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exclusive du sel, ou du droit de quart-bouillon, sera répartie sur les départemens et les districts qui ont formé les provinces et pays de grandes gabelles, de petites gabelles, de gabelles locales du quart-bouillon, à raison de la quantité de scl qui se consommoit dans les provinces, et du prix auquel il y étoit débité provisoirement, et pour la présente année.

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Sur la motion de M. Muguet il a été décrété le président se retireroit devers le roi, pour demander son acceptation du décret constitutionnel sur les bases de l'organisation de l'armée.

Séance du mardi. Sur la demande de la ville de Toulouse, elle a été autorisée à un emprunt pour subvenir aux ateliers de charité.

A l'ordre du jour, on a décrété l'articié 3 du remplacement de la gabelle, avec quelques amendemens de MM. Dupont et Dillon.

<< Une contribution de deux millions formant les deux tiers seulement du revenu que le trésor royal retiroit des droits de traite de toute espèce, établis sur le transport du sel destiné à la consommation des départemens et des districts qui formoient les provinces franches et rédimées, sera répartie provisoirement aussi sur ces départemens et ces distrcts, qui payoient les droits de traite et tous les autres droits, de quelque nature qu'ils soient, qui se perçoivent à l'extraction du sel des marais salans, en raison de la consommation que chacun de ces départemens et de ces districts faisoit du sel soumis à ces droits, qui demeurent supprimés, sauf à ceux qui les ont acquis du roi à se pourvoir pour leur remboursement par les voies de droit >>.

On a passé à la discussion du plan de vente des biens du clergé proposée par la ville. M. de la Blache a fait le rapport de ce plan au nom du comité des finances. L'assemblée s'est séparée sans prendre aucune décision.

Suite des souscripteurs qui se sont présentés chez M. Ménard de Marsainvilliers, notaire, rue de Seine, faubourg Saint-Ger main, no. 29, chez lequel l'acte pour la souscription de l'érection d'une statue à J. J. Rousseau a été passé, et dont est mention dans notre n. 32, page 46.

24 liv.

M. A. M. H. P. de D.

M. Moutonnet de Clairfons

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secrétaire de Monsieur, censeur royal, membre de plusieurs académies..

M. Franchet, avocat à Paris.

M. Perin, receveur des droits d'entrées à
Versailles.

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M. C. M. clerc de notaire, requérant que le paragraphe suivant étant au chapitre cinquième du troisième livre du Contrat Social, intitulé de la démocratie, soit gravé sur base de la statue du grand Rousseau, ainsi qu'il suit:

S'il y avoit un peuple de dieux, ils se gouverneroient démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes. Lequel a remis.

M. Osselin, notaire royal à Soissons.

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ERRATA.

Page 32, No. 35, ligne 20: lisey, M. le Blond, de Nantes, au lieu de Mantes; et, ligne 30, lisez, Madame Houduard la jeune, au lieu de Madame Houduard.

On désireroit savoir ce qu'est devenu M. Alexis de Breton, natif de Pont-à Mousson, en Lorraine; on a un paquet intéressant à lui remettre: on peut s'adresser à M. Conrard, volontaire de la garde nationale, rue Neuve des Petits-Champs, n°. 19.

M. Binsperg de Nuremberg, en Allemagne, est aussi désiré; s'adresser au bureau des Révolutions.

Nous observons que le sieur Diat, de Dunkerque, qui a développé son patriotisme dans notre Journal,

n°. 32, page 44, s'est trompé de calcul de deux manières; 1. en voulant occuper la moitié de la nation par son projet; 29. en évaluant le produit de la contribution de cette moitié, à 1 sou par semaine, à 29 millions 820 mille livres plus qu'elle ne peut fournir.

Le sieur Pellier, horloger, dont nous avons parlé dans notre dernier numéro, a dedié et fait hommage à assemblée nationale d'un cadran solaire à équation, avec un enjolivement relatif aux circonstances de la liberté dans le cercle est une division de 360 degrés du tour du monde, ainsi que les vents principaux; de façon qu'avec un cadran, en observant les parallèles, on voit dans quelle partie règnent les vents; et, par un procédé peu connu, il fait marquer l'heure sur ces cadrans, avec un gros fil de clavecin fixe, qui rend l'heure d'une justesse précise. Il donnera un imprimé aux acquéreurs; le prix juste sera de 18 livres; il demeure rue des Canettes Saint-Sulpice, au dessus du Charcutier, au premier.

DE BRABANT.

De Bruxelles, le 12 Mars 1790.

Jusqu'à présent il n'y a aucune apparence que les provinces Belgiques consentent à rentrer sous la domination autrichienne. Les négociations de M. le comte de Cobenzel sont infructueuses. Les états, à la réception des lettres que le ministre leur adressa le 25 et le 28, prirent la résolution suivante :.

