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bonheur! Vainement chercherait-il au loin ou dans le passé à se prévaloir d'exemples analogues; il ne peut en prendre que de lui-même : il doit éviter la déception des noms, et se ranger à sa situation, sous peine de se voir frustré, et des libertés que garantit le Système Représentatif, et du repos que promet un Gouvernement concentré. Toutefois, l'expérience des temps et des Peuples, d'accord avec l'observation de la nature humaine, a prouvé que la prudence et la modération ne peuvent point être des qualités éminemment départies à des Assemblées nombreuses et délibérantes ; que c'est la sincérité et la franchise qui doivent les y remplacer, et que par conséquent celles-ci ont des droits à l'indulgeuce du pouvoir qui en a permis la manifestation. Aussi l'expression mesurée des besoins et des vœux de la Nation représentée par ses délégués, est leur attribution et leur devoir comme il est dans la volonté du Souverain de les entendre et de les accueillir. C'est en agissant d'après ces principes que la Session actuelle deviendra sans doute remarquable, et offrira une époque de satisfaction universelle.

CONVENTION between Austria and Sardinia, for the free
Transfer of Private Property, Inheritances, and Successions.—
Signed at Vienna, November 19, 1824.
(Translation.)

His Majesty the Emperor of Austria, and His Majesty the King of Sardinia, being desirous of extending the beneficial effects of the Convention concluded between the two Courts on the 31st of August, 1763, for the Abolition of the "Duty of Escheatage," "Diritto d'Albinaggio," in the Provinces and Countries successively united in the two Monarchies of Austria and Sardinia, and the relations of strict amity happily subsisting between the two States; and desiring, moreover, that their respective Subjects may enjoy the advantages of a free transfer of Properties, Inheritances, and Successions, from within one State to the other, have named Plenipotentiaries to regulate whatever may concern the execution of their benevolent intentions, namely: His Majesty the Emperor of Austria, Clement Wenceslas Lothaire, Prince Metternich Winnebourg, Prince of Ochsenhausen, Duke of Portella, Chamberlain, Privy Councillor of His Imperial Majesty, Minister of State and of Conferences, Chancellor of the Court and State, and of the Imperial House, &c. &c. And His Majesty the King of Sardinia, Charles Francis Count of Pralorme, Envoy Extraordinary and Minister Plenipotentiary to His Imperial and Royal Apostolic Majesty, &c. &c. &c. ; which Plenipotentiaries have agreed upon the following Articles :

6.

I. The Convention concluded and signed at Vienna on the 31st of August, 1763, for the Abolition of the Duty of Escheatage," in the two Monarchies of Austria and Sardinia, shall expressly

remain in force, with the following additions and modifications, and shall be observed in all the Kingdoms, Provinces, and Countries of which the two Monarchies are at present composed.

II. In addition to the power of inheriting, by such means as are already established in favour of the respective Subjects, agreeably to the Laws and Statutes now in force in the two Monarchies and in the several Kingdoms and Provinces of which they are composed; there shall be henceforth, in the States of His Majesty the Emperor of Austria and His Majesty the King of Sardinia, full power of conveying Properties, Inheritances, and Successions, from within one State to the other, so that neither the payment of "The Legacy Tax due by Aliens," "Tassa di detrazione," nor of any other Impost existing in either of the two States, on the transfer of Property, shall be exacted, so far as such Taxes and Imposts would enter into the Treasuries of the Sovereign.

III. The Abolition of the above-named Tax shall not affect the Tax of Emigration, which is so closely connected with the existing Laws of Emigration, nor those Taxes which are paid on Properties and Successions, and which the Subjects of the two Countries are bound to pay upon taking possession of an Inheritance, even when neither Emigration nor transfer of Property has taken place; the two High Contracting Courts, however, expressly reserve to themselves the power of regulating whatever may appear to them most expedient with regard to the Taxes upon Inheritance and Emigration.

IV. The free Transfer of Estates, referring in their nature to Property and not to Persons, is in no way changed by the present Convention, with respect to the Laws and Ordinances, which impose upon all Subjects, under confiscation or some other penalty, the necessity of obtaining permission to emigrate from their respective Governments, previously to their establishment in a Foreign Country

V. In conformity with the same principle, it is agreed, that, notwithstanding the free transfer of Property as above permitted, the Tax on exemption from Military Service may be exacted, in all cases in which permission to emigrate is granted to an Individual, who, from his personal qualifications, would be liable to military service, and who shall not have passed the age at which such liability ceases.

