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de la mort , il en est qui ont cour perdu; leurs

libérateurs partagent avec eux la portion qui leur * refte , & donnent par-là à l'univers l'exemple du 12 complément de l'héroïsme & de la générosité.

LIT yr, Sopbishadser
à Lisa SPAG NE.

isioni
Depuis qu'on a rendu compte du mariage de
l'infant Don Louis , frere du roi, on a publié
les pizces dont cet événement fut précédé, & el
He's ont été remises par ordre de S. M.? au grand
conseils de Castille." En voici la traduction.

SIRE Par principe de religion , & pressé par l'aiguillon de la conscience , je me suis déterminé à folliciter de V. M. la permission de prendre une femme , bien persuadé de

la disposition où se trouve V. M. de condescendre à ma Bunter des considérant que, peut-être, il pourroit se

obstacle's difficiles à furnionter pour un mariage avec une perfonne de mon rang , je demande à v. M. la permiffion formelle de le coneracer-avec une personne inférieure , mais d'une famille noble & illuftre, dans les termes prescrits par la nouvelle pragmatique , & la loi établie par v. M. , le 23 Mars de cette année. Que Dieu conferve V. M. pendant un grand nombre d'années comme je le desire. A Aranjués, le 15 Avril 1776, DI V. M. le très-humble & obéissant frere,

Louis.
En considérant les raisons que l'infant expose

dans cette fupplique , j'ai pris la résolution fui hy

vante , rédigée par écrit, & souscrite de ma main.

Les circonfiance's actuelles ne permettant pas de procurer à l'infant D. Louis mon frere , un mariage avec une personne d'une naissance aussi haute que la sieny ñe , & d'un autre côté le mariage auquel sa vocarion l'apă pelle', ne pouvant se comoiner avec le bien de l'état , je lui accorde la permission de contracter un mariage de conscience, [çavoir avec une personne de condition infé. rieure , comme il me l'a demandé, mais à condicion qu'el. le fera choisie dans la classe des chevaliers particuliere; ment distingués & honorés, & que l'infant fera oblige de me faire sçavoir auparavant quelle est la personne qu'il

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fe choifira, moyennant quoi je lui accorde cette permilhon générale, que je lui donne, ici. Quant aux conséquences civiles de ce mariage, elles sont expliquées dans la pragmatique du 23 Mats de cette année.

Je déclare que l'infant D: "Evuis mon frere, potr * avoir contradé ce mariage de conscience , ne fera déchu en riu de mes bannigs gracus fi de mon amit é, & qu'il conservura tous les honneurs & prérogatives qui sont dus à un infant, d'Espagne,

seulement que la pero

des honneurs & préro. gatives qui feroci; attachés à la data ce qu'elle confervera les armes & le nom de fa maifon paternelle, &que, les enfans qui proviendrome de ce magiage ,

fe.sique clients de tont fujets aux disposicions du citapitre 12 de la pragma

La résidence de l'épouse de l'infant & de leurs enfans doit être dans quelque province loin de cette con & des chiseaux royaux, la vie durant du pere, & lors. que l'infant Don Louis," mon frtre , defirera' venir à la cour, ce sera faits que fa femme & 'fts enfans l’y ac. compagnent, A Aranjués

ce 24 Avril 176, En conséqdence de cette permission, l'infant ayant choisi la personne , m'a écrit une seconde lettre dont voici la teneur :. $!!

SIRE, V. M, ayant da gné m'accorder' la permission de contraéter, un mariage de confcience ,' conforméme nt à la pragmatique, à condition seulement de faire connoitre d'avance à V. M. la personne que j'aurai choisie , je m'y conforme en vous exposant que je me suis déterminé en faveur de Dona Marie-Thérele de Villabriga & Rofas, La note ci-jointe vous, dounera-les éclaircisemens que vous de fireż, & V. M. y verra que la naissance & fa famille répondert à ce que V. M. a prescrit. Je vous supplie donc de n'accorder la permission d'accomplir ce mariage

