Revue historique, littéraire et archéologique de l'Anjou, Volume 6

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Impr. librairie G. Grassin., 1870
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Page 57 - Si le ressort du gouvernement populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement populaire en révolution est à la fois la vertu et la terreur : la vertu, sans laquelle la terreur est funeste ; la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante.
Page 372 - L'embarcation de la Loire, embarrassée, n'a pas permis de faire venir des subsistances pour remplacer celles qu'absorbaient nos armées; et la commune est en proie à la plus horrible disette. On dit que la Vendée n'est plus, et Charette , à quatre lieues de Nantes, tient en échec les bataillons de la république, qu'on lui envoie les uns après les autres, comme dans le dessein de les sacrifier. On ne dissimule pas qu'on veut éterniser la guerre. Nous la finirons quand nous voudrons , disent...
Page 134 - Fuyait-on au contraire la popularité et se tenait-on au coin de son feu ? Cette vie retirée vous avait fait remarquer, vous avait donné de la considération. Suspect. « Étiez-vous riche ? Il y avait un péril imminent que le peuple ne fût corrompu par vos largesses. Suspect. « Étiez-vous pauvre ? Comment donc, invincible empereur ? Il faut surveiller de plus près cet homme.
Page 266 - La guillotine, la fusillade ne va pas mal; soixante, quatre-vingts, deux cents à la fois sont fusillés ; et tous les jours on a le plus grand soin d'en mettre de suite en état d'arrestation , pour ne pas laisser de vide aux prisons.
Page 266 - FRÈRE ET AMI, Encore des têtes , et chaque jour des têtes tombent ! Quelles délices tu aurais goûtées si tu eusses vu avant-hier cette justice nationale de deux cent neuf scélérats ! quelle majesté! quel ton imposant ! Tout édifiait.
Page 267 - Oui, mon ami , tous ces énergumènes ne voulaient la. République que pour eux. Environ TROIS MILLE DEVAIENT PARTAGER TOUTE LA FORTUNE LYONNAISE ; ils voulaient se soustraire à la surveillance et à l'unité de la République : ils se sont mis à découvert et se découvrent à chaque pas. ils se sont plaints que l'on incarcérait les patriotes ! eh bien ! aucun ne l'a été. On a destitué des municipaux qui avaient été peu fdeles.
Page 240 - ... souffert de la division qui s'est mise dans votre conscience et dans votre esprit. Ces deux causes réunies font de l'époque actuelle pour votre talent littéraire une vraie époque de transition : votre intelligence mue. Faites ce qui vous paraîtra le plus difficile ; dans votre disposition actuelle, ce sera le meilleur, et puis laissez pousser et se fortifier vos nouvelles plumes avant de reprendre un plus noble et plus éclatant essor. » Mon cher Charles, ne me rendrez-vous pas...
Page 323 - Képubliquain, il faut absolument que, tout » de suite, tu fasses venir ou apporter dans la maison des représentants • une quantité de bouteilles de vin rouge dont la consommation est plus • forte que jamais. On a bien le droit de boire à la République, quand on ' a coopéré à la conservation de la commune que toi et les tiens habités.
Page 266 - Tout, tout, sans exception , est incendié, massacré, dévasté. Des villes, des bourgs , des villages habités par des patriotes ont disparu , et le fer a achevé ce que la flamme épargnait ; c'est ainsi qu'on a ressuscité la Vendée. Elle était finie par la prise de Noirmoutier; mais Ronsin et Vincent ne le voulaient pas.
Page 58 - Ce régime abominable n'a point, comme on l'a dit, «préparé le peuple à la liberté, il l'a préparé à subir un «joug quelconque; il a courbé les têtes, mais en dégra« dant les esprits , en flétrissant les cœurs ; il a servi pen«dant sa durée les amis de l'anarchie , et son souvenir sert «maintenant les amis de l'esclavage et de l'avilissement de

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