Page images
PDF
EPUB
[ocr errors][ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][ocr errors]

DES
JOURNAUX,

FRANÇOIS ET ÉTRANGERS.

PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS-DE-LETTRES,

DÉCEMB R E., 1791.

TO ME XII,
VINGTI E ME ANNÉE

A PARIS;
Chez la veuve VALADE, Imprimeur-Libraire,

rue des Noyers, vis-à-vis Saint-Yves; & pour
les Pays-Etrangers , à Liege, chez J. J. TuTor.

ArIG ARROBATION IT PRIVILIGI DV Rok,

Conditions

pour

lAbonnement. Le prix de la Souscription de l'Esprit des Journaux pris à Liège & à Bruxelles, est de 24 liv. argent de France, pour l'année entiere, que l'on paiera en Couscrivani.

Le prix de chaque Volume era de so suls pour les personnes qui n'auront pas souscrit.

On s'adressera chez J.J. Turot, Imprimeur Librdice en Vinave-d'Ile , à Liege , & au Chef-Bureau des postes Impe. & dans cous les Bureaux des Poftes de l'Allemagne.

A Bruxelles, chez Lemaire , Libraire , au Bureau de l'Elprit des Journaux , rue de la Magdelaine ; à l'Expédition des Gazettes du Bureau général des postes des Pays-Bas ; chez B. Lefranca, Libraire , & chez Dujardin , Libraire de LL. AA. RR, au Bureau du Mircure de France.

A Amsterdam , chez B. Vlam, D. J. Changuion , A van Harreveli-Svetens, Thimotheus Van Harrevelt vis-à-vis le café françois, Dufour, fils, Libraire, dans le Kalveftraat. C. N. Guerin Lib. dans le Doelestraat,

A Rotterdam, chez Bronkhorst & Hake, Libraires. A La Haye, chez Gosé & Detune , Libraires. A Leyde', chez les freres Murray, Lib. A Prague, chez Wolfgand-Gerie', Libraire. A Vienne, chez Graffer & Guy, Libraires. A Hambourg, chez Fauche, fils, & Ambroise Daclin, Lib. pour le Nord.

A Francfort , chez J. P. Streng , Libraire.

A Geneve; chez Barde Manget & Compagnie, Lib. pour toute la Suisse & l'Italie, au prix de 33 liv.

Alkodres, chez Thomas Hookham, No. 147, New Bond-freet, Corner of Bruton - ftreet & Bell, Lib. Britanique dans le Surend.

A Paris, chez la veuve Valade, Impr.- Libr. rue des Noyers, vis à vis Saint-Yves, pour toute la France au prix de 27 liv. pour Paris, & de 33 pour les Provinces, rendu franc de port par-tout le Royaume.

A Courtray, chez Gambar, fils, Lib.

A N2ncy, chez Marthieu , Lib. pour toute la Lorraine, On s'adressera chez les mêmes pour le Nouvelliste Impartial, $2 cahiers de 48 pag. chacun par as qui paruic céguiérement une fois chaque femaine. La Sour. criprion est de 12 liv, de France.

On pourra edreffer les différentes pieces que l'on Arerois faire paroître duns l'Esprit des Journaux, l'Expédition des Gazerces du Bureau général des Portes des Pays Bas à Bruxelles ; À kiege, an Chef Bureau des Pelles Impériales.

[ocr errors][merged small][merged small][merged small]

La science de la législation, par M. le chevalier

GAETANO FILANGIERI , conseiller d'état au département des finances de Naples; ouvrage traduit de l'italiea' d'après l'édition de Naples de 1784. Tonies VI & VII, in-8vo. comprenant

630 pages. A Paris , chez Cucher, 1791, Ces deux volumes d'an excellent ouvrage renferment le quatrieme livre du traité, où il s'agit des loix relatives à l'éducation, aux mours , ä l'inftruction publique , & qui est composé de trois parties.

Dans la premiere, on examine l'homme cette époque de la vie où il n'a pas encore eu le tems de se corrompre. Dans la seconde, on le considere à cet âge ou , préparé par l'éducation, & abandonné a la dépendance immédiate des loix, il doit être con. duit à la vertu par la route même des passions.

Dans la troisieme, on l'observe à l'époque de cet état d'instruction nécessaire pour connoître fes vrais intérêts apparens , pour se garantir des erreurs d'après lesquelles on confond les preftiges de la vertu avec la vertu même, le bien & le mal d'avec ce qui n'en eft que la vaine image.

M. Filangieri divise d'abord le peuple en deus classes principales : dans la premiere , il comprend tous ceux qui servent ou pourroient fervir la société de leurs bras; dans la seconde tous ceux qui la fervent ou pourroient la servir de leurs talens. Il subdivise ensuite chacune de ees classes en plusieurs classes secondaires, & propose ses vues sur leur inftitution, particuliérement sur celle des deux classes générales.

Il pense que s'il ne s'agit que de former un homme, l'éducation domestique est préférable , mais que pour former un peuple, on doit cm, ployer l'éducation publique.

L'homme élevé par la loi (dit-il) ne sera point un Emile : sans l'éducation de la loi , y vous aurez un Emile une cité; mais vous

n'aurez point de citoyens. «

y Si, au milieu des foyers domeftiques, unc y éducation parfaire est extrêmement rare, pare > qu'elle suppose le concours favorable de la na. y fure, de l'art & des circonstances ; fi un hom. y me doué de toutes les vertus, des talens les

plus rares, d'un caractere doux & paisible ,

[ocr errors]
« PreviousContinue »