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touchant la Paix d’Ur Rec Hr. 3 f

droit de prétendre à quelque Distinétion dans les conditions de la Paix, j’ai infifté & obtenu, que l’Affiento ou Contraći pour fournir les Negres aux Indes Occidentales appartenant à l'Espagne fe faffe avec nous, pour le terme de trente ans, de la même maniére que les François en ont joüi depuis dix ans.

Je n'ai pas voulu entreprendre de decider les Interêts de nos Alliez; C’est au . Congres d'Utrecht qu'il les faut ajuter, ou j'employerai mes meilleurs efforts comme je l'aifait conftamment, jusques à present, pour leur procurer à chacun une jufte & raifonable fatisfaćtion. Cependant je trouve à propos de vous faire favoir que la Franceoffre de faire du Rhin uneBarriérepourl’Empire,de cederBrifack, le Fort de Kelh & Landau, & de rafer toutes les Fortereffes tant de l'autre côté du Rhin que dans les Ifles de ce Fleuve.

Pour ce qui concerne l'interêt de la Religion Protestante en Allemagne, il n'y aura du côté de la France aucune oppofirion à fon retablissement fur le pied du Traité de Westphalie.

Les Païs-Bas Espagnols pourront de

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B 4 auaumes de Naples & de Sardaigne, le Duché de Milan & les places fur la côte de Toscane, qui appartiennent à l’Espagne, pourront auffi être cedées à l'Empereur par le Traité de Paix. A l’égard du Royaume de Sicile, quoi qu'il ne reste aucun doute touchant la Ceffion de cet Etat par le Duc d’Anjou, cependant on n’a pas encore réfolu, comment on en disposera. On eft convenu des Interêts des Etats . Généraux, par raport au commerce de la maniere que leurs propres Ministres l’ont demandé, excepté seulement quelque peu de Marchandiles ? & de la Barriere entiere, ainfi qu’elle fut demandée à la France par les Etats en 17o9, à l'exception de deux ou trois places tout au plus. Pour ces exceptions on a proposé plu- : fieurs Expedients, & jene doute nullement que cette Barriere ne puisse être ajustée d’une maniere à affurer parfaitement cette Republique contre aucune entreprise de la part de la France, ce qui est le fondemert de tous mes engagemens fur cet Article . avec les Etats. . . Les Demandes du Portugal dependant de la Disposition qu'on fera de restos:

& cet Article ayant été long-temps difputé, il n'a pas été encore postible d'y faire un progres confiderable, mais mes Plénipotentiaires auront maintenant une occafion d’affifter ce Roi dans les pretentions. C’elles du Roi de Pruffe font telles que j’espere qu'elles ne fouffriront pas beaucoup de difficulté du côté de la France; & mes plus grands efforts ne manqueront point, pour procurer tous les avantages qu'il me fera poffible à un fibon Allié. La difference entre la Barriere qu’on demanda pour le Duc de Savoye en 17o9. & les offies que la France fait à present, ett tres peu cönfiderable, mais ce Prince s’é", tant diftingué d’une maniere fi fignalée pour le fervice de la Caufe commune, je travaille à lui procurer encore de plusgrands avantages. |La France a confenti que l’Elećteur Palatin conferve le Rang qu’il tient à present Parmi les Elećteurs, & qu’il demeure en Poffession du haut Palatinat. La Dignité Elećtorale estauffi reconnuë dans la Maison d’Hanovre, felon l'Article qui en a été inféré à la prierede ce Prince dans mes Demandes. Pour le reste des Alliez, jene fais aucun - B 5 dou

doutede pouvoir affûrer leurs differents In

terêts.
MYLORDS & MESSIEURS,

e vous ai maintenant communiqué non J feulement les Conditions de la Paix, qui peuvent s’obtenir pour mes sujets, par le Traité qu'on vafaire, mais auffi les Propofitions de la France pour fatisfaire nos Alliez. Les premieres font telles que j'ai lieu d'attendre qu’elles dédommageront mon. peuple en quelque maniere du fardeau pefant & inégal qu’il a supporté pendant tout le cours de cette Guerre ; Et je veux bien efperer qu'aucun de nos Alliez & principalement ccux qui gagneront par cette Paix une fi grande augmentation de Domaine, & de puillance, n’envieront pas à la Grande-Bretagne la part de la Gloire & de l'avantage qui lui en pourra revenir. Les dernieres ne font pas encore ajufiées d’une maniere auffi complete qu'elles l'auroienr pû être dans un peu plus de temps, mais comme la Saifon de l’année fait qu’il eft néceffaire de mettre fin à cette Séance, cela mafait prendre la Résolution

, - , de

de ne plus diferer à vous communiquer toutes ces chofes.: , , , Je ne faurois révoquer en doute que vous ne foiés pleinement persuadés, que je ne negligerau rien de mon côté, dans le progres de cette Négociation pour amener la paix à une heureuse & prompte conclufion; & je fais fonds fur vôtre entiere confiance en Moi, & que vous concourerés de bon coeur avec Moi..

Protestation de quelques Pairs contre le projest . de Paix du Samedi 7 Guin 1712.

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