Choix de lectures geographiques et historiques: Présentées dans l'ordre qui a paru le plus propre à faciliter l'étude de la géographie de l'Asie, de l'Afrique & de l'Amérique. Précéde d'un abrégé de géographie, avec des cartes, Volume 5

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Chez l'auteur, 1783 - Geography
 

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Page 134 - Une cinquantaine de familles Européennes, avec environ cent cinquante efclaves, y cultivent le coton , le filent , en font des bas , qu'on vend aux autres colonies jufqu'à dix écus la paire. Il n'ya pas en Amérique d'auffi beau fang que celui de Saba. Les femmes y confervent une fraîcheur qu'on ne retrouve dans aucune autre des Antilles. Heureufe peuplade ! élevée fur un rocher entre le ciel & la mer, elle jouit de ces deux élémens, fans en craindre les orages. Elle refpire un , air pur...
Page 88 - L'écoulement des ravines qui tombent des mornes , entretient dans ce féjour une humidité continuelle & malfaine. Ajoutez à cette incommodité, le peu de fureté d'une Place, qui, commandée du côté de la terre , eft par-tout abordable du côté de la mer. Les îleis mêmes qui diftinguent les deux ports, loin de garantir d'une defcente, ne ferviroient qu'à la couvrir.
Page 52 - Les femmes portaient une forte de jupe de coton qui ne paflbit pas le genou. Les filles étoient nues comme les hommes. Ils vivoient de maïs, de racines, de fruits & de coquillages. Sobres, légers, agiles, peu robuftes, ils avoient de l'éloignement pour le travail. Ils couloient leurs jours fans inquiétude & dans une douce indolence. Leur temps s'employoit à danfer, à jouer, à dormir. Ils montroient peu d'efprit, à ce que difent les Efpagnols -, & en effet, des infulaires féparés des autres...
Page 270 - Ils boivent leur chica, ils s'enivrent; et quand ils sont ivres, ils nous traînent par les cheveux, et nous foulent aux pieds. Ah! Père, plût à Dieu que ma mère m'eût étouffée en naissant! Tu sais toi-même si nos plaintes sont justes.
Page 195 - ... de leur nation , qui avoient plus de force , ou qui pouvoient fe promettre plus de protection. Il n'y eut plus alors de culture fuivie , ni de colonie régulière à Sainte-Lucie. Elle étoit feulement fréquentée par des habitans de la Martinique , qui y coupoient du bois , qui y faifoient des canots, & y entretenoient des chantiers afiez con-1 fidérables.
Page 180 - Hollandois, la république ordonnoit qu'ils s'y retiraffent dans les mois de Juin , de Juillet & d'Août , pour fe mettre à l'abri des ouragans fi fréquens & fi furieux dans ces parages. Les terres du Lamentin , qui n'en font éloignées que d'une lieue , étoient les plus fertiles , les plus riches de la colonie. Les nombreufes rivieres qui arrofoient ce pays fécond , portoient des canots chargés , jufqu'à une certaine diftance de leur embouchure.
Page 65 - ... tel qu'il n'eft pas, mais tel qu'il fait que Vous l'avez jugé; tandis que celui auquel vous avez témoigné de l'eftime, ne fe dégradera point s'il le méritoit, ou fe piquera d'honneur s'il ne le méritoit pas.
Page 70 - C'eft un torrent qui fe perd dans les gouffres qu'il creufe. La compagnie de Saint-Louis -eft une preuve de fait ajoutée à cent autres pour confirmer le vice & l'abus des fociétés exclufives. Elle fut ruinée par les infidélités , par les profufions de fes agens , fans que le territoire confié à fes foins profitât de tant de pertes. Ce qui s'y trouva de culture , de population , lorfqu'elle remit en 1710 fes droits au Gouvernement, étoit pour la plus grande partie l'ouvrage des interlopes.
Page 141 - ... fans fe parler, fans fe regarder, ils lui plongent à la fois un poignard dans le fein. Elle expire-, & leurs larmes, leurs fanglots, fe confondent avec fes derniers foupirs. Ils rugiflent. Le bois retentit de leurs cris forcenés. Un efclave accourt. Il les voit de loin qui couvrent de leurs baifêrs la vidtimede leur.
Page 366 - ... lieu écarté, où les loix ne pouvoient pas atteindre. Une fituation qu'un petit nombre d'hommes pouvoit défendre contre plus de troupes qu'on n'en pouvoit employer contre eux, leur donna la hardiefle de ne vouloir d'autres maîtres qu'euxmêmes, & le fuccès couronna leur ambition. D'autres bandits & les générations qui fortoient de leur liaifon avec les femmes du pays, les recrutoient & les multiplioient. L'entrée étoit , dit-on , févérement fermée à tout voyageur dans la nouvelle...

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