Le pays des Zendjs; ou, La côte orientale d'Afrique au moyen-âge ... d'après les écrivains arabes

Front Cover
Hachette, 1883 - 280 pages
0 Reviews
Reviews aren't verified, but Google checks for and removes fake content when it's identified
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Common terms and phrases

Popular passages

Page 254 - Ils sont aussi les plus braves de tous les Indiens, et ce sont eux qu'on envoie chercher l'or. Il ya aux environs de leur pays des endroits que le sable rend inhabitables. On trouve dans ces déserts et parmi ces sables des fourmis plus petites qu'un chien , mais plus grandes qu'un renard. On en peut juger par celles qui se voient dans la ménagerie du mi de Perse, et qui viennent de ce pays , où elles ont été prises à la chasse.
Page 230 - Plusieurs écrivains arabes, en parlant du Ouâl, font une double comparaison qui a surpris un traducteur de Soléiman et lui a suggéré l'idée de faire dans le texte une correction, à mon sens inutile. « Un poisson, dit Soléiman, (sur le dos duquel il s'élevait quelque chose de) semblable à une voile de navire... Quand il rendait de l'eau par la bouche, on voyait pour ainsi dire s' élever un haut minaret3. » C'est ainsi que Reinaud traduit le passage. Il accepte le minaret comme figurant...
Page 229 - Filioli, nolite expavescere ; Deus enim revela vit michi hac nocte sacramentum hujus rei. Insula non est ubi fuimus, sed piscis omnium prior natancium in Oceano, et querit semper ut suam caudam jungat capiti suo ; sed non potest pre longitudine. Hic habet nomen Jasconius ' . » Plus tard, saint Brendan et ses compagnons sont encore en danger de périr et d'être dévorés par un monstre marin qui poursuit le navire en jetant des écumes par les naseaux. Mais cette bête, tuée par un autre
Page 52 - ... Nâqati, mince bourgade bâtie sur une colline de sable, à une portée de flèche de la mer, peu fréquentée des étrangers, vu son peu de ressources, n'ayant d'autre industrie que l'élève des chameaux ; enfin, à huit journées plus loin, Batta, dont le territoire touche à celui de Berbéra'. Le Berbéra renferme beaucoup de villes ou bourgades ; la première est Djouah, dont notre géographe se borne à citer le nom. De Djouah on atteint, en deux journées de navigation, Qarfoûna, où...
Page 254 - Les Indiens, ayant attelé leurs chameaux de la sorte, règlent tellement leur marche vers les lieux où est l'or, qu'ils n'y arrivent et ne l'enlèvent que pendant la grande chaleur du jour; car alors l'ardeur excessive du soleil oblige les fourmis à se cacher sous terre. Dans ce pays , le soleil est le plus ardent le matin, et non à midi , comme chez les autres nations.
Page 255 - Cette fourmi tire l'or des cavernes, dans le pays des Indiens septentrionaux appelés Dardes. Elle a la couleur du chat, la taille du loup d'Egypte. Cet or, qu'elle extrait durant l'hiver, est dérobé par les Indiens pendant les chaleurs de l'été, dont l'ardeur fait cacher les fourmis dans les terriers.
Page 149 - IbnBorhâneddîn et était originaire d'Egypte, un eunuque en sortit et salua le juge, qui lui dit : « Remets le dépôt qui t'est confié, et apprends à notre maître le cheïkh que cet homme-ci est arrivé du Hidjâz. » L'eunuque s'acquitta de son message et revint, portant un plat dans lequel se trouvaient des feuilles de bétel et des noix d'arec (faoufeV).
Page 255 - Les Indiens ne sont pas plutôt arrivés sur les lieux où se trouve l'or qu'ils remplissent de sable les sacs de cuir qu'ils ont apportés et s'en retournent en diligence. Car, au rapport des Perses, les fourmis, averties par l'odorat, les poursuivent incontinent. Un...
Page 140 - En temps de guerre, ces hommes marchent à la tête des combattants; il ya pour chacun d'eux quelqu'un qui prend le bout de la chaîne et qui la tire, en empêchant l'homme d'aller en avant. Des négociateurs s'entremettent auprès des deux partis; si l'on s'accorde pour un arrangement, on se retire; sinon, la chaîne est roulée autour du cou du guerrier ; le guerrier est laissé à lui-même; personne ne quitte sa place (213), tous se font tuer à leur poste.
Page 257 - Zindjs, on trouve des mines d'or, extrêmement abondantes. Les hommes, m'a dit le capitaine Ismaïlouïa, y creusent le sol pour chercher l'or. Et quelquefois leur travail les amène dans un terrain excavé comme les fourmilières. Aussitôt il en sort une nuée de fourmis grosses comme des chats qui les dévorent et les mettent en pièces. Dans l'année...

Bibliographic information