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Et

pour ce qui est du Port-Mahon, de Gibraltar de l'aluento, & des autres avan.. tages que la France offre a la Grande-Brelagne, outre qu'il sont precaires, qu'il sera au pouvoir de la France, & de l'Espagne de nous les ôter , quand il leur plaira, veu la situation de ces Royaumes, & les vastes richesses, & forces qu'on leur laissera, nous concevons qu'il est impossible qu'aucun puisse les envisager en aucun degré un compensation pour la Grande-Bre{agne, pour l'Espagne & les Indes qu'on laille a la Maison de Bourbon, ce qui entr’autres consequences fatales sera extremement prejudiciable a nos manifactures de l'aine, s'il ne les ruine pas entierement.

Quant la demolution de Dunquerque, quoy que nous avouons qu'elle contribuera beaucoup à la seureté de nôtre Commerce, cependant nous avons raison de craindre, par ce qui a été dit dans le debat, qu'on est pas encore convenu de le demobir que moyenant un Equivalent pui soit a la Satisfaction du Roy de France.

Pour ce qui regarde en particulîer les interets des Alliés, quoy quil ne soyent pas entierement arettez, cependant par ce qu'il parqit ces Alliés courrent risque

d'être

d'être laillés dans une Etat exposé qui ne fauroit du tout confifter avec notre feureté. · Le Rhin qu'on propose pour Barriere de l'Empire laisse - Strasbourg, & Hunni. ghem entre les mains de la France, & la premiere de ce places a toujours été regardée comme la Clef de l'Empire.

Les propositions de la France touchant la Barriere des Etats Generaux ne le privent pas seulement de toutes les places qui ont été prises depuis l'année 1709. mais aussi de deux, ou trois autres comprises dans les demandes qui firent les Etats de cette année la, ce qui rendra leur Barriere entierement insuffisante, & ce qui par consequent aftoiblit considerablement la feureté de la Grande-Bretagne.

Le Portugal paroit entierement abandonné au pouvoir de l'Espagne, non ob• stant les grands avantages que nous avons receus de ce Royaume en nôtre Comenerce, pendant cette guerre, & qui pouroit nous être encore extremement avantageux. Sur le tout il y à une difference li petitte, & fi peu considerable entre ces offres de la France, & celles qu'elle fit ir Fevrier a N. S. à Utrecht qui étoit ligné Huxelles, qu'il nous paroit en les comparant ensemble, que tant les uns que

les,

les autres font l'effet d'une Negociation secrete, & particuliere avec la France : Et cette Chambre ayant alors unaniment concourru à temoigner a la Reine son plus grande rellentiment contre ces conditions offer. tes a la Majefte & ses Alliés par les Plenipotentiaires de France, & sa Majesté ayant favorablement reçeu cette addresse, & ayant recompensé cetre marque d'obeiffan. ce, & de zêle par de sinceres remerciemens de fa part, les respect que nous avons pour la Majesté, & pour la justice que nous deronsa nôtre Patrie, ne nous permettent pas de retracter notre sentiment, ny croire les conditions presente. ment bonnes pour nous & pour les Alliésa ou donner quelque approbation aparence A ce qui fut receu alors par la Chambre , &

par les Alliés avec mepris, & deteftation. Pour ces raisons nous sommes d'avis

que ces offres de la France, sont trompeuses, qu'elles cachent des pieges, qu'elles ne font en aucune maniere proportionnées aux avan. tages que fa Majesté peut justement attendre pour ses Royaumes, & pour fos

Al

Alliés de grandes succes dont il à plû au Dieu de benir leurs Armes pendant les cours de cette guerre : Que les offres ne sont pas suffisantes pour conserver la Balance du pouvoir dans l'Eupore, ni pour la seureté future de la Majesté de ses Alliés quand même elles seroint exactement accompliées: Et que telles qu'elles sont elles ne renferment aucune seureté pour leur execution, ce qui rend absolument neceffaire la proposition que nous avons fait pour qu'on prenne de mesures de consert avec les Alliés, afin de les porter de se joindre à fa Majesté daos uac Guarantie Mu. tuelle,

Cette Proteftation se trouve signée par. Le Duc de Somerset, de Devonshire, de Bolton, de Malboroug, de Rutland, de Montagu. Le Marquis de Dorchester.

Le Comte de Berkley, de Godolphin, Suffolke, Warthon, Nottingham, Carlisle, Starboroug, Bridgewater, Lincoln, Bradford.

Le Vicomte de Townsend.

Les Evêques de Ely, de St. Asaph, de Banger, d'Oxford. Les Barons de Haverham, Mohon, Couper.

Adresa

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Adresse, que les Communes presenterent a la

Reine de la Grande-Bretagne le 20. Juin
1712
Tres-GRATIEUSE SOUVERAINE,
Tous, les Très-humbles & obéissans Su-

jets de Vôtre Majesté, les Communes de la Grande-Bretagne assemblées en Parlement demandons permission de reconnoître très-humblement la grande condercendance de V.M., à nous communiquer les conditions sur lesquelles une Paix générale peut être faite.

Nos Caurs sont pleins de gratitude pour ce que V.M. a déja fait, & les paroles nous manquent pour exprimer la fatisfaction avec laquelle nouş avons reçu tout ce dont il a plû à V. M. de faire part à vos Communes.

Nous avons une entiére confiance en V. M., qu'Elle poursuivra constamment le véritable Interêt de vos propres Royaumes; & qu'Elle tâchera de procurer à tous les Alliez , re qui leur eft par les Traitez, & qui est nécessaire pour leur sureté.

Ces affurances sont le moindre retour de ros fidéles Communes, pour tant de con

der

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