VI. The penalty of Confiscation shall not be applied to Persons who shall have emigrated before the present Convention, without having previously obtained the permission of their Sovereign, excepting in the cases of Individuals who have settled in Foreign Countries with a full knowledge of the existing Laws against Emigration, and have refused to obey the injunctions of the proper Authority,

VII. It is equally understood, that the preceding Stipulations shall not affect the Custom-House Regulations at present in force in the two Countries, nor those which may in future be established,

VIII. Although, by the present Convention, the Taxes and Imposts respecting the transfer of Property, are abolished, in as far as they relate to the receipt of the same in the Treasury of the Sovereign, it is nevertheless reserved to the Provincial States and Corporate Bodies who possess the right of collecting such Taxes, in cases of the transfer of Inheritance, to continue in the exercise of such right.

IX. The present Convention shall be ratified, and the Ratifications exchanged at Vienna, within the space of four weeks, or sooner if it be possible. It shall have full force and effect from the day of the exchange of the Ratifications.

In faith of which the respective Plenipotentiaries have hereunto affixed their Signatures and the Seal of their Arms.

Done at Vienna, the 19th of November, 1824.
METTERNICH.

PRALORME.

SPEECH of the Emperor of Austria, on the Opening of the Diet of Hungary, at Presburg, the 19th September, 1825. (Traduction du Latin.)

FIDELES Etats de mon très-cher Royaume de Hongrie !

Il a paru enfin, à ma plus grande satisfaction, le moment si longtems désiré où j'ai pu vous rassembler autour de mon Trône pour délibérer avec vous sur tout ce qui peut contribuer efficacement au bienêtre de la Patrie, et pour rapprocher en quelque sorte de mon cœur, par un nouveau lien, mon Peuple fidèle et aimé, en faisant couronner solennellement la Reine, ma très-chère Epouse.

Des événemens importans se sont passés depuis notre dernière réunion dans ce lieu. Il a fallu les guerres les plus sanglantes pour procurer enfin à l'Europe la jouissance de la Paix après laquelle elle soupirait en vain depuis si long-tems. Pendant toute la durée de cette lutte, je n'ai craint aucune peine personnelle, je n'ai négligé aucun soin, aucun effort qui me parût propre à atteindre mon but, pour soutenir les droits de mon Royaume, et transmettre entière à mes Successeurs la gloire de la Monarchie de mes Ancêtres, et la dignité des Couronnes que je porte.

Ils ne sont pas restés sans fruit, mes efforts sincères ! Ils ont été couronnés par des Victoires importantes et par l'heureuse fin des calamités de la Guerre. Je fais ici le solennel aveu que ce résultat doit être attribué avant tout à Dieu, Maître de toutes les destinées, ensuite à la fidélité, à l'amour de mes Peuples, à l'intrépide persévérance des Monarques mes Alliés, à la bravoure de mes Armées, aux sacrifices constans par lesquels mes Sujets se sont acquis une gloire impérissable. Quelle part la Hongrie n'y a-t-elle pas prise! Avec quel zèle n'a-t-elle pas fait briller sa fidélité, son dévouement et cette générosité héréditaire toujours reconnue comme un appui de mon Trône, comme l'héri

tage de vos ancêtres! Ce sont vos actions qui le proclament, ces actions qui resteront éternellement gravées dans la mémoire de mon cœur.

Mais pendant que les succès de nos Armes conservait la Monarchie, et nous mettait à même de pouvoir incorporer de nouveau à ce Royaume les anciennes Provinces arrachées à la Couronne de Hongrie, les Peuples soumis à mon Sceptre remportaient une victoire éclatante d'un autre genre, victoire qui portera les fruits les plus bienfaisans et les plus salutaires pour eux et pour leurs descendans. Tous, et parmi eux mes fidèles Hongrois, ont repoussé unanimement cet esprit pernicieux qui a entraîné d'autres pays dans les plus grands désordres et les plus affreux malheurs. Mes Peuples n'ont pas oublié que l'espérance fondée sur la sagesse du Tout-Puissant, la fidélité invariable envers le Prince fortifiée par une confiance réciproque, l'observation consciencieuse des institutions, établies par nos Ancêtres, consolidées par le tems, sanctionnées par l'expérience des siècles, constituent la véritable félicité des peuples, et forment, dans toutes les circonstances et à toutes les époques, une garantie inébranlable.

