Mémoires inédits de Pétion et mémoires de Buzot & de Barbaroux: accompagnés de notes inédites de Buzot, et de nombreux documents inédits sur Barbaroux, Buzot, Brissot, etc

Front Cover
H. Plon, 1866 - France - 544 pages
0 Reviews
Reviews aren't verified, but Google checks for and removes fake content when it's identified
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 335 - Midi, de l'énergie des départements dans cette partie de la France, et des facilités que présenterait ce local pour y fonder une république, si la cour triomphante venait à subjuguer le Nord et Paris. Nous prenions des cartes géographiques, nous tracions la ligne de démarcation.
Page 347 - Invalides , les hôtels des ministres et tous les ponts sur la Seine. Cependant l'armée se fût portée aux Tuileries sur trois colonnes : on eût barricadé les avenues du Carrousel, du pont-tournant et des quais, on y eût établi des batteries , et la troupe pénétrant dans le jardin y eût campé. On devait y avoir des tentes , des piquets, des vivres , et l'on était bien résolu de ne sortir de ce camp qu'après la réparation de toutes les injustices. Cette expédition ne pouvait être sanglante....
Page 65 - S'ils eussent fait parvenir la vérité jusqu'à nous, s'ils eussent osé la dire aux assemblées électorales, la France était sauvée, avec la liberté, la paix, le bonheur. Une seule résolution prise dans les assemblées électorales eût suffi pour opérer cela. Il ne fallait qu'enjoindre aux députés de se réunir ailleurs que dans Paris, et Marat, Danton, Robespierre, avec leurs associés n'entraient point dans le sein de la Convention nationale; on ne prévit rien, la Convention vint à...
Page 505 - Il est ma consolation au dernier moment, et j'ai trop besoin de penser qu'il faut bien que l'ordre existe quelque part pour ne pas croire à l'immortalité de mon âme. Il est grand, juste et bon, ce Dieu au tribunal duquel je vais comparaître : je lui porte un cœur sinon exempt de faiblesse, au moins exempt de crime et pur d'intention; et, comme dit si bien Rousseau: Qui s'endort dans le sein d'un père, n'est pas en souci du réveil. «Baise mes enfants, aime-les, élève-les; consoletoi, console...
Page 364 - ... du combat. On massacrait dans les appartements, sur les toits, dans les caves, les Suisses armés ou désarmés, les chevaliers, les valets, tous ceux qui peuplaient le château. Notre dévouement n'y put rien, nous parlions à des gens qui ne nous connaissaient plus. Après les premiers succès , la foule était devenue immense , et ses excès ont été imputés depuis aux seuls enfants de Marseille. Notre vie, en défendant les Suisses, était plus exposée .peut-être que ne l'avait été...
Page 323 - ... qu'on fit marcher de suite vingt-deux bataillons contre les Marseillais. Pourtant M. Cahier de Gerville, ministre de l'intérieur, m'avait assuré peu de jours auparavant que M. de Narbonne ne pouvait lui fournir un seul régiment pour l'envoyer contre Arles rebelle. On a dit que M. Cahier de Gerville était un honnête homme : je le veux ; mais c'était de cette honnêteté qui s'obstine à ne jamais voir le mal, ou qui s'enveloppe de petites formes pour s'excuser de ne l'avoir pas réprimé....
Page 311 - Des agents répandus dans les tavernes payaient du vin aux ouvriers, et leur distribuaient de l'argent. On avait corrompu jusqu'à mon secrétaire, qui, sous les dehors de l'amitié, venait m'interroger sur les opérations de la municipalité et rendait à Lieutaud les détails que ma confiance laissait échapper, sans que pourtant la chose publique en fût compromise. Cette conspiration s'étendait au loin ; elle fut d'abord découverte à Aix, où des hommes très-suspects tentèrent d'établir...
Page 195 - Anglais, de leur industrie : il articula une ou deux phrases, ensuite il s'embarrassa, s'en aperçut, et rougit. « Ceux qui ne le connaissent pas, note Pétion, seraient tentés de prendre cette timidité pour de la stupidité, mais on se tromperait; il est très rare qu'il lui échappe une chose déplacée et je ne lui ai pas entendu dire une sottise.
Page 96 - Que je puisse voir les tyrans de mon pays abattus, qu'ils expient leurs forfaits par un supplice digne d'eux! Que je puisse à forces égales les combattre et les faire punir par les lois! ou si elles ne peuvent pas les atteindre ou que l'intérêt et l'injustice n'osent pas les frapper après leur trahison, puissé-je connaître les lieux qui les récèlent, le pays qui les tolère!
Page 345 - Pan, une foule d'autres travaillaient pour la cour, qui leur prodiguait des sommes immenses (z) ; on se battait au Palais-Royal , dans les cafés, aux spectacles ; la moitié de la garde nationale tenait pour la cour, l'autre moitié pour le peuple. La tourbe des patriotes criait sans mesure, quelques-uns intriguaient, bien peu travaillaient avec constance. Placé à la tête de ce (i) On trouvera des détails à cet égard dans les Mémoires de Louvet. ( Noie des édit. ) (2) « Les agens de la...

Bibliographic information