REVUE DES DEUX MONDES

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1874
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Page 221 - J'ai envie de voler, de nager, d'aboyer, de beugler, de hurler. Je voudrais avoir des ailes, une carapace, une écorce, souffler de la fumée, porter une trompe, tordre mon corps, me diviser partout, être en tout, m'émaner avec les odeurs, me développer comme les plantes, couler comme l'eau, vibrer comme le son, briller comme la lumière, me blottir sur toutes les formes, pénétrer chaque atome, descendre jusqu'au fond de la matière, — être la matière...
Page 837 - la collection de tous les corps organisés nés les uns des autres ou de parents communs, et de ceux qui leur ressemblent autant qu'ils se ressemblent entre eux.
Page 554 - Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où, Le héron au long bec emmanché d'un long cou : II côtoyait une rivière.
Page 127 - Si vous abandonnez Bazaine, la révolution est dans Paris et vous serez attaqué vous-même par toutes les forces de l'ennemi. Contre le dehors Paris se gardera. Les fortifications sont terminées. Il me paraît urgent que vous puissiez parvenir rapidement jusqu'à Bazaine.
Page 112 - L'armée de Châlons sera avant trois jours de 85,000 hommes, sans compter le corps de Douay, qui rejoindra dans trois jours et qui est de 18,000 hommes. Ne peut-on pas faire une puissante diversion sur les corps prussiens, déjà épuisés par plusieurs combats * L'Impératrice partage mon opinion.
Page 751 - Il y avait pourtant des occasions où cette princesse, si sauvage, devenait tout à coup affable, gracieuse et montrait la bonté la plus communicative : c'était lorsqu'il faisait de l'orage ; elle en avait peur, et tel était son effroi, qu'alors elle s'approchait des personnes les moins considérables ; elle leur faisait mille questions obligeantes. Voyait-elle un éclair, elle leur serrait la main ; pour un coup de tonnerre, elle les eût embrassées ; mais le beau temps revenu, la princesse...
Page 518 - L'esprit des Allemands et leur caractère paraissent n'avoir aucune communication ensemble : l'un ne peut souffrir de bornes, l'autre se soumet à tous les jougs ; l'un est très-entreprenant, l'autre très-timide; enfin les lumières de l'un donnent rarement de la force à l'autre, et cela s'explique facilement.
Page 120 - Ne pas secourir Bazaine aurait à Paris les plus déplorables conséquences. En présence de ce désastre , il faudrait craindre que la capitale ne se défende pas. Votre dépêche à l'Impératrice nous donne la conviction que notre opinion est partagée.
Page 751 - Sophie était d'une rare laideur ; je n'ai jamais vu personne avoir l'air si effarouché ; elle marchait d'une vitesse extrême, et, pour reconnaître, sans les regarder, les gens qui se rangeaient sur son passage, elle avait pris l'habitude de voir de côté, à la manière des lièvres. Cette princesse était d'une si grande timidité, qu'il était possible de la voir tous les jours, pendant des années, sans l'entendre prononcer un seul mot.
Page 564 - J'ai su que vous souhaitiez La Fontaine en Angleterre ; « on n'en jouit guère à Paris ; sa tête est bien affoiblie. C'est « le destin des poètes : le Tasse et Lucrèce l'ont éprouvé. Je « doute qu'il y ait du philtre amoureux pour La Fontaine, il « n'a guère aimé de femmes qui en eussent pu faire la

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