La note que cire l'infant porte : Dona Marie-Thérese de Villabriga & Rofas eft fille de Do11 Jofeph Ignace de Villabriga , capitaine espagnol dans le régiment de caralerie des volontaires d'Espagne , & de Donna Jofephe fo. Tas & Droumone, comteile de Torressecas. La rige pa. ternelle de Don Ignace est des plus anciennes du royaime d'Aragon , & les ancêtres ont obrenu les

preniers emplois de ce royaume, comme il paroit que fon ayeul a été crois fois juré en chef à Sarragore. La rige ma. kernelle de la dice, établie dans les montagnes de Re

bagorza , en des familles illustres les plus connues. Ses ante cètres étoient Seigneurs de Solibete , par la donacion que leur en fit le roi Don Sanche. Ramiro en 1213 , & également feigneurs des terres de Burg ; Peri, Purg & Baprio, den Sse. Mabit , & cops tjès anciens.:

En, Mye de tout j'ai donné à l'infana mon cônfem temę ne y fouserie de ma main, dans les termes-fumar. En conséquence de ce que j'ai prévu, dans ma résolucion du 24 Ausilo en accordant permiffon à l'infant Don Louis. de fe enarier avec une perfoane dercondicion inférieure, en la choibfane néanmoins dans la clarté des chevaliers avec kobligation de me communiquer loki choix, & Souls les conditione exprimées dangla-pragnratique du 22 Mars, & pargiculierement dans le au chapitrescu Le Sita si il ya déclaré avoir choisie Donna Marie TBérele Villabriga & Rosas; & contirmanti.sonchoixiy je dosao mon coarer tement à ce que l'infanc célebre fön mariage avec ladice dans les termes exprimés dans ma résolution: A Aranjués, Je 22 Mai 1776.

Ma, volonté étant qu'en tout & partout on observe avec la plus grande exađitude ce gue j'ai ordonné dans la pragmatique du 23, Mars, j'ai jugé à propos à cetçe fin de communiquer à la chambre le contenu des écrios rapportés ci-desfus, & mes: Téfolutions, parce qu'ils ren ferment les motifs qui m'ont déterminé à accorder à l'irfant Don Louis mon freres, i lå permission de coixrater mariage avec une personne d'inégale condition ; confenfanc qi'il le coatracte avec la Donna Marie-Thére fe, & dans les termes que je lui ai prescrits. Déclarant comme je le déclare , que si l'infant Don Louis a des enfans , ils pourront hériter de 19:48, les biens libres & droits q:tiap partiennent à l'infant leur pere , à quelque titre que ce Toid ; lui conservant durant sa vie , la liberté qu'il a de disposer de ces mêmes biens à la volonté ; & fera le to.it engegiftré à la chambre , åha qu'il n'y ait aucund difficulté. A Aranjues , le :29. Mai 1776.

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La loi la plusintére Tante qui ait piru depuis le dernier trimestere, est l'édit du roi portant créa. tion de 6 corps de marchands.& de 44 commun!u. tés. Comme elle touche une portion considérable de citoyens, nous en ferons connuître les prin

cipales dispositions. Le préambule eft conçu en ces termes.

Louis ,, &c. Notre amour pour nos sujets nous avok engagés à fupprimer par notre édit du mois de Février dernier, les, jurandes & communautés de commerce, arts & métit csi Toujoursi animés 'du même sentiment & du dchie de procurer le bien de nos peuples, nous areas donné une accension particuliere aux différens mémoire qui nous ont été présentés à ce sujet , & notaminenit aut seprésentations de notre cour de parlement; & ayant reconnu que l'exécution de quelques-unes des difpofitions que cette foi conţient,

