Correspondance politique et confidentielle, inédite, avec ses frères et plusieurs personnes célèbres pendant les dernières années de son règne et jusqu'à sa mort, Volume 1

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Popular passages

Page 199 - Français, et à reconnaître toujours, malgré le langage des flatteurs, qu'une sage constitution le préservera des dangers de l'inexpérience, et qu'une juste liberté ajoute un nouveau prix aux sentimens d'amour et de fidélité dont la nation , depuis tant de siècles , donne à ses rois des preuves si touchantes.
Page 327 - Vous avez fait votre devoir, Monsieur : cessez de vous accuser. Cependant je conçois votre affliction ; vous avez tout osé pour moi, et vous n'avez pas réussi . Le destin s'est opposé à mes projets et aux vôtres ; de fatales circonstances ont paralysé ma volonté, votre courage, et ont rendu nuls vos préparatifs. Je ne murmure point contre la Providence ; je sais que le succès dépendait de moi ; mais il faut une...
Page 199 - J'aurais bien aussi des pertes à compter, si, au milieu des plus grands intérêts de l'État, je m'arrêtais à des calculs personnels ; mais je trouve une compensation qui me suffit , une compensation pleine et entière dans l'accroissement du bonheur de la nation , et c'est du fond de mon cœur que j'exprime ici ce sentiment.
Page 198 - Le temps réformera ce qui pourra rester de défectueux dans la collection des lois qui auront été l'ouvrage de cette Assemblée; mais toute entreprise qui tendrait à ébranler les principes de la constitution même, tout concert qui...
Page 314 - Le roi me charge, Monsieur, de vous mander que son intention la plus formelle est que vous manifestiez ses sei-timens sur la révolution et sur la constitution française à la cour où vous résidez. Les ambassadeurs et ministres de France près toutes les cours de l'Europe...
Page 303 - C'est une affaire enterrée, a dit Mirabeau; ceux qu'on voudrait frapper, sont trop forts pour l'être ; ils savent parer les coups d'une manière trop dangereuse pour les assaillants. » Ainsi le Châtelet a cédé à la crainte. Je voulais appeler de ce jugement inique ; mais j'ai dû céder à mon conseil, qui m'a fait envisager l'audace de mes ennemis, et la faveur populaire qui les environne. J'en appellerai un jour au tribunal du peuple; et j'ose espérer que le Français, alors, vengera son...
Page 202 - Je suis d'autant plus disposé à croire, Monsieur, à la sincérité du repentir que vous me témoignez qu'avant de me l'exprimer, vous avez fait preuve, dans le sein de la représentation nationale, d'un zèle pour le maintien de la monarchie, qui n'a point échappé à ma sensibilité ni à celle de toute ma famille. Lorsqu'on est aussi susceptible de réparer ses erreurs, Monsieur, on doit avoir les plus justes droits à une estime particulière. Je me plais à vous en donner l'assurance, et...
Page 216 - L'Assemblée nationale, considérant qu'elle n'a et ne pe'ut avoir aucun pouvoir à exercer sur les consciences et sur les opinions religieuses; que la majesté de la religion et le respect profond qui lui est dû ne permettent point qu'elle devienne le sujet d'une délibération ; — considérant que l'attachement de l'Assemblée nationale au culte catholique, apostolique et romain ne saurait être mis...
Page 197 - C'était, je dois le dire, d'une manière plus douce et plus tranquille que j'espérais vous y conduire, lorsque je formai le dessein de vous rassembler et de réunir, pour la félicité publique, les lumières et les volontés des représentants de la nation ; mais mon bonheur et ma gloire ne sont pas moins étroitement liés au succès de vos travaux.
Page 317 - Dès le mois de février de l'année dernière, il avait, dans le sein de l'Assemblée nationale, promis de les maintenir; il en a fait le serment au milieu de la fédération universelle du royaume. Honoré du titre de restaurateur de la liberté française, il transmettra plus qu'une couronne à son fils; il lui transmettra une royauté constitutionnelle. Les ennemis de la Constitution ne cessent de répéter que le roi n'est pas heureux, comme s'il pouvait exister pour un roi d'autre bonheur que...

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