Histoire de la révolution française, Volume 4

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Lecointe, 1834 - France
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Page 266 - Oui, je vais conclure, et contre vous; contre vous qui, après la révolution du 10 août, avez voulu conduire à l'échafaud ceux qui l'ont faite; contre vous qui n'avez cessé de provoquer la destruction de Paris; contre vous qui avez voulu sauver le tyran; contre vous qui avez conspiré avec Dumouriez; contre vous qui avez poursuivi avec acharnement les mêmes patriotes dont Dumouriez demandait la tête...
Page 332 - Une section vint en députation au conseil de la commune le 23 août , et déclara formellement que les citoyens , fatigués , indignés des retards que l'on apportait dans les jugements, forceraient les portes de ces asiles , et immoleraient à leur vengeance les coupables qui y étaient renfermés Cette pétition, conçue dans les termes les plus délirants, n'éprouva aucune censure; elle reçut même des applaudissements!
Page 157 - Ces registres portaient, 1° que le conseil-général se déclarait en état de révolution, tant que les subsistances ne seraient pas assurées; 2° que le comité de correspondance avec les quarante-quatre mille municipalités serait composé de neuf membres, et mis incessamment en activité; 3° que douze mille exemplaires de la pétition contre les vingt-deux seraient imprimés, et distribués par le comité de correspondance; 4° enfin, que le conseil général se regarderait comme frappé lorsqu'un...
Page 336 - Le comité de surveillance lança en effet un mandat d'arrêt contre le ministre Roland ; c'était le 4 , et les massacres duraient encore. Danton en fut instruit ; il vint à la mairie ; il était avec Robespierre ; il s'emporta avec chaleur contre cet acte arbitraire et de démence : il aurait perdu non pas Roland , mais ceux qui l'avaient décerné : Danton en provoqua la révocation ; il fut enseveli dans l'oubli. » J'eus une explication avec Robespierre ; elle fut...
Page 331 - Robespierre; j'accusai sa tête plus que son cœur ; mais les suites de ses noires visions ne m'en causaient pas moins d'alarmes. Chaque jour les tribunes du conseil retentissaient de diatribes violentes ; les membres ne pouvaient pas se persuader qu'ils étaient des magistrats chargés de veiller à l'exécution des lois et au maintien de l'ordre; ils s'envisageaient toujours comme formant une association révolutionnaire. Les sections assemblées recevaient cette influence , la communiquaient à...
Page 333 - Le 31, l'absolution de Montmorin souleva le peuple. Le bruit se répandit qu'il avait été sauvé par la perfidie d'un commissaire du roi qui avait induit les jurés en erreur. Dans le même moment on publia la révélation d'un complot , faite par un condamné, complot tendant à faire évader tous les prisonniers, qui devaient ensuite se répandre dans la ville, s'y livrer à tous les excès et enlever le roi. . L'effervescence était à son comble. La Commune...
Page 336 - J« lui ai toujours fait en face des reproches que l'amitié a tempérés en son absence. Je lui dis : Robespierre , vous faites bien du mal ; vos dénonciations , vos alarmes , vos haines , vos soupçons , agitent le peuple; mais enfin expliquez-vous; avez-vous des faits? avez-vous des preuves? Je combats avec vous ; je n'aime que la vérité ; je ne veux que la liberté. — Vous vous laissez entourer, vous vous laissez prévenir, me répondit-il ; on vous indispose contre moi ; vous voyez tous...
Page 335 - ... horreur; mais, je dois le dire, parce que cela est vrai : plusieurs de ces hommes publics , de ces défenseurs de la patrie, croyaient que ces journées désastreuses et déshonorantes étaient nécessaires, qu'elles purgeaient l'empire d'hommes dangereux , qu'elles portaient l'épouvante dans l'ame des conspirateurs; et que ces crimes, odieux en morale, étaient utiles en politique.
Page 208 - Cromwell, et auxquels il fit faire folies sur folies, furent chassés à leur tour. Leurs propres crimes servirent de prétexte à l'usurpateur. Il entra un jour au Parlement, et, s'adressant...
Page 326 - ... août : des motifs de délicatesse et de bien public me déterminaient à user de cette réserve. « Mais il est impossible de me taire plus long-temps : de l'une et de l'autre part , on invoque mon témoignage ; chacun me presse de dire mon opinion ; je vais dire avec franchise ce que je sais sur quelques hommes , ce que je pense sur les choses.

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