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Le 25 , jour de la fête de St. Louis, les prinees & princeffes, les seigneurs & dames de la cour, les ambassadeurs & ministres des cours étrangeres, eurent l'honneur de rendre leurs refpects au roi, à l'occasion de la fête de S. M. Plu. sieurs morceaux de musique furent exécutés à son leyer par ses musiciens ordinaires, sous la conduite du Sr. d'Auvergne, surintendant de la mufique de la chambre du roi, en survivance du Sr. Franceur.

Le 26, L. M., accompagnées de la famille royale, ainsi que des seigneurs & dames de la cour, affifterent, dans la grand'salle du château, à la représentation du Connétable de Bourbon, tragédie du Sr. Guibert, auquel L. M. ont témoigné leur fatisfaction : la musique guerriere des enireactes, & celle qui tient à cette piece, font de la composition du Sr. Berton, maitre de la musique du roi, chargé de la conduite de ce spectacle.

Le 27, le corps de ville de Paris ayant été conduit à l'audience du roi, avec les cérémonies d'ufage, les Srs. Roéttiers & Angelesme de St. Sabin, nouveaux échevins prêterent le serment, dont le Sr. de Malesherbes, ministre & secrétaire d'état, fit la lecture, ainsi que du scrutin, qui fut présenté par le Sr. de la Bourdonnais de Braffac , maitre des requêtes. Le corps de ville eut ensuite l'honneur de rendre ses respects à la famille royale.

Le même jour 27, Mme, la princesse de Pié. mone partit du château de Versailles pour se rendre à Choisy, accompagnée de Mme, Elisabeth de France, de la comtesse de Marsan, gouvernante des enfans de France, & de la comtefle de Breugnon, sous-gouvernance, & des marquises de So. rans & de Bonnic, nommées

par accompagner dans son voyage cette princese, fujo vie d'un détachement des gardes-du-corps de S.

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le roi pour

M. & des officiers de fa maison, qui doivent la servir jusqu'au moment où elle aura joint ses propres officiers. L. M., ainsi que la famille rovale, fe rendirent le même jour à Choisy, d'où Mme. la princesse de Piémont repartit le lendemain pour aller coucher à Nemours. Cette princeffe, regretcée universellement, & destinée à faire le bonheur du prince auquel elle est unie, acquittera la France de la dette envers le Piémont, pour le présent inestimable qu'il lui a fait de Madamne, & de Mme. la comtesse d'Artois.

Leurs Majestés revinrent le 28, avec la famille royale , au château de Versailles.

Le 2 de ce mois, Monsieur est parti avec Madame pour se rendre à Chambery. Ce prince voulant dispenser du céremonial, les endroits par lesquels il doit pafler, voyage incognito fous le nom de comie d'Alençon.

Le Sr. Lemarié d'Aubigny, ci-devant conseiller maitre des comptes de Paris, a eu l'honneur d'être présenté au roi en qualité d'avocat - général, de cette même cour , par le garde de sceaux de France..

Le Sr. Courrejolles a eu l'honneur de prélenter au roi un nouvel instrument de physique qui : observe le tems , & qui en tient compte de telle. forte que les physiciens qui font des observations météorologiques, n'auront plus besoin de s'en oca cuper. Cet instrument, appellé Météorologue ou Météorographe, tint note de tous les mouvemens de l'atmosphere pour toutes les heures de la nuit & du jour. Celui qu'il a présenté au soi, est appliqué à un baromêtre.

PARIS (le 7 Septembre. Il paroit un édie du roi, donné à Verfailles au mois d'Août, portant suppression des offices de receveurs des tailles, & création d'offices de receveurs des impositions fans

porter néanmoins aucune atteinte aux droits

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appartenans à ceux qui sont pourvus aduellement des offices de receveurs des cailles, à ceux qui ont été reçus en survivance, ou qui , ayant l'agrément, ont fait commettre, en attendant leur majorité, à l'exercice de ces charges, dont ils continueront de jouir leur vie durant.

Un second édit , du 18 du même mois, rétablit 4 offices d'huissiers au parlement de Paris.

On a publié plusieurs arrêts du conseil d'état du roi. Le premier, du 8 Juillet, proroge pendant 5 années, l'attribution donnée aux Srs, intendans & conimissaires départis dans les provinces & généralités du royaume, par l'arrêt du 7 Avril 1771, concernant la police du roulage.

Le 2e. , du 24 du même mois, ordonne qu'à l'avenir , les villes , corps, communautés , hôpia taux, & provinces, ne pourront être autorisés à faire des emprunts, qu'en destinant un fond annuel aux remboursemens des capitaux.

