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XI. Méfus champêtres.
XII. Juftice criminelle.
XIII. Amendes & confifcations.
XIV. Regiftres.

315

XV. Deniers des Impofitions.
XVI. Corvées, paffages de troupes, & au-
tres charges publiques.

XVII. Ouvrages publics.

ibid. 316 317

XVIII. Procès des Communautés.

XIX. Recette des deniers Communaux. ibid.
XX. Dépenfes des deniers Communaux. 318
XXI. Comptabilité.

ibid.

CORVÉE, f. f.

319

CORVÉE, Ponts & Chauffées.

324

Sentimens des Economistes.

337

Edit du Roi, par lequel Sa Majefté fupprime les Corvées; & ordonne la confection des grandes routes à prix d'argent. 341 Extrait d'un Mémoire fur les Corvées, préfenté aux Etats de Bretagne par M. le Vicomte de Touftain. 352 Remontrances du Parlement de Paris, fur la fuppreffion des Corvées. 356 Déclaration du Roi, qui rétablit, par provifion, l'ancien ufage obfervé pour les réparations des grands chemins. 369 COSAQUES, Peuple guerrier qui habite les parties les plus méridionales de la Mofcovie,& fur-tout ce qu'on appelle la petite Ruffie. COVENANT, Ligue fameufe que les Ecoffois firent en 1638, pour maintenir leur religion contre toute espece d'innovation. 380 COUP, f. m. Coup de main, Coup d'Etat. 381 COUR, f. f. Le lieu qu'habite un Souverain. 386

371

387

raine.
Cour de Comté,

Cour de la Duché.

COURAGE, f. m. COURONNEMENT, f. m;

Couronneruent du Pape.

313

ibid.

314

ibid.

Réflexions fur la Cour.

COUR, Tribunal, Jurifdiction. Cour Souve

396

397

398

399

403

Couronnement de l'Empereur d'Occident, du Roi de Tonquin, &c. 404

COURIER, f. m.

Courier du Cabinet, Courier de Semaine. 407 COURTIER, f. m. Celui qui s'entremet pour faire vendre, acheter, troquer, ou échanger les marchandifes. 408 COURTILZ, (Gratien de) Auteur Politique. COURTIN, (Honoré & Antoine de) deux célébres Négociateurs. COURTISAN, f. m.

409

411

412

418

421

Caractere des Courtifans. Le Courtifan vertueux. COURTISANE, f. f. COURTOISIE, f. f. COUTUME, f. f.

422

424

425

De la diverfité des Coutumes & du degré d'autorité qu'elles peuvent avoir. 434 De quelques Coutumes remarquables. 439

CR

CRACOVIE, (Palatinat de) Province du
Royaume de Pologne.
CRÉANCE, f. f. Lettre de Créance.
CRÉDIT, f. m.

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450

§. I. Du crédit auprès des Grands. §. II. De la fauffeté des moyens que les hommes employent pour s'acquérir du Crédit, & de leurs mauvais effets. 454 §. III. Du Crédit en fait de Commerce & de Finance.

ME.

CRÉMONOIS, (le) Pays d'Italie

Duché de Milan.

447 449

§. IV. Du Crédit particulier. §. V. Du Crédit public.

§. VI. Du Crédit public, par M. Mɛ487 §. VII. Sur le Crédit public, par D. Hu

LON.

494

au

CRETE, Ifle de la Méditerranée. CRIME, f. m.

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457 469

478

506

507

§. I. Différentes efpeces de Crimes. Principes de Législation fur cette matiere. 512 §. II. Moyens de juger de la grandeur des Crimes. 518

ture, que tuer un tyfan, titulo vel exér-
citio, n'eft pas un meurtre
CRUAUTÉ, I. m.

CU

528 CUBA, Colonie Espagnole formée à Cuba.
5321
577
CUGNIERES ET BERTRAND, Auteurs
Politiques.
585
CULM, (Palatinat de ) Province de la Prufse
Polonoife.
587.
CULMBACH, Pays d'Allemagne, qui porte
auffi le nom de Bareith.
588
CULTE, f. m.
590

Réflexions ultérieures fur le Culte intérieur
&le Culte extérieur comparés ensemble:
596

2

3. III. De la Juftice & de la néceffité de punir certains Crimes extraordinaires dont les loix ne font point mention. 524

§. IV. Des Crimes qui font punis fur d'au-' tres perfonnes, que ceux qui les ont commis.

