Chronique des ducs de Bourgogne: par Georges Chastellain ; publiées pour la premières fois par J.-A. Buchon, Volume 1

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Verdière, 1827 - Burgundy (France)
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Page xxi - ... emprises, y furent tous accomplis; et de multitude qui y sont comparus en divers temps, oncques un n'en -partit à refus'; avoit le parement des chevaliers du monde emprès lui ; les corps exquis de ce royaume, et entre mille autres, d'ailleurs, les plus voyables : n'avoit mieux accompagné de luy, ne si bien en la terre : tenoit le salut de France en sa clef, et la tranquillité d'Occident en sa main.
Page xxxiv - ... de guerre, ou en provision du bien public. Perdoit peu d'heures, et travailloit fort gens : mesme soy se travailloit par oultrage. Aimoit fort ses serviteurs : estoit commun assez avec eux : bon à servir et de bonne nature : mais aigre en son vouloir, et telle fois agu en ses mots.
Page 295 - Vertu prend son mouvement en Dieu ; et au lieu dont elle meut, elle corone sa fin. Dieu doncques la guide et la gouverne, et Dieu a l'oeil tousjours sur elle qui de vertu use. Aime doncques vertu, et ensieus les vertueux exemples, et te contourne envers cely qui a l'oeuil sur les vertueux. Requiers ly de son amour et te dispose à sa grace.
Page 73 - Iy, de lui avoir osté tout ce que devoit posséder par loi et costume du pays, et par testament fait du père et du tout, et faisant démonstrer le bon droit et le pooir que le père mort avoit eu en ceste ordonnance du testament, sans frauder son aisné ne lui déroguer en riens; fist démonstrer au duc comment venu et descendu du duc de Boirry , il estoit prochain parent au duc et son humble subjet, et lui prioit et requist humblement pour estre tenu en droit encontre son frère. Et en ce faisant...
Page 119 - Saint-Pol selon sa" vie! le coutume, qui n'estoit point signe de peur. Et au regard de despit , qui droit là se voudroit fonder, je ne dis pas qu'il n'y peust avoir apparence d'avoir avancié ce partement si fait. Quant il y avoit matière entre le roy et ly , de quoy il pooit prendre argu, c'estoit qu'oncques nulle rien ne lui voloit accorder à sa prière, com petite feust ne com grande.
Page 329 - ... detenistpar force et par ung contregage , jusqu'à tant que le duc aroit tout consenti et accordé ce que l'on vouroit avoir. Mès on y pourvut par belles paroles et par bon sens ; et le duc , après deux ou trois jours, leur fist mettre jus leurs armes, et chacun s'en aller à sa maison ; et de là en avant on traita avec eulx ; et le duc y commist son conseil et les grands hommes de sa maison; et leur promist et fist promettre de. leur faire raison de ceux dont ils se doloient , et d'en faire...
Page 233 - APRÈS encorre , et apres ceste réunion faite » à Bruges, et qui arrière retourna jà la tierce fois » comme en frivole rencheurent les matères en » leur premier estat , les Croyois sur leurs pieds » du viel temps, plus et plus durs encorre en tout » eslevement et gloire , et que la prise du bas...
Page 283 - Dieu! bon duc nostre père, nostre mcil» leur et plus doux, le plus familier et le plus » humble qui oncques fust , nostre paix et nostre » joie , or avons perdu en vous ce que jamès » ne recouvrerons, ne que le monde jamès ne » pora produire, que de nous rendre ung tel , » là où il y ait les bontez et les courtoisies et les » humanitez , les vertus et singulières graces qui » estoient en vous, et dessoubs qui , en si longue es...
Page 194 - Et de quoi je me donne merveilles , » se le cas est tel, comment oncques en coeur de no» ble homme, ceste, ne telle erreur, pot descendre. » ne prendre pied. Vous estes ung noble chevalier, » venu avant à vos jours } et qui avez eu de l'on...
Page 206 - JE parfondis volentiers et amplie beaucop ceste matère touchant l'omme de qui elle traite , pour tant plus donner cause aux lisants d'entendre soigneusement à la nature du cas^ quel il est en sa racine, et qu'on ne puist penser cy-après que les grandes et merveilleuses besoignes qui en sont nées et yssues enfin soient saillies et produites d'ung homme de petite réputation...

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