Cours d'étude pour l'enseignement du prince de Parme, Volume 3

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Duvillard & Nouffer, 1780
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Popular passages

Page 267 - C'est que tout ce qui nous frappe dans nos amis, comme dans nos ennemis, se lie naturellement avec les sentimens agréables ou désagréables qu'ils nous font éprouver; et que, par conséquent, les défauts des uns empruntent toujours quelque agrément de ce que nous remarquons en eux de plus aimable, ainsi que les meilleures qualités des autres nous...
Page 287 - Quoiqu'il fût né de parens catholiques, qu'il assistât à la messe , qu'il fût instruit à faire le signe de la croix et à se mettre à genoux dans la contenance d'un homme qui prie, il n'avoit jamais joint à tout cela aucune intention , ni compris celle que les autres y joignoient.
Page 280 - ... vous reconnaîtrez votre erreur. Vous avouerez que si , à chaque combinaison que vous faites, vous n'avez pas des signes pour déterminer le nombre d'idées simples que vous avez voulu recueillir, à peine aurez-vous fait un pas que vous n'apercevrez plus qu'un chaos. Vous serez dans le même embarras que celui qui voudrait calculer en disant plusieurs fois un, un, un, et qui ne voudrait pas imaginer des signes pour chaque collection.
Page 287 - Méfie, qu'il fût inftruit à faire le figne de la Croix , & à fe mettre à genoux dans la contenance d'un Homme qui prie, il n'avoit jamais joint à tout cela aucune intention , ni compris celle que les autres y joignoient.
Page 275 - En voici la raison. Par la nature de notre calcul, il suffit d'avoir des idées des premiers nombres pour être en état de s'en faire de tous ceux qu'on peut déterminer. C'est que les premiers signes étant donnés, nous avons des règles pour en inventer d'autres. Ceux qui ignoreroient cette méthode, au point d'être obligés d'attacher chaque collection à des signes qui n'auroient point d'analogie entre eux, n'auroient aucun secours pour se guider dans l'invention des signes.
Page 284 - Cette vérité montre encore combien les ressorts de nos connaissances sont simples et admirables. Voilà l'âme de l'homme avec des sensations et des opérations; comment disposera-t-elle de ces matériaux? Des gestes, des sons, des chiffres, des lettres, c'est avec des instrumens aussi étrangers à nos idées, que nous les mettons en œuvre pour nous élever aux connaissances les plus sublimes.
Page 247 - Il ya donc trois choses à distinguer dans nos sensations : 1° la perception que nous éprouvons ; 2° le rapport que nous en faisons à quelque chose hors de nous; 3° le jugement que ce que nous rapportons aux choses leur appartient en effet.
Page 267 - Mais il n'ya peut-être perfonne à qui il ne foie arrivé de faire quelquefois des raifonnemens bizarres , dont on reconnoît enfin tout le ridicule , fans pouvoir comprendre comment on a pu en être la dupe un feul inftant. Ils ne font fouvent que l'effet de quelque liaifon finguliere d'idées : caufe humiliante pour notre vanité , & que pour cela nous avons tant de peine à appercevoir.
Page 338 - Ainsi ils font bien des efforts pour définir des idées fort simples, tandis qu'ils jugent inutile d'en définir de fort composées. Cela fait voir combien en philosophie le plus petit pas est difficile à faire.
Page 266 - courage à celle de s'ôter soi-même la vie, ou » de l'exposer en cherchant à en priver celui de » qui on a été offensé, on aura deux préjugés, » l'un qui a été le point d'honneur des Romains, » l'autre qui est celui d'une partie de l'Europe. » Ces sortes de préjugés étant les premières im» pressions que nous ayons éprouvées , ils ne » manquent pas de nous paraître des principes

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