Le Tribunal révolutionnaire de Paris: ouvrage composé d'après les documents originaux conservés aux archives de l'Empire suivi de la liste complète des personnes qui ont comparu devant la Tribunal et enrichi d'une gravure et de Fac-simile, Volume 1

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Henri Plon, 1866 - France - 560 pages
 

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Page 32 - Dans tout pays où les droits du peuple ne sont pas de vains titres consignés fastueusement dans une simple déclaration, le pillage de quelques magasins, à la porte desquels on...
Page 171 - Après avoir entendu son arrêt , elle avait dit aux brigands du tribunal révolutionnaire : fous me jugez digne de partager le sort des grands hommes que vous avez assassinés ; je tâcherai de porter à l'échafaud le courage qu'ils y ont montré.
Page 76 - Un tel attentat ne permet nulle défense. C'est pour la forme. Adieu, mon cher papa, je vous prie de m'oublier ou plutôt de vous réjouir de mon sort. La cause en est belle. J'embrasse ma sœur que j'aime de tout mon cœur. N'oubliez pas ce vers de Corneille : Le crime fait la honte , et non pas l'échafaud ! C'est demain à huit heures que l'on me juge...
Page 8 - Paris un tribunal criminel extraordinaire qui connajtra de toute entreprise contre-révolutionnaire, de tout attentat contre la liberté, l'égalité, l'unité, l'indivisibilité de la République, la sûreté intérieure et extérieure de l'État, et de tous les complots tendant à rétablir la royauté ou à établir toute autre autorité attentatoire à la liberté, à l'égalité et à la souveraineté du peuple , soit que les accusés soient fonctionnaires civils ou militaires, ou simples citoyens.
Page 266 - Lorsque je me vois si grièvement, si injustement inculpé, suis-je le maître de commander au sentiment d'indignation qui me soulève contre mes détracteurs? Est-ce d'un révolutionnaire comme moi, aussi fortement prononcé, qu'il faut attendre une défense froide? Les hommes de ma trempe sont impayables, c'est sur leur front qu'est imprimé, en caractères ineffaçables, le sceau de la liberté, le génie républicain ; et c'est moi que l'on accuse d'avoir rampé aux pieds...
Page 14 - CAR tel est notre plaisir. En témoin de quoi Nous avons fait mettre notre scel à cesdites Présentes. DONNÉ à Versailles le neuvième jour du mois d'Août, l'an de grâce mil sept cent soixante dix sept, et de notre Règne le quatrième, Signé : Louis : et plus bas.
Page 279 - Point de délibération, ont-ils ajouté, nous avons assez vécu pour nous endormir dans le sein de la gloire; que l'on nous conduise à l'échafaud.
Page 253 - J'ai vu hier sa douleur (Ici encore une trace de larmes), à son mouchoir et à son voile, qu'elle a baissé, ne pouvant tenir à ce spectacle. Quand vous viendrez, qu'elle s'asseye un peu plus près, avec toi, afin que je vous voie mieux ; il n'ya pas de danger, à ce qu'il me semble. Ma lunette n'est pas bien bonne ; je voudrais que tu m'achetasses de ces lunettes comme j'en avais une paire il ya six mois, non pas d'argent, mais d'acier, qui ont deux branches qui s'attachent à la tête : tu demanderais...
Page 255 - ... ne me fut fait que cette question ; si j'avais conspiré contre la République. Quelle dérision ! et peuton insulter ainsi au républicanisme le plus pur ! Je vois le sort qui m'attend. Adieu, ma Lucile, ma chère Lolotte, mon bon loup ; dis adieu à mon père ! tu vois en moi un exemple de la barbarie et de l'ingratitude des hommes ; mes derniers moments ne te...

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