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de ne plus diferer à vous communiquer tou• tes ces choses.

Je ne saurois révoquer en doute que vous ne soiés pleinement persuadés, que je ne negligeray rien de mon côté, dans le progres de cette Négociation pour amener la paix à une heureuse & prompte concluGon: & je fais fonds sur votre entiere confiance en Moi, & que vous concourerés de bon ceur avec Moi.

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Proteftation de quelques Peits contre le projet de Paix du Samedi 7 Juin 1712.

a question étant proposé qu'on ajouJuë sur le discours de la Majefté.

Pour cet effet ou suppliera la Majesté de prendre de telles mesures de concert avec ses Alliez, qui puissent les induire de se joindre avec Elle pour une Guàrantie Mutuélle.

Et après un long debat la negative l'ayant emporté, 81 contre 36. Ceux qui étoient pour cette clause en ont donné les raisons suivantes en forme de Protestation au refus qu'on a fait à l'admettre. B6

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Nous jugeons quil est necessaire d'avoir la seureré proposée d'une Guarantie generale. I. Parce que nous concevons que les conditions de la Paix qu'on a offert procedent d'une negotiation separée, conduite par les Ministres avec la France, fans la participation des principaux Alliés, particulierement des États Generaux , comme ils le disent dans leur lettre a la Rei. ne (Eux dont la Majesté regarde les interets comme inteparables des Gjens, ainsi qu'Elle s'en est expliquée à ce Particulierement): II. Nous concevons que cette negotiation est contraire à ces ordres que sa Majesté declara avoir donne dans la rcponse qu'Elle rendit a l'addresse de cette Chambre , qu'Elle avoit donne charge a fes Plenipotentiaires à Utrecht, de conferter a. vec ceux des Alliés, ill. Elle est encore contraire a la resolution, contenuë dans les message du 17 Janvier qu'Elle envoya a cette Chambre de l'Union etroittre ou Elle se proposoit d'entrer avec eux pour ob tenir une bonne Paix, la Guarantir , & la foutenir, comme Elle l'avoit declaré dans fon discours à l'ouverture de cette ceflion qu'Elle entreroit avec Eux dans les enga, gements les plus etroits pour continuer l'Al

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Mance, afin de rendre la Paix generale seure & durable. IV. Nous jugeons cette negotiation contraire au VIII. Article de la grande Alliance, qui oblige expressement tous les Alliez de ne traittér que conjonctement, & du commun consentement de toutes les parties.

Nous concevons que les refus qu'on fait d'ajouter ces poroles peut être consideré par les Alliez comme une approbation que cette Chambre donneroit a cette methode qu'on a prise de traiter avec la France, qui peut leur paroitre comme tendant a une Paix separée, contre la quelle sa Majesté a temoigné son averfion, & qui a été de plus reconnuë dans cette Chambre comme une chose folle, de mauvase. foy, & qui seroit de facheuse consequence pour ce Royaume, & qui empecheroit cette Guarantie de la Paix par les Alliez, qui est si absolument necessaire pour leur seureté mutuelle, & qui nous laisseroit exposéz au pouvoir de la France, y ayant peu de raison d'attendre de secours d'Eux a l'avenir, après une si grande breche a la foy publique.

Il vous paroit encore que cette maniere de traiter separement peut exiter une li graade méfiance de ces Alliez,qu'elle peut

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le jetter dans les tentations de prendre de pareilles mesures, & donner par ce moyen occafion a la France de rompre cette Union qui nous a été fi utile jusqu'a prelent, & cí formidable pour Elle, & dont l'apparence feulo l'encourage où à differer la conclusion de la Paix, ou a imposer aux Alliez dans le cours de ce Traitté.

Il nous paroit qu'une Union parfaite entre les Alliez est autant plus necessaire dans le cas present que le fondement de toutes les offres de la France qui regardent tant la Grande-Bretagne, que les Alliez font bâtis lur-la renunciation du Duc d'Anjou à ce Royaume, la Renonciation qui a nôtre avis eft li trompeuse qu'aucun homme raisonnable, beaucoup moins de nations entieres ne puissent la considerer comme une seureté valable l'experience fuffit pour nous convaincre combien peu nous devons nous reposer sur les renunciations de la Maison de Bourbon. Et quoy qu'il arrivat que le present Duc d'Anjou fe crut lie par son present Acte, ce que fon grand Pere n'a pas fait , il ne sera pas moins libre a les descendans de dire qu'au. cun Acte de la façon ne pouvoit l'espriter d'un droit que la Naissance leur don.

ne quand ce droit est tel que du consentement de tous les François il doit être maintenu inviolablement, selon la conftitu. tion fondamentale du Royaume de Fran

ce,

Nous ne croyons pas qu'il soit seur de dependre & de faire fond sur cette partie principale du Traitté, de supposer qu't s'execute de lui même, & que s'eft l'intereft de la France de le maintenir, puis qu'au contraire il est manifefte , qu'Elle a fait de constans efforts depuis le traitté de Pyrenées pour unir ensemble les Monarchies de France, & d'Espagne. Qu'Elles a regardé cette Union comme son plus grande avantage, & comme le moyen le plus efficace pour etablir la Monarchie Universelle dans la Maison de Bourbon.

Quand même on pouroit raisonnablement,

fe

promettre que les deux Couronnes de France & d'Espagne resteroyent sé. parées dans les Branches de la Maison de Bourbon, cependent cela est contraire à la grande Alliance, même qui expose l'usurpation que le Roy de France a faite pour le Duc d'Anjou de la Monarchic d'Espagne, comme la principale cause de la Guerre.

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