Le 3e., du 26, caffe & annulle deux arrêrs du parlement de Paris, des 12 & 19 Juillet 1775, & ce qui s'en est ensuivi , & ordonne que l'or donnance du bureau des finances du 5 dudit mois de Juillet 1775 , portant évocation d'une procédure criminelle encommencée à la justice de Vaux, contre l'inspecteur & les ouvriers commis

par

les ordres de S. M. à la fabrication du pavé dans les bois de Vaux, sera exéculée selon sa forme & teneur.

Le 4e. , du ier. Août , ordonne une imposition annuelle , à commencer en 1776 , de la soma me de 800 mille livres; sçavoir , celle de 721 mille 905 liv. sur les pays d'élection, & celle de 78 mille 95 liv, sur les pays conquis, pour être employée aux travaux du canal de Picardie & de celui de Bourgogne , de la navigation de la Cha. rente , & autres ouvrages de cette nature, dela tinés aux progrès de la navigation.

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* Le roi, toujours occupé du bonheur de ses peuples, ayant cru devoir changer la forme de l'administration des messageries & diligences, adoptée sous les regnes précédens, il a été rendu's arrêts du conseil d'état, en date du 7 Août, qui sont tous relatifs à cet objet.

Le Ier. réunit au domaine de S. M. les privileges concédés par les rois , ses prédéceffeurs, pour les droits de carroffes , diligences & meffageries du royaume , & fait très-expresses défen. les à cous concessionnaires , pofsefleurs & fermiers de s'immiscer dans l'exercice desdits privi. leges, à compter des jours qui seront fixés par des arrêts particuliers qui leur seront notifiés un mois à l'avance. Le pe. réunit également au domaine du roi le privilege accordě pour l'établifsement des voitures de la cour & de celles de St. Germain, & révoque les baux paffés en vertu desdits privileges.

Le 3me. commet les Srs. de Boullongne , con seiller d'état ordinaire & au conseil royal , intendant des finances; Boutin, conseiller d'état & intendant des finances; Dufour de Villeneuve, confeiller d'état ; & les Srs. de Meulan d'Ablois, Raymond de Saint-Sauveur, de Colonia & Feydeau de Prou, maitres des requêtes, pour procéder aux liquidations ordonnées par les arrêts de ce jour, aux anciens fermiers des diligences & messageries du royaume, y compris les voitures de la cour, Saint-Germain, & les messageries qui en dépendent. - Le 4me. , nomme pour administrateurs, les Srs. Bernard , de St. Vicour , Jacquir ot , Raguel Royer & Morambert, qui, sous le nom de Dé nys Pergaut , dont ils sont cautions, seront chargés de l'adminiftr. tion générale des meflageries, Carrosies & diligences dans toute l'étendue du royaume,

Le sme., auquel eft annexé le tarif qui sera suivi à l'avenir, fert de réglement sur les diligences & 3. meflageries. Il nous a paru trop intéreflant pour ne pas le rapporter en entier.

Extrait des regiffres du conseil d'érat.

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Le roi s'étant fait représenter l'arrêe reniu en son

con il cejourd'hui ; Aode, par lequel S. M., en réudo nissane dans sa main les messageries qui faisoient ci-de

vant partie du bail des postes , & les droits de carrorfes & de quelques meisageries , poffé.lés par différens particuliers, à titre d'engagement, conceflion ou autrement, s'est réservé de prescrire les regles à suivre pour l'administracion desdites diligences & messageries, de déterminer les obligarions de ladice administration envers le public, & celles du public envers elle; de fixer le tarif des prix à payer, soit pour les places dans lefdites diligences, soit pour le port des hardes , argent

& autres effets ; s'étant fait pareillement représenter le ES résulcat de son conseil de ce jour, par lequel elle a

chargé de ladice régie & administracion Denys Bergauc & fes caucions, S, M, a vu avec fatisfaction , que ledic établissement présente à ses sujets des avantages multipliés; que fi la nécessité de conserver dans coute son intégrité les revenus qu'elle tire des diligences & mel sageries , s'oppose au de fir qu'elle auroit eu de suppria mer dès-à-présent le privilege excluff qui leur eft accordé, les principes qui seront suivie par la nouvelle' adminiftration, les commodités qui en résulteront pour les voyageurs & négocians , la célérité & le bas prix des transports devant lui assurer bientôt une préférence décidée : S. M., dès que ledic service sera enrierement & solidement établi, pourra, sans diminuer les revenus qu'elle cire desdicès diligences & messageries, & ceux qu'elle doit en acrendre, se livrer aux mouvëmens de son affeâion paternelle pour les peuples , & les foustraire audit privilege exclusif : S. M. a pensé. qu'en attendant qu'elle puiffe leur procurer la coralice des'avantages qui doivenç en résulter , il est de fa bonté de prendre les mesures les plus promptes pour en régier le service , & pour faire jouir les sujets des commodités qu'il doit leur procurer dès les premiers tenis de fon établissement, A quoi voulant pourvoir : oui le rapport du Sr. Turgor , conseiller ordinaire au conseil royal, Septembre, 1775. 28. quinz.

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