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Principautés Souveraines de Neufchâtel,
Valengein , 'Orange, & tous les autres
Biens de l'Hoirie Chalonnoise dont la

propriété lui apartient incontestablement exhiber sa Généalogië , produire ses Titres & Mémoires li besoin est , foutenir & défendre ses Droits , aing qu'il convient en matiere de Souveraineté; & ou le dit Procureur constitué ne trouveroit pas de jour , soit par

des raisons d'Etât ou autres supérieures , à procurer au dit Seigneur Conftituant l'effet de la justice qui lui est dûë, en ce cas led. Seigneur Con. : ftituant donne pouvoir au dit Geur Procureur constitué de faire telles Protestations que de raison pour la conservation de ses Droits , & d'en requerir Acte: Priant & Requérant tous ceux qui sont à requerir de vouloir bien reconnoître le dit Sieur de Frischman en la dire qualité de Procureur constitué , & d'ajoûter pleine & entiere foi à ce qui sera par lui dit, remontré, soutenu, ou protefté au nom du dit Seigneur Constituant; Promettant, Obligeant &c. Fait & Paffé à Paris en l'Hôtel du dit Seigneur Marquis de Viteaux ci-devant déclaré , l'An mil sept cens douze, le cinquiéme jour de Janvier, avant

midi. Et a Gigns, Du Prat de Viteaux, de Clerzin, de Savigny. Avec le Certificat du Prévôt des Marchands & Echevins de la Ville de Paris. Au bas signé Bignon, Pajot, Brillon, Gareft, Prelli.

Nous Bourguemaîtres & Conseillers composant la Régence de la Ville d'Utrecht, déclarons que le Sicur de Frischman de Rosenberg a déposé en fa qualité dans nos Archives le Pouvoir & la Prote. ftation dont la Copië collationnéë est ci-deffus & qu'il a devant nous réitéré la Protestation. De quoi nous avons bien voului lui accorder Acte sous le sçeau de notre Ville & la Signature de notre Sécrctaire. Le 18 Avril 1713.

Signé

(L. S:) Harscamp.

ME

.

M E MO I RE

Concernant le Droit de Mr. le Com

te de Barbanfon, sur la Principauté
de Neufchâtel & Valengein.

, de Barbanson, Colonel d'Infanterië, répete conjointement avec Louis Antoine, Chevalier , Marquis de Viteaux, la fucceffion entiere de la Maison de ChalonOrange, & particulierement la Principauté de Neufchâtel & Valengein, à l'exclusion de tout autre , par la raison la plus incontestable en matiere de fucceffion; sçavoir, celle de la proximité de sang que pulle poffeffion ou usurpation ne peut anéantir : Ainli cette proximité de fang, prouvéë, le droit de Mr. le Comte de Barbanson sur les Etats dépendans de la succession de Châlon - Orange l'est aus.

La succession de Châlon-Orange étant ouverte par le décès de Philibert de Châlon Prince d'Orange arrivé en 1530.& de René de Nassau Châlon son neveu décé.

de

dé en 1543. n'aïant point laissé d'enfans ni l'un ni l'autre, Anne d'Alegre Quatrisaïeule de Mr. le Comte de Barbanson, de laquelle il eft iffu par la branche aînéë en droite ligne, se trouva la plus proche Héritiere du sang de Châlon. Elle étoit fille unique de Charlotte de Châlon., Epouse de François d'Alegre, Comte de Joigny: Charlotte fa Mere étoit arriere-petite fille de Jean de Châlon Prince de Neufchâtel & Valengein, Baron d'Arlai, & de Jeanne Des Baux Princesse d'Orange; & ainsi la proximité du sang prouvéë, Mr. le Comte de Barbanson à juste titre est en droit de demander à être préféré à tous autres prétendans à la succession des Biens de la Maison de Châlon,& nommément à la Principauté de Neufchâtel & Valengein, & de protester contre la possession que le Sérénislime Roi de Prusse en a prise, & dans laquelle il est maintenu par le Traité qui vient de se conclure à Utrecht.

Alte de Protestation faite de la part

da Mr. le Comte de Barbanfon.

N

ous sous-signés, nous étant transportés
dès le mois de
Janvier l'An

sept

E 3

Y

sept cens douze dans la Ville d'Utrecht, afin d'y agir en vertu & pour les fios marquéës dans le Pouvoir qui nous avoit été donné par Haut & Puissant Seigneur François du Prat, Chevalier, Comte de Bar. • banson, le cinquiéme Janvier de la susdie te annéë; &n'aïant pas trouvé que le Congrès s'y ménageât en la forme accoûtu. méë, par l'entremise d'aucun Médiateur à qui nous püssions avoir recours, & aupres de qui nous půllions faire les diligences convenables, nous n'avons pû faire rien de mieux, afin de faire valoir & conserver les Droits confiés à nos soins , que d'ea informer les Principaux Ministres des Partiës Belligérantes dont le Congrès étoit composé, & de publier dans le lieu mês me de fon Assembléë un Ecrit contenant les raisons & moïens sur lesquels ces droits sont fondés , lequel pût en instruire dans le tems présent & dans l'avenir la société des Nations. Ce qui n'aïant point empê. ché que par le Traité de Paix signé l'onze Avril de la présente annéëe entre tres Haut, tres Excellent , & tres Puiffant Prince Louis XIV. par la grace Dieu Roi tres Chretien de France & de Navarre, no. tre Souverain Seigneur & Maitre, & tres

Haut,

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