Page images
PDF
[ocr errors]

MEMOIRES,

[merged small][merged small][ocr errors][ocr errors][ocr errors][graphic][graphic][graphic][graphic][graphic]

voir, que loin de donner aux efforts que S. M. a faits en Espagne & en Portugal, deux Théatres de la Guerre qui ont été abandonnez depuis tant d’années par les Etats, les Loüanges qu’ils meritent, on ne les regarde que comme des quote-parts, que la Reine étoit fous obligation de fournir, pour fatisfaire à une regle de proportion qui n'a pas le moindre fondement. S.M. tombe d'accor, que felon les principes établis dans lâ Résolution ci-dessus mentionnée, la Grande-Bretagne ne fournira, jamais affez, ni les Provinces-Unies trop peu. . . On y pose pour maxime, que le pouvoir d'un chacun est la seule regle & mesure des efforts que les Alliez doivent faire. Aprés cela on s'érige en Juge, tant de la Puistance des Royaumes de S. M. que de celle de l’Etat. İl n'est pas difficile de voir, jusqu’où une telle Logique nous

meneroit. Bien loin d’avoir été obligée

par le Mémoire dont il est parlé dans la Résolution du 1. du mois d’Avril, de changer de fentiment, S. M. trouve à propos de renouveller les Déclarations que le Comte de Straffort a faites par fon ordre & en fon nom: Ce ne font pas des points que la 9 4 - *** ReiReine propose comme un fujet de Négociation, c'est une communication qu'Elle donne à fes Alliez d’une Résolution prife, & d'une régle établic, afin qu'ils puisfent là-dessus concerter leurs mesures. La Chambre des Communes, qui est com-. posée de Députez envoyez de chaque Province du Royaume , & qui est un Juge plus competent que quique ce foit, du Fardeau que le Peuple est en état de porter, n’a donné des Subfides pour l’année courante, que dans les proportions & fous les conditions dont on a fait part à Mrs. les Etats Généraux. S. M. a déclaré à cette Chambre, qu'Elle trouvoit les conditions raifonnables; & fes ordres sont donnez fur ce plan, dans lequel par conféquent il n'y a pas le moindre changement à esperer. La Reineregarde l’Union entre Elle & l’Etat comme le plus ferme apui de la Caufe Commune, & c’est par cetteraison qu'Elle a fait tout ce qui dépend d'Elle pour traverfer les deffeins de ces esprits faćtieux, quitendent à la rompre. Les propofitions qui ont été faites par les Plénipotentiaires de S. M. aux Ministres des Etats Genéraux, montrent d'une maniere inconteftable, le defir fincere de la Reine d’enA 2 tre

tretenir une bonne correspondànce & étroite union avec eux: Ce font auffi toutesles avances qu'Elle peut faire à cette fin. S. M. fe flate qu’elles auront l’effet qu’on en doit attendre, qu’elles diffiperont toutes les vaines craintes mal fondées, qui ont été femées avec tant d’industrie dans les Provinces. En tout cas, S. M. aura la confolation de n'avoir rien omis de tout ce qu'Elle pouvoit contribuer à la fatis-faćtion des Etats Généraux, fans abandonner les interêts de fes propres RoyauII) CSe

Fait à Wiheallce 19. Mai 1 712.
Signé,
H. St. Jo H N.

[ocr errors]

Des Provinces Unies, à la Reine de la Grande Bretagne, que Mr. de Borsele leur Envoye Extraordinaire lui presenta dans une Aadience particulierele 6. de Guin 1712.

A: toutes les preuves que Votre Majesté a données pendant le cours de fon glorieux Regne, de fon grandzéle pour le Bien public, & defon attachement à la cause commune des Hauts Alliez, après tant de marques qu'Elle a eu la bonté de Nous donner de fa pretieuse aff ĉtion, & de fon amitié pour nôtre République; & après les affurances réiterées, qu'Elle Nous a données & fait donner tout recemment de fes intentions de faire agir fes Troupes contre l'Ennemi commun, auffi long temps que la Guerre nefera pas terminée par une Paix générale, il est imposible que nous ne foyons furpris & tõu

A 3 chez

« PreviousContinue »