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IMPRIMERIE DAUPELEY-GOUVERNEUR

A NOGENT-LE-ROTrou.

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Chez H. CHAMPION

Libraire de la Société de l'Histoire de Paris

Quai Malaquais, 5 (VI)

1912

NOTICES

SUR LES

ÉTABLISSEMENTS RELIGIEUX

ANGLAIS, ÉCOSSAIS ET IRLANDAIS
FONDÉS A PARIS AVANT LA RÉVOLUTION.

(Fin1.)

DEUXIÈME PARTIE.

COLLÈGES ET SÉMINAIRES.

La première partie de cette étude a été consacrée aux communautés anglaises de femmes qui s'installèrent à Paris pendant le cours du xviie siècle et offrirent asile aux personnes qui désiraient se vouer à la vie religieuse devenue impossible à pratiquer dans les îles Britanniques depuis que la Réforme y avait prévalu. Les pages qui suivent contiennent des notices relatives aux maisons qui se fondèrent dans la même ville pour permettre à des jeunes gens originaires des trois royaumes de se préparer au ministère ecclésiastique en suivant les leçons des maîtres de l'Université. Le séminaire anglais, le monastère des Bénédictins de la même nation et le collège des Irlandais n'avaient point d'autre but que de former des prêtres ou plutôt des missionnaires qui, leurs études achevées, retourneraient dans leur patrie porter à leurs coreligionnaires dispersés et persécutés les secours spirituels dont ils avaient besoin; quant au collège des Écossais, fondé au xive siècle pour des écoliers qui ne se destinaient pas spécialement au sacerdoce,

1. Voy. Mém. de la Soc. de l'Hist. de Paris, t. XXXVII, p. 1.

MÉM. XXXIX

I

il devint avec le temps un établissement réservé aux sujets qui semblaient aptes à recevoir les ordres sacrés.

Chacune de ces institutions eut, tant que dura l'Ancien Régime, une existence indépendante; respectées d'abord par les lois révolutionnaires, elles subirent ensuite les mesures de confiscation ordonnées contre les biens des sujets de la GrandeBretagne; ces biens, restitués aux légitimes possesseurs pendant une courte période, leur furent enlevés de nouveau sous le Directoire et attribués au grand établissement d'instruction publique de Paris qu'on appelait le Prytanée français. Le gouvernement du Consulat, faisant droit à de justes plaintes, reconnut que les fondations anglaises, écossaises et irlandaises avaient un objet particulier si bien déterminé qu'on les anéantirait en fait si on ne les laissait jouir dans une certaine mesure de l'autonomie qu'elles avaient possédée avant la Révolution. Mais, comme les revenus de ces collèges et séminaires installés jadis non seulement à Paris, mais encore dans différentes villes de France, se trouvaient considérablement amoindris, on rassembla dans la capitale, en un même institut, les étudiants ecclésiastiques originaires d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande. L'Empire tombé, chacun des groupes ainsi réunis recouvra son indépendance: tandis qu'Anglais et Écossais étaient placés dans les séminaires français, les Irlandais continuèrent à former une communauté séparée qui s'est maintenue jusqu'à nos jours.

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