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Le X7 fout 1203 les paruuns reprennent une mesure qu'ils arrent eu tert de ne pas meltre a quaeculon le sorun 1794

, bls abbatient sur le Pont neu la Statue à Henry Ilic celle de Lous. XM a la place ii devant royale ,

de Puzy ; par la réponse de Lafayette , par celle de Luckner ? Ce feroit un autre abus de tous les principeś. Nous obseryerons d'abord qu'il ne s'agit point ici de prononcer la peine de mort, ni aucun jugement définia tif; il ne s'agit que d'un jugement d'acculation ; les juo gemens d'accusation sont plus que fuffisamment motivés par deux dépofitions; ici nous en comptons sept abfolument conformes, ablolument identiques. La comparution.' de Bureaux de Puzy, les réponses de Lafayette. & Luckner ne peuvent être envisagées que comme des confrontations ; mais les juges d'accufation ne confrontent pas: c'étoit à la haute cour nationale qu'on devoit réserver cette mesure,

D'ailleurs , M. Bureaux de Puzy , étant accusé par: Lackier d'avoir été le porteur des propositions horribles de Lafayette, étoit par cela même accuté de complicité avec Lafayette. Or, nous le demandons, le complice. d'un accusé peut-il être appelé à la décharge? Sa dépoSition mérite-t-elle la moindre croyance ? Et M. Bureaux de Puzy, paroissant à la barre de l'assemblée, pouvoit-. il ne pas démentir l'inculpation dirigée contre son complice , lui qui eût été sur le champ décrété & capturé Sit eât avoué le crime de Lafayette qui eft austi le lien ? La déposition doit donc être rejetée de la procédure , & regardée comme nulle & non avenue,

Il en est de même de la réponse de Lafayette : c'eft lui qui eft accufé ; le décret qui ordonne. qu'il lui fera eccit, & sa réponse à la lettre du président de l'affemblée nationale ne peuvent être envisagés que comme un interrogatoire : or, on n'a jamais entendu dire que l'interrogatoire d'un accusé produisit l'effet d'annuller les dépolitions des témoins. La réponse de Lafayette ne peut donc être confidérée comme un moyen de décharge. * Si j'étois , dit-il, interpellé sur mes principes, je répon

drois par ma conduite. J'attesterois ma coopération à y la déclaration des droits de i'homme ; mais ce n'est >> pas ce dont il est queflion, on demande que je réponde

sur un fait.

> On me demande si j'ai pensé, fi j'ai tenté d'aller → faire le fiége de Paris,' de quitter les frontières pour ► marcher sur Paris ; je réponds en quatre mots : cela. Ý nift pas vrai. Signé Lafayette ». Or, une allemblée nacionale qui souffre qu'un jeune feditieux lai tienne ce No. 161. Tome 13.

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langage, qui ne le châtie pas , qui tremble d'être juste, cherche à perdre la confiance de la nation. ..

Mais revenons à l'examen de notre grande procédure; & bien qu'il soit vrai que les discours, de Bureaux de Puzy , que la réponse de Lafayette ne méritent aucune attention, voyons avec impartialité s'il en est de même de la 'letire de Luckner. Cet homme a dit que Lafayette lui avoit fait des propositions horribles, notamment celle de venir alliéger Paris. Le certificat des députés å l'alTemblée nationale atteste que ce dire est sorti de la bouche de Luckner. Or, voici comme Luckner. donne un démenti formel aux députés à l'assemblée nationale : « Je » sens bien vivement, dit-il, combien il est affligeant » pour moi de ne savoir pas parler la langue du pays » où je fers, & à la liberté duquel j'ai dévoué le reite » de ma vie. Ceite difficulté de me faire entendre a » fans doute été la cause de la différence qu'il y a » entre la conversation que j'ai eue chez M. l'évêque ► de Paris , & celle que je trouve dans le procès-verbal » de l'assemblée nationale , & le décret qui m'ont été en>> voyés.

» Jamais proposition de marcher sur Paris ne m'a été » faite; & je vous assure , messieurs, que si elle m'avoit » été adressée par un agent quelconque de la force pu» blique, je ne me serois pas contenté de la rejeter avec » horreur, mais j'aurois cru de inon devoir de dévoiler » auffi-tôt aux autorités constituécs un aulli criminel » projet.

» Il m'est bien douloureux, en facrifiant entièrement » mon repos & ma tranquillité, de voir donner une in» terprétation ausli affreule à une conversation mal en» tendue. J'avoue qu'ayant souvent à répondre sur des » objets qui me font aussi étrangers , & auxquels je suis

fi peu accoutuiné, mes forces ne pourroient long» temps suffire , & je me verrois dans la nécessité de » quitter un poste qu'elles ne me permettraient pas de » garder.

» Permettez, messieurs, à un vieillard étranger, mais » qui a le coeur français , à un soldat qui s'est associé à » vos dangers, & qui place son bonheur dans la durée » de la liberté publique, dans le maintien de la consti» tution , & dans votre gloire : permettez-lui de vous » répéter fans celle que les dangers extérieurs qui me

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