Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, Volume 5

Front Cover
chez J.-L. Pellet, imprimeur, 1781 - America - 10 pages
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 122 - Si le maître se constitue juge de l'abus, il ne tardera pas à se constituer juge de l'us, et toute véritable notion de propriété et de liberté sera détruite. S'il peut exiger que j'emploie ma chose à sa fantaisie, s'il inflige des peines à la contravention , à la négligence, à la folie, et cela sous prétexte de...
Page 166 - ... éclairée pour lire dans l'avenir, n'eût également négligé le foin de les gouverner, & l'attention de les mettre en état de poufler ou de reprendre leurs avantages.
Page 22 - Méridionale , avec ceux que les armes & les vaifleaux de l'Efpagne & du Portugal n'ont pu faire en deux fiecles. Tandis que des milliers de foldats changeoient deux grands empires policés en déferts de fauvages errans , quelques miffionnaires ont changé de petites nations errantes en plufieurs grands peuples policés.
Page 52 - Les efforts qu'on faifoit pour donner de l'extenfion à cet établiûemênt , n'étoient point heureux & ne pouvoient pas l'être. Les femmes de cette partie de l'Amérique ne font pas fécondes , & leur ftérilité augmente lorfqu'on les fait changer de demeure. Les hommes font foibles-, & l'habitude où ils font de fe baigner à toute heure, n'augmente pas leur force. Le climat n'eft pas fain , & les maladies contagieufes y font fréquentes. On n'a pas encore rcuflî, & il eft vraifemblable qu'on...
Page 85 - Quelques foibles boulevards qu'on y avoit élevés pour placer du canon , lui firent donner le nom de fort de Coligny. Il fut détruit trois ans après par Emanuel de Sa , qui jetta fur le continent, dans un fol fertile, fous un beau ciel, au pied de plufieurs montagnes difpofées en amphithéâtre , les fondemens d'une cité qui eft devenue célébre depuis que des mines confidérables ont été découvertes à (on voifinage.
Page 166 - Cet a&e étoit accompagné d'une ligue offenfive & défenfive , pour forcer les naturels du pays à accéder à cet arrangement , ce que la crainte leur fit faire la même année. Par ce traité , qui établit la tranquillité dans cette partie de l'Amérique , la France conferva le Guadeloupe , la Martinique , la Grenade , & quelques autres propriétés moins importances.
Page 25 - N'y en at-il point en votre terre? A quoi lui ayant répondu » qu'oui , & en grande quantité, mais non pas de telle forte que le leur, » lequel nous ne brûlions pas comme il penfoit ; ainfi comme eux-mêmes » en ufoient pour teindre leurs cordons & plumages , les nôtres l'ame» noient pour faire la teinture.
Page 123 - L'expérience de tous les âges , prouve qu'on ne peut beaucoup demander à la terre, qu'après lui avoir beaucoup donné. Il n'ya dans le Portugal, que très-peu de cultivateurs en état de faire les avances néceflaires.
Page 96 - Dans le Japon , la proportion de l'or à l'argent eft comme un à huit ; à la Chine , comme un à dix -, dans les autres parties de l'Inde, comme un à onze , à douze , à treize , à quatorze , à mefure qu'elles approchent de l'Occident. L'Europe offre des variations femblables. Dans l'ancienne Grece , l'or étoit à l'argent comme un à treize.
Page 23 - L'utilité qu'on retiroit de cette liaifon n'empêcha pas qu'on n'enlevât foixante-dix hommes pour en faire des efclaves. L'auteur de cet attentat fut condamné à ramener les prifonniers où il les avoit pris, & à faire les excufes qu'exigeoit une fi grande infulte. Deux jéfuites, chargés de .faire recevoir les réparations, que fans eux on n'eût jamais or* données, en donnerent avis à Farancaha, l'homme le plus accrédité de fa nation.

Bibliographic information