pouvoient entraîner des in convénie ns , 'ROUVONS cruidévoir nous occuper du foiá d'y remédiet laimi que nous l'avions annoncél mais per Févérant dans, la défolucion où nous avons toujours tre de détruire les abus qui exiftoient avant notre édie dans les corps & communautés d'arts & métiers, & qui pour voient nuire au progrès des arts , nous avons jugé ne ceffaire, en créant de nouveau 6 corps de marchands & quelques communautés d'arts & métiers, de confer. ver fibres certains genres de métiers ou de commerce qui ne doivent être affujeais à aucuns réglemeás parti. culiers; de réunir les professions qui ont de l'analogie entr'elles , & d'établir à l'avenir des règles dans le régi me desdits corps & communautés, à la faveur desquelles la difcipline intérieure & l'autorité domestique des mai: fres sur les ouvriers seront maintenus , fans que le consi merce, les calens & l'induftrie foient privés des avan: cages attachés à cette liberté qui doit exciter l'émnlad tion, sans introduire la fraude & la licence. La concura rence écablie pour des objets de commerce, fabrication & façon d'ouvrages, produira une partie de ces heureux effets; & le rétabliffement des corps & communautés ferá ceffer les inconvéniens résulcans de la confusion des états. Les profe1tions qu'il sera libre à toutes perfonnes d'exer. cer indiftincement, continueront d'être une refluurce ouverte à la partie la plus indigente de nos sujets. Les droits & frais pour parvenir à la réception dans lesdirs corps & communautés, réduits à un caux très-modéré, & proportionné au genre & à l'utilité du commerce & de l'industrre, ne seront plus un obfacle pour y étre admis. Les 'hlles & femmes n'en seront pas exclues. Les profeffions qui ne sont pas incompatibles pourront être cumulées. Il sera libre aux anciens maires de payer des droits peu onéreux, au moyen desquels leurs anciennes prérogatives leur feront rendues. Ceux qui ne you.

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dront pas les acquitrer , n'en jouiront pas moins du droit
d'exercer, comme avant notre édít, leur commerce ou
profession. Les particuliers qui onc été inscrits sur les
livres de la police , en vertu de notredit édir , jouiront
aulfi, moyennaur le paiement qu'ils feront chaque année
d'une fomme modique , du bénénce de cette loi. La fa-
cilité d'entrer dans leídits corps & communautés, les
moyens que notre amour pour nos sujeçs & des vues
de justice nous inspirerone , feront celler l'abus des pri-
vileges. Nous nous chargerons de payer les detres que
léidits corps & communautés avoient conưactées; &, jur.
qu'à ce qu'elles soient entierement acquictées, leurs créan-
ciers' conserveront leurs droits , privileges & hypoche-
ques. Nous pourvoirons aussi au paiement des indemnités
qui pourroient être dues à cause de la suppression des
corps & communautés. Les procés qui exifoient avant
ladire fuppreffion, demeureront éreines ; & nous pren-
drons des mesures capables d'arrêter les contestations fré-
quentes qui étoient si préjudiciables à leurs intérêts , & au
bien du commerce. En reaifiant'ainsi ce que l'expérien-
ce a faic connoître de vicieux dans le régime des com-
munautés , en fixant par de nouveaux ftatuts & régle,
mens un plan d'adminiftration sage & favorable , lequel
dégagera des gênes que les anciens statuts avoient ap-
portées à l'exercice commerce & des professions , &
détruisant des usages qui avoiene donné paissance à une
infinité d'abus, d'excès & de manoeuvres dans les ju-
randes, & contre lesquelles nous avons dA faire un
ge légitime de notre autorité, nous conserverons de ces
anciens établissemens les avantages capables d'opérer le
bon ordre & la tranquillité publique. A ces causes , &c.

A la suite des 51 articles que contient cec édit , on voit un état des 6 corps de marchands & des 44. communautés d'artisans, concernant l'indication des genres de commerce & des professions qui sont attribués à chacun desdits corps ou communautés, soit exclusivement , soit cona curremment entr'eux , ainsi qu'il fuit.

SIX CORPS. 19. Drapiers-Merciers. Le drapier- mercier pourra resis & vendre en gros &en détail routes sortes de mare chandises en concurrence avec tous les fabrieans & ara tisans de Paris , même ceux compris dans les 6 corpe ;

un usa.

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