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Par fon Teftament olografe de l'année 1668. il inftitua defunt Mr. le Prince de Conti, fon Coufin Germain fon héritier Univerfel.

Mr. le Prince de Conti ne put néantmoins après la mort du Duc de Longueville fe mettre en Poffeffion des Comtés de Neufchâtel & Valangin, Madame la Ducheffe de Nemours, Sœur Confanguine de Mr. le Duc de Longueville, contefta la validité du Teftament de fon Frere, elle s'oppola par des voies de fait à la prise de Poffeffion des Comtés de Neufchâtel & Valangin. Mr. le Prince de Conti fit fes Proteftations contre cette, violence, il obtint un Arrêt du Parlement de Paris, le 13 Decembre 1698. contre Madame de Nemours, par lequel le Te-ftament fut confirmé: il voulut enfuite. prendre Poffeffion des Comtés de Neufchâtel & Valangin, Madame de Nemours en joüiffoit, elle s'oppofa par des voies de fait. S. Majefté Guillaume, Roi d'Angleterre, à qui on avoit donné des vûës, (quoi qu' injuftes,) fur ces biens-là, fe joignit à l'opofition de Madame de Nemours: la conjointure des tems peu favorable à Mr. le Prince de Conti, & des raiR 4 fons

fons d'Etat le forcerent de furfoir fes pourfuites, & ne lui laifferent que la liberté de faire de fecondes Proteftations. Il renouvella fes inftances après la mort de Madame de Nemours, arrivée au mois de Juin 1707. mais inutilement; S. A. E. de Brandebourg, fe pretendant héritier du Roi d'Angleterre,aidé de la brigue & de la Cabale, foutenu d'un Traité du 28 Octobre 1704. par lequel les Puiffances Alliéës ennemies de la France, promirent de le faire fuccéder aux Comtés de Neufchâtel & Valangin fans aucun droit ni raison, ainfi quil paroit par deux Lettres du Sieur Dupui, l'un de fes Agents, interceptées & rendues publiques par l'impreffion en date des 8 & 16 Juillet 1704. envahit la Pof-. feffion de ces Comtés, & rendit inutiles les poursuites de Monfieur le Prince de Conti, qui protesta la troifiéme fois pour la confervation de fes droits.

Après le decés de S. M. le Roi de Pruffe, arrivé le 25. Fevrier 1713. Monfieur le Prince de Conti fit fes diligences pour fe mettre en Poffeffion de ces Comtés, la même brigue & la même Cabale qui fubfifte encore, les mêmes raifons d'Etat dans le moment ou l'on trai

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te de la Paix, entre la Majesté T. C. & fa M. Pruffienne, Fils du defunt Roi de Pruffe, ont encore empêché que Mr. le Prince Conti n'ait pû aprehender cette Poffeffion, S.M. Pruffienne a continué l'ufurpation de fon Predeceffeur, Monfieur le Prince de Conti a protefté pour la qua

triéme fois.

Les droits de S. A. S. M. le Prince de Conti, fur ces Comtés font inconteftables: c'est un bien patrimoniel & Difponible. Les Ecrits qui ont été imprimés fur cette matiére le prouvent fuffifamment,& parmi toutes les preuves l'on fe contentera de raporter celle-ci.

Après la mort de François d'Orleans, Duc de Longueville, Comte de Neufchâtel, appellé le petit Duc, en 1551. fans Enfans, le Comté de Neufchâtel fut contesté entre Leonor d'Orleans Duc de Longueville, & Jacques de Savoie Duc de Nemours, fes Coufins Germains, (Le Comté de Valangin n'étoit pas pour lors dans la maifon de Longueville, il ne fut acquis qu'en 1592.) Le Duc de Longueville, pretendoit le tout comme Mâle portant le nom de la maifon, & que le Comté étoit indivifible: le Duc de Ne

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mours,

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mours

en demandon la moitie comme étant en égal degré le jugement folemnel des Audiences generalles du Comté de Neufchâtel du 6 Mai 1552. termina ce differend.

Prononciation du jugement.

Sur quoi mesdits Sieurs des Audiences fe font retirés à part, & après avoir fur le tout avifé & bien pesé la dite matiére, à grande & mûre deliberation de Confeil fur ce eue, confideré tout ce qui faifoit à confiderer,fignamment laCoutume de tout tems obfervée & gardée en ce païs, ont ajugé & ajugent diffinitivement la moitié de ce dit Comté de Neufchâtel, avec fes appartenances & dependances, à mondit Seigneur le Duc de Nemours, atten dû mêmement que Mgr. le Duc de Longueville, de la Succeffion duquel eft question, eft décédé ab inteftat & fans hoirs de fon corps, & parce que Mgr. le Duc de Nemours s'eft trouvé être dans un même dégré de Confanguinité avec Mgr.le Duc Leonor fon Coufin Germain.

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Reflection.

Ce Comté eft divifé, la Divifion eft la plus fure marque de la Patrimonialité; le defunt pour empêcher cette Divifion, pouvoit difpofer: tout cela eft écrit dans le jugement. Neufchâtel eft donc Patrimonial, difponible, & aliénable.

Le Comté de Valangin n'a apartenu à la maifon de Longueville, que par ce qu'il a été acquis par vente. Il eft donc également Patrimonial & aliénable; tout de même que le Comté de Neufchâtel, Le dernier Duc de Longueville, proprietai re de l'un & de l'autre, a donc pû valablement difpofer en faveur de Monfieur le Prince de Conti fon Coufin Germain.

Moiens de Sa Majefté le Roi de Pruffe.

• Il fe dit Coufin germain & plus proche héritier de Guillaume Comte de Naffau Roi d'Angleterre. Celui-ci defcendit du fameux Guillaume Comte de Naffau dit le taciturne, en faveur duquel René de Naffau Chalon avoit tefté en 1544. René de Naffau étoit neveu maternel de PhilR 6 bert

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