Il est évident pour chacun que les événemens chanceux de ces dernières Années ont rendu nécessaires de grands et de nombreux sacrifices financiers. Mais un système délibéré avec maturité, introduit avec fermeté, soutenu avec un zèle persévérant, a créé de nouveau le Crédit Public, l'a consolidé, et a déjà fermé plusieurs plaies de l'Etat. Guérir celles qui restent encore ouvertes, et fonder ainsi la prospérité durable de la Hongrie, c'est ce que nous attendons de votre prudence législative. Je ne vous demande rien que du zèle pour votre propre bien-être ; je me fie à votre sagesse, Pères de la Patrie, pour que vous proposiez les mesures les plus propres à l'assurer. Ces mesures ne resteront pas sans l'effet désiré, elles ne manqueront pas d'un appui sincère de la part de votre Roi, si, animés uniquement du zèle pour le bien public, vous unissez vos efforts aux miens pour créer la prospérité durable de la Patrie, et mériter ainsi la reconnaissance de la postérité.

L'espoir certain d'une paix de longue durée favorise beaucoup ces délibérations importantes. Un autre motif m'engage encore à les entreprendre dans le moment actuel. Mon âge s'avance, et les jours des mortels sont entre les mains du Seigneur.

Je désirais voir encore pendant ma vie votre prospérité s'accroître par des Lois et des Ordonnances sages, afin de pouvoir, avec une confiance entière, transmettre à mes Successeurs, ainsi qu'aux Hongrois, enfans de mon cœur, le dépôt sacré de la Constitution du Royaume, toujours de plus en plus fortifiée.

Par mes Propositions Royales que je vous remets ici, les fidèles Etats verront que mes vues paternelles sont uniquement dirigées vers le bien-être de tous les Sujets de mon Royaume de Hongrie.

Recevez l'assurance de ma bienveillance Impériale et Royale.

CONVENTION between France and Spain, for prolonging the stay of the French Army in Spain.-Signed at the Escurial, the 10th of December, 1824.

SA Majesté Catholique le Roi d'Espagne et des Indes, ayant jugé qu'il serait utile de conserver dans Ses Etats une partie de l'Armée Française au-delà du terme du 1er Janvier, 1825, afin d'avoir le tems de réorganiser complètement l'Armée Espagnole et de consolider le rétablissement de l'ordre public;

Et Sa Majesté Très-Chrétienne le Roi de France et de Navarre, désirant donner à Sa Majesté Catholique un nouveau témoignage du vif et sincère intérêt qu'Elle prend à son Auguste Personne, à l'affer. missement de Son autorité légitime et à la prospérité de Ses Peuples;

Leurs Majestés ont résolu de conclure, pour arriver à ce but, une Convention nouvelle, et ont nommé Plénipotentiaires à cet effet, savoir:

S. M. Très-Chrétienne, le Sieur Charles-Joseph Edmond de Boisle-Comte, Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur, Son Chargé d'Affaires près S. M. Catholique ;

Et S. M. Catholique, Don Francisco de Zea Bermudez, Chevalier Pensionné de l'Ordre Royal et distingué de Charles III., Conseiller d'Etat, Son Premier Secrétaire d'Etat, Président de Son Conseil des Ministres et Surintendant-Général des Courriers, Postes et Routes, d'Espagne et des Indes;

Lesquels, après avoir échangé leurs Pleins-pouvoirs, trouvés en bonne et du forme, sont convenus des Articles suivans:

I. Le Corps d'Armée Française actuellement existant en Espagne, sera réduit à 22,000 hommes, à partir du 1er Janvier, 1825.

II. Ces Troupes seront réparties dans les Places suivantes: Cadix Isle de Leon et ses Dépendances; Barcelone; Saint-Sébastien; Pampelune; Jaca; Seu d'Urgel; et Saint-Ferdinand de Figuières.

III. Indépendamment de ces Troupes, une Brigade, formée de deux Régimens Suisses et commandée par un Officier-Général, restera à Madrid, et dans celle des Résidences Royales où se trouverait Sa Majesté Catholique, pour faire le service auprès de Sa Personne et de la Famille Royale, concurremment avec les Troupes Espagnoles.

IV. Toutes les Places actuellement occupées par les Troupes Françaises seront évacuées, à l'exception de celles qui sont désignées dans l'Article 2; et les Troupes qui ne font partie d'aucune des nouvelles garnisons rentreront en France au terme du 1er Janvier, 1825, fixé par la précédente Convention.

V. Les Troupes Françaises fourniront les garnisons des Villes et Places indiquées dans l'Article 2.

Le Commandement Militaire de chacune de ces Villes et Places appartiendra à l'Officier Français pourvu de Lettres de Service pour y commander; et les rapports des Commandans Français avec les Capi

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