sécurités contre les Arabi futurs. Ces exigences, d'ailleurs, ne sont aussi modérées que parce que la France ne s'est sentie soutenue d'aucun côté, sauf à Constantinople, dans ses tentatives d'intimidation, sans quoi elle l'eût pris sur un ton plus haut.

[ocr errors]

Les appréciations de la presse française sur les affaires d'Egypte sont fort exagérées. Il est généralement admis dans le pays les hommes qui président à ses destinées ne partagent pas ce préjugé populaire que la nation anglaise est essentiellement conquérante et serait disposée à s'approprier toutes les régions disponibles du monde si, de temps à autre, l'Allemagne et la France n'y mettaient bon ordre. Il est pourtant de fait que, depuis bien des années, la Grande-Bretagne n'a fait aucune tentative en vue de nouvelles annexions, excepté lorsqu'elle était en droit de légitime défense contre la politique française ou allemande, comme dans le cas de l'expédition de Birmanie, provoquée par les manoeuvres de l'agent de la France. Elle a même repoussé à plusieurs reprises des conquêtes qui s'offraient à elle, telles que celles du pays des Cameroons, de Zanzibar, de l'Egypte même, pour ne citer que celles-là.

J'ai dit que, malgré sa mauvaise humeur, la France n'a pas l'intention de tirer l'épée pour l'Egy; te. Si elle entendait les affaires et si elle était résolue à tout braver, elle se déciderait à prendre une mesure qui hante depuis longtemps l'esprit de ses hommes politiques : enlever à l'Angleterre le bénéfice du traitement de la nation la plus favorisée et, d'autre part, admettre librement certaines catégories de filés de coton indispensables à son industrie. Tout ce que la France tire de chez nous elle le trouverait aussi bien en Belgique et en Allemagne, et la légère surélévation de prix qui en résulterait pour certains produits serait un inconvénient analogue à ceux qu'entraîne déjà pour elle l'application des droits protecteurs. Elle pourrait encore faire autre chose trouver prétexte à une intervention en Egypte, ce qui lui serait facile; débarquer sur quelque point de la côte un corps expéditionnaire, officiellement dirigé contre le gouvernement khédival, avec forces assurances amicales à notre adresse, mais avec l'intention bien arrêtée d'occuper le pays aussi longtemps que nous y resterions nous-mêmes. Sans doute, notre puissance navale combinée avec celle de l'Italie mettrait toujours obstacle à une invasion française en Egypte et rendrait impossible à la France de se maintenir sur le Nil en cas de guerre avec nous, quoique, à vrai dire, en pareille conjoncture, nous n'aurions pas grand avantage à être maîtres de ce pays. Mais ni l'Italie ni nous-mêmes ne pourrions jamais empêcher la France d'y débarquer des troupes sans couleur de redresser quelque grief d'un de ses nationaux, au détriment de qui auraient été violées des capitulations. En ce cas, la seule issue possible serait la neutralité égyptienne, réclamée par la France et dont l'Angleterre s'effraie bien à tort, selon moi, car, moyennant des garanties sérieuses, elle pourrait qu'y trouver son avantage. »

[ocr errors]

Revenant de ces hardies hypothèses, sir Charles Dilke se prononce en faveur de la neutralisation de l'Egypte, ou tout au moins du Canal de Suez, et passe notre politique coloniale, qu'il condamne et dans notre intérêt, et pour les cau

« PreviousContinue »