'Des Crimes d'Etat. §. V. Des moyens de prévenir les Crimes. 545 Premier moyen la précifion des Loix, 546 Second moyen: polir une nation & en étendre les lumieres. ibid. Troisieme moyen faire enforte que le Tribunal chargé du dépôt des Loix foit plus intereffe à les obferver; qu'à les violer en fe laiffant corrompre, 547 Quatrieme moyen: récompenfer la vertu. ibid. Cinquieme moyen perfectionner l'éduca548 CRIMÉE, Contrée de la petite Tartarie. ibid. CRIMINEL, f. m. 550 CRIMINEL, CRIMINELLE, adj. Des actions criminelles, regardées comme indifférentes ou même comme vertueuses. ibid, CROISADE, f. f. ›

tion.

Croisades entreprifes pour la conquête des Lieux faints. 556 Croisade entreprise pour l'extirpation des infideles. 562 Croifade entreprise pour l'extirpation du paganisme, Croifade entreprise pour l'extirpation de l'héréfie. CROMER, (Martín) Auteur Politique. 564 CROMWEL. (Olivier)

ibid.

ibid.

ibid.

Epitre Dédicatoire d'un livre intitulé Traité
Politique, compofé par William Allen,
où il prétend prouver, par l'exemple de
Moyfe, & par d'autres tirés de l'Ecri-

624

CULTURE DE LA TERRE.
Culture de l'Efprit.
CUMBERLAND, Province de l'Angleterre
Septentrionale,
CUMBERLAND, (Richard) Prélat An-
glois, Philofophe, Moralifte & Politi
626
que.
Traités Philofophiques des Loix naturelles
628

CURAÇAO, ou CURASSAW, une des
Ifles Antilles fous-le-vent, dans l'Amé-
rique Septentrionale.
669
CURE, f. f. Bénéfice Ecclefiaflique auquel
eft attacké le foin des ames d'un certain"
nombre de perfonnes.
670
CURÉ, f. m. Prêtre pourvu d'un Bénéfice
à la charge de conduire une paroiffe
fous les ordres de l'Evêque Diocéfain.
ibid.

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579 573

Fin de la Table.

599

623

CURLANDE, Contrée de l'Europe fepten-"
trionale, avec titre de Duché.

676

BIBLIOTHEQUE

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CONSERVATION DE

SOI-MÊME.

A loi de la Conservation eft la feconde des trois principales loix de la nature. Par cette loi l'homme doit travailler de toutes fes forces à conferver fa vie, & à éviter au contraire tout ce qui peut y être oppofé. Ce devoir eft fans doute le premier en ordre; car ce feroit fort inutilement qu'on lui prefcriroit d'autres devoirs, s'il n'avoit pas préalablement

pourvu à fa Confervation.

Ce premier devoir découle directement & précisément de l'idée que nous avons de Dieu qui, comme auteur de la loi naturelle, a droit d'exiger l'obfervation de ce devoir, & d'en punir la violation. Ainfi l'homme doit fe conferver, parce qu'il eft ferviteur de Dieu & membre de la fociété

Tome XIV.

A

humaine, à laquelle Dieu veut que chacun tâche de fe rendre utile. Et s'il manque à cette double obligation, il peut en être puni par le légiflateur fuprême, avec autant de juftice, qu'un domeftique eft châtié par fon maitre & un citoyen par fon Souverain, lorfqu'ils fe mettent hors d'état de vaquer au travail & aux emplois dont ils font chargés.

Mais il fe préfente ici naturellement une difficulté à réfoudre. On demande fi l'on n'eft porté à fe conferver que par cet instinct naturel qui nous eft commun avec les bêtes; ou s'il y a de plus quelque obligation de la loi naturelle? 11 femble que l'inftinct animal feul peut nous engager à notre confervation. Puifque toute obligation fuppofant deux perfonnes diftinctes dont l'une eft tenue à quelque chofe envers l'autre, on ne voit pas de quelle force peut être une loi qui fe termine uniquement à nous-mêmes: puifque nous pouvons, dès que nous le voulons, nous difpenfer de l'engagement où elle nous met; & qu'en y manquant, on ne fait du tort à qui que ce foit. Il femble d'autre côté que ce foit une chose fort fuperflue, de prefcrire par une loi, le foin & la Confervation de nousmêmes, à quoi un amour propre également tendre & empreffé nous porte d'une maniere invincible, enforte que quand même on le voudroit, on ne pourroit que très-difficilement fe réfoudre à faire le contraire.

