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[6] pour la superstition religieuse, pour tout ce qui trouble et entravé la marche de cette grande révoluLion; dans l'amour pour l'égalité, la liberté, la fraternité , pour le gouvernement républicain., pour l'observatioit dès loix, pour les vertus énergiques et courageuses, mères des grands dévouemens et des grands exploits. pour les bonnes mưurs, sans lesquelles il n'y a ni liberté, oi loix, ni république !

Est-ce donc à telle expression isolée et fugitive, à telle phrase , dont on détourne ou mésintcrpréie le sens, à tel fait, peut-être saisi d'une manière incertaine dans la rapidité des événemens et l'obscurité de leurs causes, qu'il faut s'attacher pour juger un ouvrage constamment dicté

par
le

patriotisme le plus pur, et les plus prononcé, un ouvrage, il faut oser le dire ; qui a conquis à la révolution tant d'esprits et sur-tout tant de ceurs, qui a pártout fait tant de bien ét tant épargné de maux ?

Coupables et malheureux habitans de la Vendée, des deux Sevres et des Rives inférieures de la Loire, quels sont parmi vous les lecteurs de la Feuille Villageoise ? Quelles sont entre vos communes celles qui se réunissent pour cette lecture ? Quels sont. les maires ou les ministres du culte qui vous la lisent et vous l'expliquent?

Magistrats vertueux de ces départemens de la cidevant Bretagne , ou une trop longue insurveillance laisse eles hommes, dont on pourroit faire des françois, croupir dans une ignorance sauvage, renforcée par . un langage barbare, et livre l'extrêmité la plus importante de la France à la merci du fanatisine et de toutes les séductions, à la merci du voisinage et des pratiques infernales d'un ennemi sans foi; ne me disiez vous pas, dans l'effusion de vos cours patriotcs : ah! si l'on pouvoit traduire en breton votre Feuille Villageoise !

Que l'on demande aux départemens du centre, dont nous

avons presque tout le clergé par souscripleur, si la superstition et l'aristocratie peuvent s'y faire entendre. Arancoz dans le nidi , voyez

17] dans le département de l'Hérault, les prêtres professer les maximes républicaines, cinquante curés àla fois s'offrir au joug du mariage, deux cultes rivaux s'embrasser, le peuple obéir à toutes les lois , résister à toutes les teniations, se prononcer contre le fédéralisme et marcher fidèle à la république;eh bien ! il est peu le départemens où non13 coniprions un plus grand nombre d'abonnés. Celui du Gers presqu'emier est sur notre liste', ei se nourie de nos principes. Les sages administrateurs de ce directoire ont souscrit à la fois pour toutes leurs, 609 communes : voyez aussi quelle a été dans ces demiers tcms leur conduite , et celle des habitans éclairés de ces campagnes !

Mais quittons cette apologie. Laissons-là ce que nous avons fait, et voyons ce quil mc reste à faire. Mon apologie sera dans le cours de ces instructions amicales, où je continuer. de toutes mes forces à professer hautement la science de la liberté, l'évangile du républicanisme, les maximes de la colérance et de la fraternité universelle.

Les parties principales de ces instructions seront, 1°. la suite de la géographie historique et politique, toujours traitée dans le même esprit et tendang au même but ;

20. Le tableau de toutes les religions qui ont, chez les différens peuples, défiguré l'idée de Dieu, et altéré l'esprit de lhomme ; sujet divisé en plusieurs grandes époques , dont je n ai encore esquisse que la première, et que je suivrai désormais assiduement,

30. Un cours élémentaire de morale , promis, projerté depuis long-tems, et qui ne peut plus être retarde; où je lâcherai de rendre palpables et sur-tout d'enchainer et de présenter avec ordre et méthode , des vérités simples mais impoutantes , dont l'homme ne s'est pas écarié impunement, et auxquelles il est tems enlin qu'il revienne.

Je n'ai pas besoin de prévenir que ces trois grands sujeis ne seront pas traités simultanément et de front: ni les bornes de la Feuille , nicciles de mes

en

forces ne le permettent. Ils le seront successivement, et dans un ordre à peu près alternatif.

4°. L'explication des loix, et surtout de celles qui intéressent les campagncs, explication qui consiste le plus souvent à simplifier le texte , à bannir les expressions qui ne seroient pas généralement saisies, à n'y laisser rien de vague ni de superflu, moyen sûr d'éclaircir en abrégeani.

5o. Enfin les événemens et nouvelles, et principalement celles de nos armées, de ces armées intrépides que ni les forces ennemies, ni des fatigues toujours renaissantes , ni le dénuement, les privations et les sacrifices de tout genre, ni les trahisons de leurs chefs, n'ont pu décourager, nont pu et ne pourront jamais détacher de la causc sublime qu'elles sont dignes de défendre.

