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la Grande Bretagne leur ont communiqué les Ecrits de ceux du Roy de France , ils doivent pareillement leur communiquer le sus-dit Narré du Fait, afin que par ce moien ils voient de quelle maniere les choses, dont il s'agit, se sont passées, & comment ce qui en est raporté de part & d'autre s'accorde , & qu'ils temoignent aux Plenipotentiaires de S. M. B. le plaisir que L, HP, ont de ce qu'ils veulent bien emploier leur Entremise pour cette affaire, & les remercient de la peine qu'ils ont prise, & leur fassent connoitre qu'Elles de firent qu'ils vueillent continuer leur Mediarion.

Que de plus, ils declareront de la part L. H. P. que les Affaires se trouvant dans un tel état, Elles ne jugent pas neceffaire de decider du Droit, ou du Tort, que l'une ou l'autre des Parties peuvent avoir , mais que L. H. P. n'avoient pas crû qu'une Querelle de la nature de celle-ci, auroit été un Obstacle pour retarder un aussi grand Ouvrage que l'est celui de la Paix. Que L. H. P. n'ont jamais eu aucun Avis de cette Querelle survenue entre les Laquais de Mr.. Menager & de Mr. le Comic Rechteren , avant que d'avoir reçu la

Leta

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Lettre dont il a été fait mention au commencement de cette Résolution : tant s'en faut qu'Elles aient donné quelque Ordre fur cela au Comte de Rechteren: Que par conséquent Elles défavouënt tout ce qui a été fait sur ce sujet, à leur Infçû & sans leur Ordre : Qu'Elles auroient bien souhaité que cette Affaire n'eut point été mise en train,ni portée devant S. M. T.C.

:3 mais que, puis que cela est fait, Elles se persuadent néanmoins que, quoi qu'Elles aient le malheur d'être en Guerre avec le Roi de France, Sa Majesté leur fera la justice de croire qu'Elles n'ont jamais perdu le Respect, ni la haute Eftime qu'une République doit à un Grand Roi;& qu'El. le a toujours eu, '& aura sans cesse : Qu'Eltes auroient certainement beaucoup de Déplaisir fi S. M. en avoit d'autres pensées: Que pour faire connoître maintenant leur Délir & leur Penchant pour l'Avancement de la Paix, le Comte de Rechteren ne sera plus emploié, comme Plénipotentiaire, aux Conférences qui se tiendront pour cela, & qu'on déliberera, selon la Coûtume de nôtre Gouvernement, pour faire la Nomination d'un autre Plénipotentiaire. Que L. H.P. donneront des Tom. II.

F

Eclaira

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Eclaircissemens par écrit aux Plénipotentiaires de la Grande Bretagne, pour les communiquer aux Plénipotentiaires de France. Qu'avec ceci on representera combien L. H. P. ont à cæur d'éloigner tous les Obstacles qui peuvent nuire au Traité de la Paix. Que par ce možen Elles se promettent certainement que lesdits Plénipotentiaires de la Grande Bretagne ne seront pas seulement convaincus de la Condescendance de L. H.P.; mais aussi qu'ils agiront en telle sorte, que les Pléni. potentiaires de France en seront contens.

Les Seigneurs Députez de la Province de Gueldre, & de Groeningue & Ommelande, se font déclarez contre la Conclu. fion ci-dessus, se reseryant la libre Déliberation desSeigneurs Etats leurs Principaux, & d'y faire telles Remarques que lesdits Etats jugeront convenables à cela.

Les Seigneurs Deputez de la Province d'Overyffel ont declaré, que leur Sentiment est, que les Remarques, ou Contredéclaration du Comte de Rechteren, fur le Factum de Mr. Menager, & les Pieces miles sous les Numero 1. 2. 3.4.& 5.& fous les Lettres A. B. C. D. & E. & les aus tres Pieces qui y sont alleguées & ajoûtées

doivent être inserées dans les Régîtres de
L. H.P. & de prendre le susdit Raport
pour le donner aux Seigneurs Etats leurs
Principaux, afin qu'ils déliberent là dessus,
parce qu'ils en sont les seals Juges compe-
tens; & que cependant ils n'aprouvent pas
la susdite Conclusion.
Ceci s'acorde avec le susdit Régître.
1 Etoit signé.

F: F A GE L.

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Voici le fameux Traité de l'Alliento , qui a

fait tant de bruit; & que l'Angleterre, a obtenu de la France Age de l'Espagne, à commencer du premier de Máy de la présenannée 10

1742? fu le même pied que la Compagnie de France l'a eu jusques audit jour ó qu'il eft imprimé ci-dessus. *.

Τ Α. 1 Τ Ε
Fait entre les deux Roys, Catholique Tresa

Chrétien, avec la Compagnie Royale de Gula 6née établie en France'; concernant l'introm

duction des Négres dans l'Amérique', pena
dant le temps de dix années, qui commen-
ceront le premier jour de May prochain mille
sept cens deux, db fmiront à un pareil jour
de l'année mille fept cens douze,
F 2

MON.

:

Mlier de l'Ordre de Saint Louis, Chef

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d'Escadre des Armées Navales de SaMajesté Très - Chrétienne, Gouverneur du petit Goüave & autres lieux en dépendants dans l’Ifle Espagnole; autrement appellée par les François, Saint Domingue, s'oblige, tant en son nom, que pour toute la Compagnic Royale de Guinée, établie en France en vertu du pouvoir de ladite Compagnie,qu'il a representé ; d'execucer & remplir toutes les conditions, mentionnées au présent Traité de l'Introduction des Esclaves Négres dans tous les Pays, Terres fermes & Ides de l'Amérique appartenantes à Sa Majefté Catholique.

I. Ladite Compagnie Françoise de Guinée ayant obtenu la permillion de leurs Majestez, Très-Chrétienne, & Catholique, de se charger del Alfiento, ou Introduction des Eclaves Négres dans les Indes Occidentales de l'Amérique appartenantes à Sa Majefté Catholique, afin de procurer par ce moyen un avantage & une utilité reciproque à leurs dites Majestez, & aux Sujets de l'une & de l'autre Couronne: offre & s'oblige, çant pour Elle, que pour

fes

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