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près la qualité, l'âge et l'état des arbres qu'il s'agira d'estimer.

« Tous les grains et farines, appartenans à la naion, répandus dans les divers dépois, seront vendus avant le premier décembre prochain, et le produit en sera versé dans les caisses des receveurs des impositions , qui le compteront au trésor public.

« Les administrations de département feront procéder incessamment à la vente des étaluns appartenant à la nation, autres que ceux que le roi se seroit réservés, en feront verser le prix dans la caisse des receveurs des impositions, lesquels en compteront à la caisse de l'extraordinaire.

« Toute dépense assignée sur le trésor public sera faite sous les ordres et la surveillance du roi, et sous la responsabilité de ses agens.

Séance du samedi 13. Le comité des impositions a fait un rapport sur le tabac. Après une discussion assez longue on a passé à l'ordre du jour.

M. Duval a rendu compre à l'assemblée nationale du soulèvement du peuple contre M. de Castries, et de la dévastation de son hôtel; après de grands applaudissernens des tribunes et quelque tumule, on a annoncé le rétablissement de l'ordre, et on a levé la séance.

Séance du soir. Une députation du bataillon de BonneNouvelle a été admise à la barre ; elle a demandé que M. de Castries, comme agresseur de M. Charles Lameih, fut livré à toute la sévérité des loix. Un membre de l'assemblée a applaudi. A l'instant, M. Roi a dit : Qu'il n'y avoit que des scélérats qui pussent app! audir. M. Barnave, après le discours le plus énergique sur la nécessité d'armer la loi et de punir les injures, a demandé que M. Roi 1ût_arrêté et conduit en prison par ordre du président.

De longs débats ont suivi cetre motion, et le décrer a été rendu ainsi qu'il suit :

« L'assemblée nationale décrère que M. Roi, député do ci-devant bailliage d'Angoulême , se rendra dans 24 heures aux prisons de l'Abbaye, et y demeurera pendast trois jours ,

La municipalité de Paris a été admise à la barre ; elle a demandé par l'organe de M. le maire , que l'assemble s’occupâi de porter une loi contre les duets.

Ce 20 novembre 1790, PA UDHOMME

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GRAND TUMULZE CAƯSE ALASSEMBLÉE NATIONALE
Reol, do Paris, PAR LABBE MAURY, LE 8. JBRE 1790.M.70 Pagsi

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Labbe' Mary arrêlant un colporterer gral rencontre dans le cul de vac Dauphe Criant.grand tumulte par labbe' marry. } le Condut a District,

Bureau des Revolutions de Paris rue des Marais. Pr SG. TO 20 ,

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RÉVOLUTIONS

DE PARIS,
DÉDIÉES A LA NATION

Et au District des Petits-Augustins.
Avec grayures analogues aux différens événemens,

et les cartes des départemens.
S E C O N D E A N N É E

LIBERTÉ FRANÇAIS E.
SIXI È M E TRIMESTR E.

DE

LA

Les grands ne nous paroissent grands
Que parce que nous sommes à genoux.

Levons-nous.

DE PARIS. SEUL PROPR
PRUDHOMME.

I SET TOITLICU UT PULV

DÉTAILS
DU 20 AU 27 NOVEMBRE 17904,

De l'organisation de la garde nationale. Si l'on n'y veille de près, les meilleures institutions se dépravent bientôt, et tournent contre le but même qui les fit établir. C'est le propre des

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ambitieux de se lier aux tyrans et de tromper le peuple, de pallier le despotisme des uns, et de se saisir de la force de l'autre. Cette marche est aussi ancienne que le monde; l'état qui a su, qui sait et qui saura intervertir cette marche, et y opposer de sûres barrières, est celui qui fui, qui est, et qui sera le plus long-temps libre.

La garde nationale française est la nation ellemême sous les armes; à vrai dire, ce n'est pas une institution, c'est l'état naturel des hommes en société, c'est la position d'un peuple libre. Il n'a point existé de grande ou petite société d'hommes libres qui ne fût une garde nationale; ainsi ce seroit mal à propos que l'on voudroit nous faire entendre que notre prise d'armes générale est une nouveauté extraordinaire, et que , pour cette raison, il faudroit la soumettre à un régime nouveau, à des lois extraordinaires. Nous disons au contraire qu'il ne nous est arrivé en cela autre chose que de rentrer dans notre état naturel, et que tout ce qui seroit établi en çela lors du régime simple , hors de l'état civil d'un peuple libre, ne pourroit être que vicieux et que funeste à la liberté.

Il y a plus; s'il seroit dangereux en général pour tout peuple armé dans ses foyers de sortir du régime simple de l'état civil, il seroit absurde, in politique et désastreux pour nous de ne pas nous renfermer absolument dans ce régime avec le soia le plus scrupuleux, avec une intention décidée, on peut mênie dire avec acharnement, par la raison que nous y sommes forcés par une situation particulière, par une nature de choses qui nous est propre, et qui ne s'est jamais vue que parmi

nous.

Nous sommes le premier peuple de la terre qui, ayant en effectif et sur pied 3 millions Goo mille eitoyens armés, se soit donné un corps de troupes soldées, sans foyers, hors de la loi générale , dans la dépendance ministérielle, sous des chefs inamovibles, et au nombre de 800,000 hommes;

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