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» des habitans égarés, et pourtant j'ai réprimé »ces excès: je les ai même fait punir de mort; » mais aussi je déclare, quelque pénible qu'il » soit pour moi de confondre l'innocent et le » coupable, que je ferai brûler désormais les >> villes et les villages dont les habitans ose>> ront prendre les armes contre nos troupes, » et entraver nos opérations militaires. Nous » ne désirons que la paix et le repos de l'Eu»rope; toutes les nations ne combattent plus » aujourd'hui que pour la paix : or, l'issue de » cette guerre ne sauroit être douteuse. Fran»çais, une plus longue résistance ne feroit » qu'aggraver vos malheurs. »

Ces déclarations étoient fortifiées par des argumens plus directs encore, qui tendoient à isoler Napoléon au milieu de tant de millions d'hommes qu'il appeloit ses sujets. « Nous » l'avons déclaré hautement, disoient les alliés, >> nous ne faisons point la guerre à la nation. » française, mais à son gouvernement, ou » plutôt à Buonaparte seul. Nous venons tous » pour rétablir l'ordre et la paix dans votre » sein; nous n'en voulons qu'à votre chef; lui » seul est irrévocablement mis au ban de l'hu» manité : mais il est nécessaire, ô Français ! que vous ne preniez aucune part à cette lutte,

» et que vous restiez spectateurs, au moins » indifférens, des combats à outrance que nous » allons livrer à l'ennemi du genre humain.

Songez à l'épuisement des ressources et à » l'inutilité des efforts d'un chef aussi impru» dent qu'inflexible. Il s'obstine à refuser la » paix, ne pouvant plier son orgueil aux sa»crifices qu'on lui demande; il veut ne pas >> restituer ce qu'il n'a obtenu que par la violence, et ce que la force des armes saura » lui arracher: mais aussi est-il à la veille de >> tout perdre.

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Cependant sur ce théâtre de la guerre, ni les batailles, ni les siéges, ni les assauts, ni les menaces, ni les proclamations ne sembloient suffire pour mettre enfin un terme à une si grande crise; la gloire de préluder à l'heureux dénoûment qui devoit préserver la patrie, étoit réservée au midi de la France.

FIN DU TOME PREMIER.

par le prince royal de Wurtemberg. -Entrée du général Comte de Wrede à Colmar. -Entrée des alliés à Vesoul. Description de la chaine des Vosges.- Marche combinée des alliés. Irruption des Cosaques.-Combats de SainteMarguerite et de Saint-Dié. — Progrès de l'aile gauche des alliés dans les départemens du Jura, de l'Ain et du Doubs. -Investissement de Besançon. Résistance et pillage de Bourg en Bresse.-Les trois souverains coalisés passent le Rhin à Bâle. Proclamation de l'empereur Alexandre à ses soldats.—Napoléon cherche à se populariser Ses efforts pour nationaliser la guerre.-Adresse du sénat. — Marche de l'armée de Silésie sur Metz, Thionville, Pont-à-Mousson et Nancy. Projet de défendre les villes sur la ligne d'invasion. - Retraite de la vieille garde. - Prise de Langres par le géné ral comte Giulay. 87

LIVRE IV.

Prise de Toul. - Entrée du fed-maréchal Blucher à Nancy. Sa déclaration adressée aux notables de cette ville. Les alliés divisent en quatre gouvernemens les provinces de la rive gauche du Rhin. - Marche des Cosaques. - Manière de combattre de ces troupes légères du Nord.-Marche du comte de Bubna vers la Saône et vers Lyon.-Résistance de Châlons, prise de Mâcon. - Lyon est menacé, sommé et délivré. Châlons succombe. Marche des Autrichiens sur Dijon.Tumulte dans cette ville.-L'autorité du commissaire extraordinaire, comte de Ségur, y est méconnue. - Entrée des Autrichiens à Dijon. Arrivée des monarques coalisés à Langres. Premier combat de Bar-sur-Aube. - Retraite de la vieille garde sur Troyes. Situation des esprits à l'approche du danger. - Napoléon défère la régence à l'impératrice Marie-Louise. Son discours d'adieu aux officiers de la garde nationale parisienne. Il part et va se mettre à la tête de l'armée réunie à Châlons-sur-Marne.

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LIVRE V.

Arrivée de Napoléon à Châlons-sur-Marne.

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Concentration

de son armée. - Marche de l'armée de Silésie sur l'Aube.

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Napoléon attaque et prend Saint-Dizier. - Il se dirige en hâte sur l'Aube, par la forêt de Montierender. Il surprend l'armée de Silésie à Brienne. Premier combat de Brienne. Les deux armées restent en présence. Bataille de Brienne et de la Rothière. Retraite de l'armée française sur Troyes.

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LIVRE VI.

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Le

Détresse de l'armée française dans sa retraite vers Troyes. Situation et alarmes de Paris. Hésitation des coalisés. Ils marchent sur la capitale avec deux armées séparées.- Napoléon s'obstine à garder la position de Troyes. Il est débordé vers la Marne Plan du feld-maréchal Blucher.-Marche du général York. — Il s'empare de Vitry et de Châlons.maréchal duc de Tarente se replie sur Château-Thierry. Napoléon abandonne Troyes, et se replie sur Nogent.- Entrée des alliés à Troyes. Ouverture du congrès de Châtillon Napoléon demande une suspension d'armes-Les alliés lui proposent la signature des préliminaires de paix. - Politique des cours alliées : elles songent enfin aux Bourbons.

LIVRE VII.

210

Trois

Détermination de l'Angleterre à l'égard des Bourbons. princes de la famille royale s'embarquent pour différens points du continent. Entrée des monarques alliés à Troyes. Conversation du prince héréditaire de Wurtemberg avec le marquis de Widranges sur les intentions des alliés. Une députation des principaux royalistes de Troyes réclame 1. rétablissement de la dynastie légitime. - Réponse de l'empereur Alexandre. Situation de Paris à l'approche des alliés. Tout semble se dissoudre. Napoléon prend tout à coup l'offensive sur la Marne. Défaite de l'arrièregarde russe à Champaubert. Combat de Montmirail, et défaite du corps d'armée de Sacken. Poursuite des Prussiens et des Russes jusqu'à Château-Thierry. Sac de cette ville. Les ennemis se réfugient derrière la Marne. Marche du maréchal Blucher sur Montmirail. de Vauchamp ou de Janvilliers. Blucher sur Châlons.

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LIVRE VIII.

Combat Retraite du maréchal

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Effets des victoires remportées sur l'armée de Silésie.-Marche de la grande armée austro-russe le long de la Seine et de l'Yonne. Les Cosaques se répandent dans le Gâtinais, jusqu'aux portes d'Orléans. Ils sont repoussés à Sens; ils se rendent maitres de Courtenay, de Montargis et de Nemours. Siége de Sens par le prince royal de Wurtemberg. Prise de cette ville. Nogent est attaqué, brûlé et presque détruit. Les marechaux ducs de Reggio et de Bellune se replient sur la vive droite de la Seine. - Les alliés s'emparent de Nogent, de Bray et de Montereau. Leur hésitation. Ils passent la Seine, poussent jusqu'à

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