Extrait des résolutions des Etats de Brabant.

NOUVELLES

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Lecture faite des lettres du comte de Cobenzel, des 25 et 28 février 1790, résolu de les faire imprimer, et de ne pas y répondre ».

Ce refus a dû faire sentir au ministre l'inutilité de ses insinuations, de ses conseils et de ses exhortations, pour ramener les Belges sous l'empire autrichien. Il seroit dangereux de paroître en public sans être décoré de la cocarde patriotique. Quelques particuliers en ont fait la périlleuse épreuve; la fuite a pu seule les dérober à la fureur du peuple, qui regarde comme traître à la patrie quiconque n'a pas à son chapeau ce signe distinctif de la liberté.

Paragraphes extraits des papiers anglais.

Lettre d'un Protestant à M. PITT.

Daily advertiser. MONSIEUR, comme je sais que vous êtes grand partisan de la tolérance, et que vous ver ricz à regret que des hommes fussent privés de leurs droits civils, à cause de leurs opinions religieuses, je vais vous faire part d'un fait qui doit plaire à votre Cœur tolérant. Le comté de Foix contient un grand hombre de protestans dissidens. Les protestans du Mas d'Azit se sont assemblés avec les catholiques, pour procéder à l'élection des officiers municipaux, selon les décrets de l'assemblée nationale. Tout s'est passé avec la plus grande fraternité; les opinions religieuses n'ont été comptées pour rien dans les élections on n'a cu égard qu'au mérite, au caractère et aux lumières. Après l'élection, les catholiques ont accompagné les protestans à leur maison de prière, ont assisté à leur Te Deum, et ont entendu le sermon, prêché par le ministre protestant. Après cela, protestans et catholiques ont prêté le serment civique.

Je suis sûr, Monsieur, que vous vous réjouirez de voir la paperie et l'intolérance séparée, et que vous ne souffrirez pas que l'intolérance, chassée du pays le plus papiste jusqu'à ce jour, trouve un asyle dans un pays protestant.

Foix, ce 22 Février.

Cette lettre n'étant arrivée qu'après que M. Pitt ent pris parti contre les dissidens, elle a été regardée comme une satire, plutôt que comme un compliment.

Quoique plusieurs de nos papiers aient démenti la nouvelle de la féparation de lord Mazareen d'avec sa femme, c'est un fait constant; et nous pouvons assurer que la famille du lord Mazare en fait tous ses efforts pour le déterminer à placer une somme, en viager, sur la tête de son épouse.

Les Brabançons viennent de se venger des maux qu'ils ont éprouvés pendant la révolution, en faisant courir cette épitaphe:

Ci-git, Joseph second, tyran, mauvais chrétien,

Qui véquit comme un loup

et mourut comme un chien,

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GRAVURES.

Le sieur Levachés, en faisant paroître, au mois de juin dernier, un Prospectus, pour anooncer au Public qu'il alloit faire graver les portraits de MM. les députés, étoit sûr d'offrir à la nation une collection intéressante. Mais l'heureuse révolution qui vient de s'opérer, les travaux étonnans, les décrets pleins de sagesse et de philosophie de cette auguste assemblée, qui fixe les regards de l'Europe étonnée, donne encore plus de prix à son entreprise. On aime à voir les régénérateurs de la liberté publique les législateurss de la France. La reconnoissance va au-devant d'eux. Cet ouvrage immense, qu'il n'a entrepris qu'en tremblant, a mérité de l'assemblée nationale une approbation qui devoit lui en assurer le succès, et le public ne l'a pas vu avec moins de plaisir; il peut même se flatter que, s'il a eu des imitateurs, des copistes, il les a laissés assez loin derrière lui pour n'avoir pas à les craindre.

Déjà il a fait paroître onze livraisons, composées de chacune huit portraits; et, si MM. les députés pouvoient plus se dérober à leurs momens précieux, cet ouvrage pourroit être plus avancé.

Le prix de la souscription est de 8 liv. chaque cahier, format in-40.

Chez Levachés, marchand de Tableaux et Estampes, sous les galeries de bois du Palais-Royal, n°. 258.

On trouve chez lui les portraits du roi et de la reine, en couleur, format in-48.

'De Monsieur, frère du roi, idem, faisant suite à celui de M. Necker, du même auteur, qui se vend chez M. de Saint-Aubin, graveur du roi.

De la reine, en couleur, petit format.

De M. Necker, en couleur, petit format, gravés par M. Sergent.

De MM. Bailly et la Fayette, en couleur, et noir, petit format.

Ce 20 Mars 1790, PRUDHOM ME.

De l'Imprimerie des Révolutions, rue Jacob, F. S. G., N°. 28; et, au 27 du présent mois, rue des Marais, Faubourg Saint-Germain, N°. 20.

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