Almanach des Muses: 1765-

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Claude Sixte Sautreau de Marsy, Vigée (M., Louis-Jean-Baptiste-Étienne), Marie Justin Gensoul
Delalain, 1796 - French poetry
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Page 168 - Mon beau voyage encore est si loin de sa fin ! Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin J'ai passé les premiers à peine. Au banquet de la vie à peine commencé, Un instant seulement mes lèvres ont pressé La coupe en mes mains encor pleine.
Page 168 - ... moisson, Et comme le soleil, de saison en saison, Je veux achever mon année. Brillante sur ma tige et l'honneur du jardin, Je n'ai vu luire encor que les feux du matin, Je veux achever ma journée.
Page 95 - Voyez ce drapeau tricolore Qu'élève en périssant leur courage indompté; Sous le flot qui les couvre, entendez-vous encore Ce cri : Vive la liberté! Ce cri .... c'est en vain qu'il expire , Étouffé par la mort et par les flots jaloux : Sans cesse il revivra, répété par ma lyre; Siècles, il planera sur vous!
Page 32 - Jeux sanglants de l'esprit, funeste badinage, Plus cruel que le fer instrument du carnage , Qui , dépouillant le cœur de sa noble fierté, A la mollesse, à l'or, vendit sa liberté! Malheureux qui changeait, avec trop d'imprudence, Aux festins des tyrans la sobre indépendance; Prodigieux mortel , homme unique et divers , Tantôt avec les dieux planant sur l'univers , Tantôt jusqu'à Zoïle abaissé dans la fange , De...
Page 15 - Pour prix de ces leçons et de ces pleurs si doux, Cœurs sensibles, venez, je le confie à vous. Il n'est pas importun : plein de sa défiance , Rarement des mortels il souffre la présence. Ami des champs , ami des asiles secrets , Sa triste indépendance habite les forêts ; Là-haut sur la colline il est assis peut-être Pour saisir le premier le rayon qui va naître ; Peut-être au bord des eaux, par ses rêves conduit...
Page 31 - Un zéphyr qui s'égaye , une onde qui serpente , flattent plus ses regards justement enchantés Que le faste indigent des profanes cités. Eh ! que dit à nos cœurs la pompe de nos villes , Ces palais élevés par tant de mains serviles , Ces rapides coursiers , ces chars tumultueux , Ces dehors imposants d'un ennui fastueux?
Page 16 - Son hôte, son parent, son ami, lui font peur : Tout son cœur s'épouvante au nom de bienfaiteur. Est-il quelque mortel, à son heure suprême, Qui n'expire appuyé sur le mortel qu'il aime, Qui ne trouve des pleurs dans les yeux attendris D'un frère ou d'une sœur, d'une épouse ou d'un fils? L'infortuné...
Page 94 - Toi que je chante et que j'adore , Dirige , ô Liberté , mon vaisseau dans son cours. Moins de vents orageux tourmentent le Bosphore Que la mer terrible où je cours. Argo, la nef à voix humaine, Qui mérita l'Olympe et luit au front des cieux , Quel que fût le succès de sa course lointaine , Prit un vol moins audacieux.
Page 14 - Quel besoin plus pressant nous donna la nature, Que de communiquer les chagrins qu'on endure, De faire partager sa joie et sa douleur, Et dans un cœur ami de répandre son cœur ? Toi seul, triste martyr de ta sombre prudence, Toi seul ne connais pas la douce confidence ! En vain de ton secret" tu te sens oppresser, Au sein de quels amis l'oseras-tu verser?
Page 17 - Ce beau lac, ces flots purs, ces fleurs, ces gazons frais, Ces pâles peupliers, tout t'invite à la paix. Respire donc enfin de tes tristes chimères"; Vois accourir vers toi les époux et les mères; Regarde ces...

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