Cette difficulté n'en eft une que dans l'efprit de ceux qui attachent au mot inflind, une idée différente de celle qu'ils attachent au terme de connoiffance. Ce qu'on appelle inftinct, n'eft autre chose qu'une habitude contractée de bonne heure & dans les circonftances où le bien & le mal frappent avec tout l'éclat de l'évidence. Ainfi l'obligation de fe conferver, auffi bien que celle de fe perfectionner foi-même, vient directement de cet amour propre éclairé, qui fait un des trois principes fondamentaux de nos devoirs. Cet amour de nous-mêmes nous guide, fuivant que les cas font plus ou moins compliqués, tantôt par ce qu'on appelle inflinct, ou pour mieux dire, par l'habitude, tantôt par une raifon éclairée, mais toujours à l'aide de l'entendement conduit, dans l'enfance, par de fimples fenfations phyfiques, agréables ou défagréables, mais toujours affez fûres pour cet âge; dans un âge plus avancé, par la faifon, lorfque nos besoins nous demandent quelque chofe au delà des fimples fenfations.

Ajoutons encore, que nous tenons l'exiftence d'un Créateur tout-puiffant & tout bon, qui nous a mis au monde pour le fervir & pour le glorifier en cultivant les talens dont il nous a ornés; & que d'ailleurs les loix de la fociabilité, à laquelle nous fommes deftinés & foumis, ne fauroient être bien pratiquées, fi chacun ne travaille de toutes les forces à fe conferver & à fe perfectionner; n'étant pas poffible de concevoir que la fociété humaine puiffe fubfifter, pendant qu'on regardera comme une chofe indifférente la Confervation des particuliers qui la compofent; il eft clair que fi, en négligeant entiérement le foin de foi-même on ne fe fait aucun tort, on en fait au genre humain, & en quelque maniere au

Créateur même. » Fais en forte que toutes tes actions tendent à la con» fervation de toi-même «; c'eft le cri de la nature.

Il fuit de-là, qu'il faut entretenir & augmenter autant qu'il eft poffible les forces naturelles du corps, par des alimens & des exercices convenables, & ne pas les ruiner par les excès du manger & du boire, par des travaux hors de faifon, ou par quelqu'autre forte d'intempérance. Ce qui foutient le corps foutient auffi l'ame, fuivant l'expreffion de Pline: & quand le corps eft mal difpofé, l'ame qui en dépend néceffairement dans toutes les opérations pendant qu'elle lui eft unie, ne fauroit rien produire d'excellent. On dit que le Roi Pyrrhus, en offrant tous les jours quelque facrifice aux dieux, ne leur demandoit autre chofe que la fanté, comme renfermant, à fon avis, tous les autres biens.

La loi de la Confervation du corps s'étend non-feulement à tout ce qui peut altérer la fanté, mais encore à ce qui peut choquer la bienséance & l'honnêteté. Les vertus réfident dans la partie la plus fecrete de notre ame; mais leurs effets doivent fe manifefter fur l'homme entier. Il faut que tous fes dehors annoncent que fon corps eft le domicile d'un être ami de l'ordre & des convenances. La figure humaine eft fufceptible d'une décence que nous ne remarquons point dans les autres animaux : c'est une certaine régularité d'actions & de mouvemens, un air répandu fur toute la perfonne, que nous nommons la pudeur, la modeftie, la décence, l'affabilité, la gravité, la noblesse, la dignité, la majesté, la grace. Tous ces noms ne font pas des noms d'objets chimériques; ils ont été imaginés pour exprimer des impreffions réelles & fenfibles, & pour les diftinguer d'autres impreffions contraires, que nous nommons l'effronterie, l'impru dence, l'audace, la rudeffe, l'air farouche, bas, ignoble, l'étourderie, la légéreté, l'impoliteffe, la groffiéreté, l'indécence, la mal-propreté, la mauvaife grace. Nous regardons toutes ces dernieres qualités comme mauvaifes, & celles qui leur font oppofées comme bonnes celles-ci nous annoncent des vertus, & celles-là des vices. Les unes font aflorties à la nature de l'homme, & les autres le défigurent. Le cœur peut y avoir plus ou moins de part, mais jamais elles ne font fans négligence, & c'eft toujours un grand mal de les laiffer dégénérer en habitudes: car elles font prendre fouvent des gens pour ce qu'ils ne font pas, & ces jugemens de prévention font toujours à craindre. Elles rendent le commerce pénible & défagréable; elles préviennent, elles fcandalifent, elles fcandalifent, elles offenfent, elles

rebutent.

Les cyniques, par un jufte mépris des bienféances portées trop loin & affectées, en étoient venus jufqu'à méconnoître les bienféances même de la nature. On outre les maximes les plus fages, quand on en fait l'application par humeur ou par caprice plutôt que par raifon. C'eft ainfi que certains hommes choqués des foins idolâtres que d'autres ont de leurs corps, vont jufqu'à fe faire une efpece de mérite des mal-propretés les

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