Ajontez à cela mille questions incidentes qui se présentent tous les jours, sur des matières de politique, de finance, de morale, d agriculiure.sur des usages utiles ou nuisibles à la santé, à la vie de l'homme ou des animaux, sur des améliorations à faire, ou des abus à réformer , et dont les solutions se trouvent ou dans notre correspondance même et dans les lettres qu'on Nous adresse, ou dans nos réponses.

Ajoutez-y des anecdotes, des récits, des dialogues, sur une foule d'objets divers , mais tous présentés sous cet aspect philosophique ou révolutionnaire, qui fait que

les moindres détails tournent au profit de l'instruction et du civisme; voilà sans doute de quoi remplir avec autanı d'utilité que d'agrément, avec une variété piquante et inépuisable, une année de leçons ou plutôt d'entretiens

Amis et frères, voilà dans quelles routes, tantôt fleuries et fréquentées, tantôt un peu sauvages et quelquefois presque désertes , je vais m'engager avec vous. Depuis quatre ans, nous avançons dans les voies de la liberté entraînés par

les mouvemens successifs de cette révolution étonnante qui a rendu au peuple François sa souveraineté , et qui, malgré les efforts des tyrans , promet d'affranchir le monde : suivons-la dans son cours rapide jus:

(9) qu'à ce qu'elle ait enfin détruit etrenversé tous les obstacles; jusqu'à ce que nous puissions nous reposer sous l'égide de notre Constitution-Républicaine.

En attendant , ornons notre esprit et notre ame do connoissances et de vertus. Nous voyons le but : ne nous lassons point d'y prétendre. Marchons', sans revenir jamais sur le passé. Nous n'aurons point à

nous plaindre du voyage si nous trouvons sur notro chemin Bardent amour de la patrie , l'attachement à nos devoirs le contentement de l'ame et la sagesse. Peut-être votre guides ne vous conduira-t-il pas aussi loin qne le lui fait espérer son zèle , mais au moins', j'ose vous le promettre', il bě vous éga

iera pas. :

· N. B. Au prochain numéro, la suite de la géographie universelle et la fin de la partie historiquo de l'Etat de l'église.

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Quelques réflexions sur la premiére époque , antíricyra

à tous les cultes connus. Quelques lecteurs ont été effarouchés des dix-sept mille ans auxquels article inséré dans le 8°: 3o de la 30. année (1) fait remonter la connoissance des signes du zodiaque et l'adoration des astres.

D'autres pensent qu'il est inutile de remonter bien haut avant cette connoissance et cette adoration; et que le genre-hiumain", ptesque à sa'naissance, frappé de ces grands objets, dut les observer et les adorer, comme par un premier mouvement.

D'auties enfin, sekgurant sans doute que, depuis la création, la terre fut toujours'à peu près ce qu'elle

(1) Il est presqu'entièrement tiré de l'excellent ouvrage de Volney, intitulé les Ruines, le même dont un extrait raisonné et très bien fait fut la dernière production de Cerutti No, i, Quatrième cunée.

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est, ne peuvent croire que les hommes y aient été si long-tems erraus, dénués, misérables. "Ils se représentent toujours un seul homme avec sa compagne, peuplant par degrés copte la terre , sous l'action immédiate dun Dieu qui daignoit communiquer avec eux : ils repoussent toute conjecture, toute supposition contraires.

Je ne répondrai peint à tous ces doutes par de longues dissertations.

Quant au promier, un mot 'suffit. Les calculs asgronomiques ne sont pas plus sujets à erreur qu'il n'est possible que deux et deux ne fassent pas quatro: Ainsi il n'y a pas un an à rabattre des dix-sept mille ans d'antiquité, auxquels remontent les preuves de la sonnoissance des douze signes du zodiaque chez des nations orientales.

Pour éclaircir le second et le troisième,doutes, je conseillerois volontiers de relire simplement l'article qui les a fait naitre. Il me paroît y répondre suffi. samment. Mais quelques observations peuvent être utiles avant une strorrde letrare.

Il ne s'agit point d'examiner à quel systeme, ou même à qnelle croyance“ ces idées sont contraires. On ne doit prendre pour guides, que la certitude physique d'abord, et ensuite la vrai-semblance.

La certitude 'est premièrement pour l'antiquite de 17 mille années : elle est ensuits pour d'horribles bouleverseméns arrivés dans le globe de la terre, Jesquels ont dû, peut-être plysicurs fois, y éteindre presqu'entièrement les races humaines, et détruire les progrès qu'elles commençoient à faire dans djart de vivre.

La certitude est encore pour la diversité de ces saces, nées ou créées soit successivement, soit à la fois

« Il n'est permis qu'à un aveugle, dit avec raison Voltaire, de douter que

les Blancs, les Negres, les Albinos, les Hottentots, les Lapons, les Chinois les Américains soient des races entièrement differentes ).

Toutes ayant des organu diversement sensibles, et

sur

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