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dons permifion de remercier très humblement V. M. defa Harangue gracieuse, & de fa condefcendance extraordinaire, communiquant à fon Parlement les : tions aufquelles on peut faire une Paix générale. Nous ne pouvons que témoigner nôtre entiére fatisfaćtion du grand foin de V. M., pour affarer la Succession Protestante dans la Maison de Hanover; & de ce que V. M. pourfuit constamment en premier lieu, les véritables Interêts de fes propres Royaumes, & qu'Elle tâche de procurer aux Alliez ce qui leur est par les Traitez, dr qui est nécessairepour leur feureté. Nous affurons V. M. avec toute forte de devoir & d'humilité, que cette Chambre fè repose entiérement fur la prudence de V. M., pour finir ce grand & bon Ouvrage.

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M Y L o R D s, e vous remercie de tout moncoeur de vôJ tre Adrefe: De la fatisfaćtion que vous témoignez de ce que je vous ai communiqué, ce qui contribuera beaucoup à éloigner les difficultez furvenuës dans le cours de cette Négociation: Et de la : All

fianceque vous mettez en Moi pour mieux finir ce grand Ouvrage, à l'avantage de mon Peuple, & pour la fûreté & les Interêts de mes Alliez. .

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T: Fils, Salut, nous eftimons qu’il vous est fuffisamment connu,que dans les Négociations qui fe font à Utrecht, ileft hautement donné atteinte aux interêts de la Religion Catholique, par ceux qui employent leurs efforts à ce que la feule chofe qui a été réglée en fiveur des Catholiques, dans le quatriéme Article de la Paix de Ryswick, foit exprefément détruite & annullée ; puisque les demandes de ces Princes fur ce sujet, font non feulement déja répanduës par tout,mais publiées d'une maniére fi certaine, qu’on n’en fauroit douter : Et nous ne doutons nullement que le Roi Très-Chrêtien, par l'autorité duquel principalement cet Article fut mis fur le tapis & réglé, n’employe tous fes foins »

- AVCC

avec l'ardeur & le zéle qui conviennent à

fon éclatante pieté, pour rendre vains & infrućtueux tous les efforts des Herétlques, & faire que les Bénéfices que l’Eglife a reçûs des Rois, demeurent dans le fonds, en leur entier, & fans qu'il y foit fait aucune bréche. Néanmoins, Nous jugeons qu’outre plusieurs autres démarches par nous faites dans cette même vûë, il ett néceffaire de vous exhorter, vous fur le zéle duquel nous avons confiance, en Nótre Seigneur, ainfi que nous vous exexhortons par toutes les plus vives expreffions de nôtre amour Paternel, & vous conjurons que vous follicitiez puissamment, & animiez par vos Confeils, le Roi TrèsChrêtien & fes Ministres, à s'oppofer dans une circonstance fi preffante, aux efforts des adverfaites des Catholiques, avec vigueur & fermeté; afin que dans les fufdites Négociations, il ne fe paffe rien au préjudice de la Sainte Religion, & de ceux quien procurent l’avancement. Quant au rette, nous nous promettons de vôtre obéissance Filiale envers nous, que vous ferez diligemment, avec zéle & fans délai, tout ce qui fera en vôtre pouvoir de faire pour cet effet : Surquoi nous adres** - fons

fons continuellement nos prieres à Dieu» afin qu'il lui plaise de vous affitter, comme défenfeur de la Caufe, & tous les autres qui comme vous travaillent pour la même fin; Et pour marque de nôtre faveur Pontificale, nous vous donnons nôtre Bénédićtion Apostolique.

" , Donne à Castel Gandolfele 25 Guin 1712.

La Déclararion de Mr. St. Jean, Secretaire d'Etat de la Reine de la Gr. Bret. aux Minifires des PrincesAlliez,dont les Troupes font à la folde, d’Angleterre, & avoient refusé de faivre le Duc d'Ormond. Elle fe fit le 1 Juillet 1712.

Ue la Reine venant de recevoir des Q nouvelles affurées, qui lui font envisager la fituation préfente desaffaires, comme reduite au point à ne s’agir plus de conditions de Paix ou de Guerre, mais de la feule question, fi S. M. aura le maniment & le secret des Négociations de Paix, ou s'il doit passer à Meffieurs les Etats Généraux ; & qu’à cet effet ceux ci, pour rompre les mesures qu'Elle a prises, prétendent de ménager les Alliez, en forte que leurs Généraux en Flandre obéiffent au Prince Tom, II, - C Eu

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Eugene, pour continuër la Guerre, & refufent de fuivre les ordres du Duc d’Ormond, en cas que la Reine trouvât à pro

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pour le bien de la Paix: Sa Majesté lui avoit ordonné de faire scavoir aux Ministres des Princesqui ont des Troupes en Flandres, foit entiérement à la folde de la Reine, ou conjointement avec Meffieurs les Etats, qu'Elle regarderoit un tel refus comme une

Déclaration contre Elle-méme; & qu'Elle

avoit refolude ne plus payer ni Solde, ni Subfide, ni Arrérages, à ceux qui feroient un telrefus;Sa Majesté défirant que les Miniftres fufdits avertiffent, chacun de ce que deffus le Général en Chef de fon Maître :

Qu'on alloit dépêcher incestamment un

veroientbien mieux leur compteen fe con

Exprès au Duc d'Ormond, avec les ordres de S. M. touchant la prise de poffestion des Places quela France avoit offert de remettre à la Reine, pour fûreté de l'éxécution du Plan proposé dans fa Harangue faite au Parlement le 17 Juin ; lefquelles Places ne pouvant fe prendre dans deux années de Guerre, valoient bien mieux que celles qu'on prendroit à prefent; ce qui faifoit espérer à S. M., queles Hauts-Allieztrou

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